Dany Gagnon, vice-président de Chrono Aviation, constate que le métier de pilote est très en demande.

Pilote, une profession d’avenir

Les pilotes d’avion font partie des professionnels les plus recherchés dans le monde entier. Et la pénurie n’est pas causée seulement par le manque de candidats en formation, mais par la croissance fulgurante de l’aviation comme moyen de transport.

Pour les prochaines années, l’industrie aura besoin de 560 000 pilotes dans les 15 ou 20 prochaines années.

Les conditions de travail ont beaucoup changé en 20 ans à peine, souligne Dany Gagnon, pilote de profession et vice-président de Chrono Aviation. Il n’y a pas si longtemps, les jeunes pilotes étaient payés à l’heure de vol, même s’ils étaient en devoir pendant 8 ou 10 heures.

«Pour un vol Québec Ottawa, je partais vers 5h le matin et je revenais vers 20h à la maison. Comme le vol était d’une heure à l’aller et au retour, mon salaire de la journée était de 46 $, soit 23 $ de l’heure de vol», se souvient l’homme d’affaires. Pour augmenter le nombre d’heures vol et passer à une. étape supérieure, il fallait accepter des conditions proches du bénévolat.

Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Les conditions de travail sont meilleures. En général, les pilotes ont un bon salaire de base et des heures de travail assez régulières. Dans certaines entreprises de nolisement comme Chrono Aviation, les pilotes bénéficient d’un régime de retraite. La pénurie de pilotes fait en sorte que les conditions se sont rapidement améliorées.

Ancien journaliste, Dany Gagnon est devenu pilote sur un coup de tête parce qu’il a été mis au défi il y a 20 ans par son ami Vincent Gagnon, aujourd’hui son partenaire d’affaires. En vol avec lui, il dit : «Ça a l’air bien facile de piloter un avion». «Mon ami m’a répondu : «si c’est si facile inscris-toi à un cours.» Un jour sur la route de l’aéroport, il s’est arrêté devant une école. Je me suis inscrit en 1999 à temps partiel et je suis devenu pilote deux ans plus tard.»

Les cours théoriques avaient lieu deux soirs par semaine et les exercices pratiques la fin de semaine. «Je pouvais travailler en même temps et payer mes cours.»

Les conditions sont très favorables pour les aspirants à cause de la demande croissante pour de nouveaux pilotes. Et Dany Gagnon ne changerait pas de métier pour rien au monde même s’il ne vole pas autant qu’avant à cause de ses obligations de gestionnaire, mais il se garde du temps pour pratiquer un métier qu’il adore.