Selon un sondage interne, l'indice de confiance du public envers les ingénieurs atteint 73 %.

Le public reprend confiance envers les ingénieurs, selon un sondage

«Nous menons un sondage à tous les deux ans. Avant la Commission Charbonneau, l’indice de confiance du public se situait à 69%. Pendant Charbonneau, il avait baissé à 49%, un creux historique et maintenant, il est à 73%. Le public a commencé à tourner la page», précise Kathy Baig, présidente de l’Ordre des ingénieurs.

La profession se porte bien, si on en juge la courbe de croissance du nombre de membres de l’Ordre. Il a gagné 30766 ingénieurs entre 1989-1990 et 2016-2017, soit une augmentation de 95%. Le nouveau total de 63 155 ingénieurs inclut un certain nombre de retraités et d’ingénieurs juniors.

Kathy Baig ne dispose pas pour le moment de statistiques en ce qui a trait au manque potentiel d’ingénieurs au Québec. «Je constate qu’il manque d’ingénieurs dans les TI (technologies de l’information) et en génie civil».

Trois mots vus par Kathy Baig

Collusion/Corruption: «C’est une infime minorité des 63000 membres de l’Ordre qui ont été mêlés aux affaires de collusion et de corruption. Ceux qui ont ainsi contrevenu à leur code de déontologie doivent faire face au Conseil de discipline».

Radiation: «C’est une des sanctions que le Conseil de discipline peut imposer à un ingénieur qui a enfreint son code de déontologie. Dans les cas où la protection du public est en jeu, le Conseil peut aller jusqu’à la révocation du permis de pratique.Des amendes peuvent également être imposées, allant jusqu’à 62 000$ par chef d’infraction».