Parmi les solutions de lutte aux changements climatiques, Jean-François Boucher suggère un virage vers une plus grande intégration de feuillus sur le territoire forestier qui est principalement composé de conifères.

Une forêt qui doit s’adapter aux changements climatiques

MATANE - Dans un contexte de croissance lente des forêts, les actions préconisées aujourd’hui comportent leur lot d’incertitude. «Ça fait partie du défi, indique Jean-François Boucher. On ne peut pas s’ajuster annuellement.» Quoi qu’il en soit, il faut agir, croit le professeur en écoconseil de l’Université du Québec à Chicoutimi.

Si celui-ci préconise plus de récoltes parmi les solutions de lutte aux changements climatiques, il suggère aussi un virage vers une plus grande intégration de feuillus sur le territoire forestier afin qu’il soit moins vulnérable aux feux de forêt et aux épidémies d’insectes. 

Pour protéger les forêts contre la baisse des précipitations, elles devraient être composées d’essences plus tolérantes aux sécheresses. En revanche, si la composition du paysage est modifié, le panier de produits s’en trouvera changé. «On a d’excellents produits pour faire des bâtiments […]: l’épinette, le pin, le mélèze, le sapin, indique Jean-François Boucher. Si on change le panier de produits, est-ce qu’on va être capables de faire la même qualité […]?» Selon lui, les usines et l’ingénierie devront réfléchir à cette réalité éventuelle. 

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Jean-François Boucher est professeur en écoconseil de l’Université du Québec à Chicoutimi.