Les produits québécois sont rois dans les assiettes qui sortent des cuisines de l'ITHQ.

Des dodos en mode écolo

C’est un élan qu’on remarque au Québec comme ailleurs, l’hôtellerie passe au vert et à vitesse grand V. À l’Hôtel de l’Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec (ITHQ), non seulement on embrasse la tendance, mais on vise toujours plus haut au chapitre écolo. L’établissement quatre étoiles, nommé ÉcoLeader de catégorie Or de TripAdvisor, est membre du programme canadien Clé verte.

Les pratiques écoresponsables se remarquent à différentes échelles dans l’hôtel de 42 chambres. Les produits corporels fournis à la clientèle, par exemple, sont ceux de l’inspirante compagnie québécoise Oneka, qui travaille à partir de plantes. Réduction des déchets, recyclage et compostage sont mis de l’avant dans toute la bâtisse située rue Saint-Denis. 

Le souci environnemental se déploie aussi dans les cuisines de l’hôtel-école, qui forme les restaurateurs de demain.

« Si on veut que la relève ait le réflexe de penser vert, il faut lui donner l’occasion de travailler ça en cuisine, pendant sa formation », exprime Jonathan Lapierre-Réhayem, directeur de la restauration et des services alimentaires de l’ITHQ. 

Les étudiants créent leurs plats sur des fourneaux qui fonctionnent à l’électricité, malgré la popularité des cuisinières au gaz. C’est tout réfléchi et c’est conséquent avec la vision environnementale de l’Institut, qui privilégie l’hydroélectricité pour son caractère renouvelable et accessible.  

« On a évidemment le souci de mettre les aliments locaux de l’avant, on propose une cuisine très proche du marché. » 

Ainsi, la carte des vins est constituée de 30 % de bouteilles canadiennes (incluant des bons crus québécois) et 90 % des produits employés pour la création des menus proviennent du Québec ou du Canada.

Des exemples? L’huile de tournesol du Moulin des Cèdres, les produits de la laiterie Chagnon, les pains de la boulangerie montréalaise Automne, le miel d’Anicet, les algues variées de l’entreprise Océan de saveurs sont autant d’aliments qui se retrouvent dans le garde-manger de l’Institut. 

Au rayon des arômes, on tend aussi à privilégier les herbes et les épices du pays. 

« D’emblée, on pense au thé du Labrador, mais il y a aussi quantité d’autres plantes pour parfumer les mets. La berce laineuse, par exemple, va avantageusement remplacer le cari dans les recettes. » 

Sur le toit, un potager et des ruches (installées en partenariat avec Alvéole) favorisent encore davantage la proximité des élèves avec les aliments locaux. « Les étudiants participent d’ailleurs à l’extraction du miel », souligne Jonathan Lapierre-Réhayem. 

Dans les 32 bacs répartis au sommet de la bâtisse, différentes plantes aromatiques verdissent l’espace. 

« On cultive des trucs particuliers, des fleurs comestibles ou bien des plantes aromatiques, qui viennent vraiment ajouter une signature aux plats », explique M. Lapierre-Réhayem.  

Tagète, ficoïde glaciale, capucine, piment Gorria et agastache sont quelques-unes des goûteuses variétés qu’on peut cueillir sur le toit, en admirant, au loin, la superbe murale hommage à Leonard Cohen. Peut-être pas très bucolique comme environnement, mais drôlement inspirant quand même. 

Le restaurant de l’ITHQ participe à MTL à Table. 

Au Monville, comme à l'ITHQ, on trouve des ruches sur le toit.

+ Et en mode techno

Les ruches sur le toit ont décidément la cote. Au Monville, comme à l’ITHQ, une association avec Alvéole permet à l’établissement hôtelier d’avoir sa colonie d’abeilles au sommet. « On fera une récolte de miel cet automne. On pourra l’offrir à nos clients, à des particuliers ou le mettre à l’honneur dans nos plats », explique Julie Masse, responsable du marketing de l’hôtel de 269 chambres, ouvert en mars 2018. 

L’endroit au décor invitant a misé sur les nouvelles technologies en installant des bornes intelligentes qui permettent un enregistrement et un départ rapides. Il a aussi osé l’inédit en offrant du jamais vu jusqu’ici au pays : un service d’étage assumé par le charmant robot H2M2 (un nom qui se veut un clin d’œil au célèbre R2D2 de La Guerre des étoiles, oui). Le client peut passer sa commande sur son téléphone ou directement sur le téléviseur intelligent de sa chambre et recevoir presto la visite du sympathique personnage à roulettes qui se rend à bon port grâce au réseau WiFi. Vous vous en doutez, depuis son arrivée, H2M2 profite d’une cote de popularité qui ne faiblit pas.  

Le robot H2M2

« Ça crée un engouement, c’est certain. Le robot est, en soi, une petite attraction. Plusieurs vont commander quelque chose de tout simple pour le seul plaisir de le voir arriver à la porte », assure Julie Masse. 

Ça vous intéresse? hotelmonville.com  •  www.ithq.qc.ca