La FQM encourage les municipalités à construire en bois

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La FQM encourage les municipalités à construire en bois

Johanne Fournier
Johanne Fournier
Collaboration spéciale
MATANE – Le Regroupement des communautés forestières de la Fédération québécoise des municipalités (FQM) encourage les municipalités à construire en bois, à penser au bois dans les projets d’infrastructures municipales et à en parler aux architectes.

«On veut amener les élus à l’exiger quand ils font faire des constructions», indique le président du Regroupement et préfet de la MRC de Maria-Chapdelaine, Luc Simard. Cet objectif était d’ailleurs inscrit au sein du 2e colloque du Regroupement des communautés forestières, tenu en février, qui avait pour thème «La forêt à l’heure des changements climatiques». Lors de l’événement, Cécobois en a profité pour lancer son guide de construction en bois qui s’adresse aux municipalités.

Une catégorie d’immeuble pour les boisés aménagés

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Une catégorie d’immeuble pour les boisés aménagés

Johanne Fournier
Johanne Fournier
Collaboration spéciale
MATANE – Le gouvernement du Québec a annoncé, début novembre, la création d’une catégorie d’immeuble dans la loi sur la fiscalité municipale pour les lots boisés aménagés. La Fédération des producteurs forestiers du Québec attendait ce moment depuis 40 ans.

Lorsque le projet de loi sera adopté par l’Assemblée nationale, les municipalités pourront taxer différemment les lots boisés aménagés par rapport à ceux qui ne le sont pas. «Cette mesure se traduira par un plus grand nombre de propriétaires réalisant des travaux d’aménagement forestier, explique le président de la Fédération des producteurs forestiers, Pierre-Maurice Gagnon. Il en résultera des forêts plus résistantes aux épidémies d’insectes et aux maladies, du bois pour approvisionner l’industrie des produits forestiers et des milieux sensibles mieux localisés et protégés.»

Des forêts en santé pour le bénéfice des Québécois

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Des forêts en santé pour le bénéfice des Québécois

Johanne Fournier
Johanne Fournier
Collaboration spéciale
Une mobilisation de tous les acteurs de l’industrie forestière permet, depuis plusieurs mois, de traiter de différents aspects de la forêt québécoise. Après l’aménagement, l’exploitation contrôlée et les défis technologiques, nous parlerons d’innovation et des prochains enjeux pour ce secteur d’activités. La forêt en général procure 60 000 emplois au Québec et génère un chiffre d’affaires de 19 milliards$. Groupe Capitales Médias poursuit cette série d’articles pour mieux faire connaître la forêt d’ici. 20e de 20.

MATANE - «Le gouvernement du Québec a à coeur d’assurer une gestion durable des forêts québécoises puisque des forêts en santé bénéficient à l’ensemble des citoyens du Québec et de ses régions», estime le ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, Pierre Dufour. À son avis, la forêt est essentielle au soutien de l’économie.

La forêt et la lutte aux changements climatiques vont de pair, selon l’UMQ

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La forêt et la lutte aux changements climatiques vont de pair, selon l’UMQ

Johanne Fournier
Johanne Fournier
Collaboration spéciale
MATANE – L’Union des municipalités du Québec (UMQ) a décidé d’allier les travaux du comité sur la forêt avec ceux du comité sur la lutte aux changements climatiques. Pour le président du comité sur la forêt, ce partenariat devient un incontournable dans une perspective de développement durable. «Le potentiel est incontestable et inouï à la fois, estime Pierre Corbeil, qui est aussi maire de Val-d’Or. Il y a un effort collectif à faire.»

L’élu exhorte toutes les municipalités à se mettre à l’ouvrage à ce chapitre. «On découvre de plus en plus que l’aménagement forestier est un outil pour lutter contre les changements climatiques, pour peu que l’on mette en œuvre le cycle complet, c’est-à-dire la captation de carbone par la croissance, la récolte, la séquestration par la construction en bois et le reboisement, énumère-t-il. On est dans un phénomène de développement durable complet et, à certains égards, dans une économie circulaire. Ça témoigne de l’importance de l’industrie forestière pour toutes les régions forestières et pour tout le Québec.»

Cecobois, partenaire des projets de construction en bois

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Cecobois, partenaire des projets de construction en bois

Johanne Fournier
Johanne Fournier
Collaboration spéciale
MATANE — Accroître l’usage du bois dans la construction industrielle, commerciale, institutionnelle et multifamiliale, tel est l’objectif visé par le Centre d’expertise sur la construction commerciale en bois (Cecobois). Sa mission se traduit par des services de soutien technique et de la formation continue destinés aux professionnels du bâtiment, tout en ayant à coeur de diffuser son savoir-faire dans la conception en bois.

«On travaille avec des architectes et des ingénieurs, précise le directeur de Cecobois, Gérald Beaulieu. On est une petite équipe très active. On couvre tout le Québec.»

Un outil simple à utiliser

Une forêt à connaître

Un outil simple à utiliser

Johanne Fournier
Johanne Fournier
Collaboration spéciale
MATANE — Gestimat est un outil Internet destiné aux intervenants de la construction. S’inscrivant dans le cadre de la charte du bois, l’objectif ultime est qu’il soit utilisé pour tous les projets de construction publics. Il a été conçu de manière à être simple à utiliser.

«Il faut créer un compte, décrit la conseillère technique de Cecobois, Caroline Frenette. Les informations restent confidentielles. Les utilisateurs qui se sont enregistrés peuvent créer des projets, comparer jusqu’à six scénarios de bâtiments différents et évaluer les émissions de gaz à effet de serre liées à la fabrication des matériaux de structures de ces bâtiments.» Jusqu’à maintenant, l’application est très utilisée par les professionnels des commissions scolaires et du service de l’expertise de la Société québécoise des infrastructures (SQI).

Gestimat : Un outil pour la construction à faible empreinte carbone

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Gestimat : Un outil pour la construction à faible empreinte carbone

Johanne Fournier
Johanne Fournier
Collaboration spéciale
Une mobilisation de tous les acteurs de l’industrie forestière permet, depuis plusieurs mois, de traiter de différents aspects de la forêt québécoise. Après l’aménagement, l’exploitation contrôlée et les défis technologiques, nous parlerons d’innovation et des prochains enjeux pour ce secteur d’activités. La forêt en général procure 60 000 emplois au Québec et génère un chiffre d’affaires de 19 milliards $. Groupe Capitales Médias poursuit cette série d’articles pour mieux faire connaître la forêt d’ici. Prochain rendez-vous : le 16 novembre. 19e de 20

Quantifier, analyser et comparer l’empreinte carbone des matériaux choisis afin que les projets de construction soient plus écologiques, telle est l’utilité de Gestimat. Développée dans le cadre de la charte du bois, cette plateforme Web novatrice a été conçue au Québec et mise en ligne en mai par le Centre d’expertise sur la construction commerciale en bois (Cecobois), en collaboration avec le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP).

S’inscrivant dans l’engagement gouvernemental de la charte du bois, cette application permet de comparer les émissions de gaz à effet de serre (GES) pour des structures de bâtiments construites avec différents matériaux tels que le bois, l’acier et le béton. En offrant une expertise technique, Gestimat contribue à faire connaître les meilleures pratiques. Comme la lutte contre les changements climatiques passe nécessairement par la diminution des émissions de GES, le logiciel vise à valoriser l’utilisation du bois dans les projets de construction puisqu’il s’agit d’une ressource renouvelable qui emprisonne le CO2.

«On sait, par plusieurs études de bâtiments, qu’on a presque toujours une réduction de gaz à effet de serre quand on utilise le bois par rapport à d’autres matériaux, soutient la conseillère technique de Cecobois, Caroline Frenette. Cet outil va permettre aux professionnels d’avoir, en 15 à 20 minutes, une évaluation rapide plus ciblée de cette réduction-là par rapport à un projet précis.»

Vêtements: se réendetter pour poursuivre 115 ans de tradition

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Vêtements: se réendetter pour poursuivre 115 ans de tradition

Gilbert Leduc
Gilbert Leduc
Collaboration spéciale
«Pour avoir les liquidités nous permettant de rester en affaires, nous avons choisi de nous réendetter. Et comme la majorité des détaillants, nous nous sommes demandé s’il n’était pas préférable de se placer sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers pour nous donner le temps de nous réorganiser.»

Margo Setlakwe-Blouin préside une entreprise familiale fondée en 1904. Maison A. Setlakwe possède trois magasins de vêtements à Thetford Mines, à Sainte-Marie et à Disraeli ainsi que huit boutiques de lingerie féminine – Silhouette – logeant dans des centres commerciaux à Québec, à Saint-Georges, à Saguenay, à Sherbrooke et à Victoriaville.

En raison de la pandémie, l’entreprise a été contrainte de fermer ses places d’affaires et de licencier temporairement l’ensemble de son personnel.

«En conseil de famille, nous avons décidé de rouvrir nos commerces. Nous avons pensé à nos 175 employés. Quelques membres de la famille sont encore actifs au sein de l’organisation. Et ça fait 115 ans que nous existons», plaide Margo Setlakwe-Blouin.

Quincailleries: tous chez Canac !

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Quincailleries: tous chez Canac !

Gilbert Leduc
Gilbert Leduc
Collaboration spéciale
Jean Laberge n’a jamais vu venir les files d’attente devant ses 30 magasins. Pas plus qu’il s’attendait à manquer de produits de jardinage avant la mi-juin et à assister à une explosion des ventes en ligne.

«De 50 commandes en ligne par jour, c’est passé à 1000 !», témoigne le président de Canac, une chaîne québécoise et indépendante de quincaillerie et de matériaux de construction offrant pas moins de 20 000 produits.

Le site transactionnel a cependant déraillé rapidement.

«Tu commandais un lavabo et tu te retrouvais avec une mangeoir pour les oiseaux ! C’était n’importe quoi ! On faisait rire de nous autres. J’ai finalement décidé d’arrêter tout ça», explique Jean Laberge. Le site Internet demeure accessible, mais il n’est plus possible de transiger en ligne.

«C’est simple, nous n’étions pas prêts. Pendant une dizaine de jours, nous avons essayé de corriger les problèmes, mais ça restait un foutoir. À la fin de l’été, une fois l’installation d’un nouveau progiciel de gestion intégré complétée, le site transactionnel deviendra opérationnel», assure le patron de Canac qui n’est pas encore convaincu de la rentabilité du commerce en ligne.

«Plus on vend en ligne, plus on est pauvre. Par contre, je sais que les consommateurs s’y sont habitués et que la demande est là pour rester. Chez Canac, la relève qui pousse ne jure que par le numérique. Et puisque je ne serai pas éternel, je me rallie aux jeunes.»

Les granules de bois, un marché en croissance

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Les granules de bois, un marché en croissance

Johanne Fournier
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Collaboration spéciale
MATANE – Si le marché des granules de bois est destiné à un avenir prometteur, le Québec ne possède pas moins un passé fort garant dans ce type d’énergie. La première usine québécoise de granules a été fondée il y a plus de 35 ans. De plus, l’Amérique du Nord et, en particulier le Québec, jouissent d’une longue tradition dans l’utilisation du bois comme source de chauffage.

Le directeur du Groupe granules du Bureau de promotion des produits du bois du Québec (QWEB) rappelle que, jadis, nos ancêtres chauffaient leur maison au bois. Aujourd’hui, les nouveaux équipements de chauffage répondent à des normes environnementales. «Les fabricants d’équipements de chauffage fabriquent des produits à haute efficacité avec de moins en moins d’émissions de particules […], souligne John Arsenault. En termes d’efficacité, ils sont plus productifs que les vieilles truies ou les vieux poêles à bois de nos grand-pères!»

Automobile : limiter les dégâts

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Automobile : limiter les dégâts

Gilbert Leduc
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Collaboration spéciale
«Si les ventes de véhicules neufs atteignent entre 60% et 70% de celles obtenues en 2019, ça sera un baume sur l’année 2020», soutient Charles Drouin, chef de la direction de la Corporation Mobilis des concessionnaires automobiles de la grande région de Québec.

Ces derniers en bavent un coup en ces temps de pandémie. L’épreuve ne pouvait arriver à un pire moment. Le printemps est la saison du magasinage pour l’achat ou la location d’un véhicule.

«De janvier à mai, dans l’ensemble de la province, les ventes ont dégringolé de 45 % par rapport à la même période en 2019», rapporte le patron de l’organisme regroupant 145 concessionnaires de la région de Québec.

Au plus fort de la crise, 95 % des 6000 employés des garages se sont retrouvés sans travail. Aujourd’hui, ils sont presque tous de retour au boulot.

Depuis la réouverture de leur commerce, le 4 mai, les concessionnaires voient enfin leur inventaire baisser. Des incitatifs (financement à 0 % à l’achat, remboursement des trois premières mensualités, etc.) sont offerts aux consommateurs.

«Nous notons une demande accrue pour les véhicules d’occasion de moins de 15,000 $. Serait-ce que les gens sont craintifs à l’idée d’utiliser les transports en commun et préfèrent se déplacer en auto ?», pose Charles Drouin.

«L’industrie fait preuve d’un optimisme prudent», souligne-t-il en mentionnant que les concessionnaires craignent des retards dans la livraison des modèles 2020-2021. «La cadence des chaînes de montage des constructeurs a été ralentie de façon importante – voire carrément arrêtée – pendant quelques semaines.»

Déjà, au cours des dernières années, l’achalandage était en diminution chez les concessionnaires. Le mouvement s’est accéléré depuis le début de la crise. Les concessionnaires recommandent d’ailleurs aux visiteurs de prendre rendez-vous avant de se pointer dans une salle de montre.

«Plus que jamais auparavant, les consommateurs cherchent l’information dont ils ont besoin en ligne. Tout bon concessionnaire doit avoir un site Internet qui permet le clavardage en direct avec les visiteurs. C’est la moindre des choses», insiste Charles Drouin.

LA LEÇON APPRISE

«La crise nous fait prendre conscience que l’on ne peut pas tout contrôler dans la vie.»



Commerce de détail: des marchands sur la corde raide

Zone Vers la relance

Commerce de détail: des marchands sur la corde raide

Gilbert Leduc
Gilbert Leduc
Collaboration spéciale
Quel printemps ! Une crise sanitaire. Le Québec mis sur pause. Puis une reprise graduelle des activités après le confinement. Dans ce contexte, les quotidiens de la Coopérative nationale de l’information indépendante (CN2i) sondent des acteurs de secteurs névralgiques de l’économie sur la situation actuelle et l'avenir. Comment se relever de cette pause ? Y a-t-il des modèles pour faire face aux inévitables défis des changements ? Il y a des initiatives qui ouvrent la porte à des remises en question à tous les niveaux des entreprises. Parlons donc ouvertement de la relance. Aujourd’hui: le secteur du commerce de détail. Dernier de 4

L’avenir de plusieurs commerces se jouera au cours des deux prochains mois, affirme le directeur général du Conseil québécois du commerce de détail (CQCD), Stéphane Drouin.

«D’ici la rentrée scolaire, nous verrons si les détaillants seront en mesure de réaliser des ventes leur permettant d’écouler leur inventaire et de générer des liquidités pour continuer leur cycle d’achat pour la saison suivante.»

«Le fait que les Québécois ne décolleront pas du Québec, cet été, permettra-t-il aux commerçants de réaliser de bonnes affaires alors que les ventes, en général, atteignent un creux entre la Fête nationale et le retour à l’école ?» s’interroge M. Drouin en signalant que la liste des marchands qui se sont placés sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers pourrait s’allonger.

Oui, la sortie de crise se fait graduellement dans les commerces, mais les marchands, eux, sont toujours en période de gestion de cette crise qui a vu leur chiffre d’affaires réduit à des miettes.

Le paiement des loyers est un fardeau pour les marchands. Les négociations avec les propriétaires de centres commerciaux pour convenir de mesures d’allégement sont laborieuses. Au début du mois de juin, à peine 25% des détaillants avaient conclu des ententes avec leur locateur.

Chauffage à la biomasse: le cas de l’hôpital d’Amqui

Forêt à connaître

Chauffage à la biomasse: le cas de l’hôpital d’Amqui

Johanne Fournier
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AMQUI – Il y a dix ans, l’hôpital d’Amqui, dans La Matapédia, a converti son système de chauffage à la biomasse forestière résiduelle. En s’associant à la Coopérative forestière de la Matapédia qui en assume la gestion et l’approvisionnement, l’établissement devenait l’un des premiers au Québec à intégrer un tel modèle d’énergie pour se chauffer.

«On gère l’installation, explique le directeur général de la Coopérative forestière de la Matapédia, Simon Roy. On est l’opérateur de la chaufferie, on fait les entretiens, les réparations et toutes les manutentions qu’il y a à faire sur les appareils.»

Alimentation: encore des questions sans réponse

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Alimentation: encore des questions sans réponse

Gilbert Leduc
Gilbert Leduc
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Yanic Drouin souhaiterait avoir le don de clairvoyance.

«À titre de gestionnaire, on se creuse les méninges pour essayer de voir ce qui s’en vient. Mais là, avec la crise, c’est impossible de s’imaginer à quoi ressemblera demain», constate le directeur général de la Coopérative des consommateurs de Lorette (Convivio) qui opère trois épiceries IGA Extra à Québec.

Au Québec, on compte plus d’une soixantaine de coopératives d’alimentation. Fondée en 1938, Convivio compte près de 21 000 membres et 550 travailleurs.

Yanic Drouin aimerait bien prédire ce qu’il adviendra, une fois la pandémie passée, des mesures prises pour protéger la santé des travailleurs et des clients.

Pendant combien de temps encore les consommateurs seront-ils accueillis par un employé qui les fait entrer au compte-gouttes à l’intérieur du commerce et leur explique les consignes d’hygiène ? Est-ce que la désinfection des paniers et des poignées de portes fera dorénavant partie de la routine ?

«Nous n’avons pas encore suffisamment de recul par rapport à la situation pour répondre à ces questions. Même si l’on parle de plus en plus de déconfinement, nous sommes toujours en gestion de crise», insiste Yanic Drouin.

Certaines habitudes des consommateurs ont changé depuis les trois derniers mois. L’épicerie en ligne a gagné des adeptes.

«Nous sommes passés de deux à six livraisons quotidiennes par camion au cours des premières semaines de la pandémie. Il y a eu une légère diminution ces derniers temps. Il y a certainement des consommateurs qui vont continuer d’acheter en ligne», explique M. Drouin en mentionnant que le ramassage en magasin connaissait un gain de popularité.

Si la boule de cristal du dg de Convivio demeure encore embrouillée, il croit dur comme fer que le phénomène d’achat local n’est pas un mirage.

«La crise a réellement suscité une prise de conscience collective sur l’importance de consommer des produits et des aliments de chez nous. Chez IGA et au sein de notre coopérative, ça fait partie de notre ADN de travailler avec les producteurs locaux et nous allons essayer d’en faire plus encore», assure Yanic Drouin qui a tenu à souligner le travail de ses employés. «Ils ont fait preuve d’une capacité d’adaptation extraordinaire. En plus, ils devaient gérer leur vie à l’extérieur du travail. Ils sont nos héros.»

LA LEÇON APPRISE

«Être vigilant. Et l’être même davantage en période de déconfinement.»


Utiliser biomasse forestière réduit l’empreinte carbone

Forêt à connaître

Utiliser biomasse forestière réduit l’empreinte carbone

Johanne Fournier
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Une mobilisation de tous les acteurs de l’industrie forestière permet, depuis plusieurs mois, de traiter de différents aspects de la forêt québécoise. Après l’aménagement, l’exploitation contrôlée et les défis technologiques, nous parlerons d’innovation et des prochains enjeux pour ce secteur d’activités. La forêt en général procure 60 000 emplois au Québec et génère un chiffre d’affaires de 19 milliards$. Groupe Capitales Médias poursuit cette série d’articles pour mieux faire connaître la forêt d’ici. Prochain rendez-vous: le 2 novembre. 18e de 20.

MATANE – Utilisée comme source d’énergie pour le chauffage, la biomasse forestière offre plusieurs avantages environnementaux, surtout si on la compare au mazout ou au gaz naturel. C’est ce que soutient John Arsenault du Bureau de promotion des produits du bois du Québec (QWEB), pour qui la biomasse est une opportunité de développement et de réduction des gaz à effet de serre (GES).

Qu’est-ce que la biomasse forestière?

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Qu’est-ce que la biomasse forestière?

Johanne Fournier
Johanne Fournier
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MATANE - Selon Nature Québec, la biomasse forestière est un combustible utilisé pour la production d’énergie destiné au chauffage ou aux procédés industriels.

Au moment de la combustion, elle se présente principalement sous la forme de granules ou de plaquettes. Celles-ci proviennent de résidus forestiers (branches, rameaux et cimes, arbres non commerciaux ou arbres dégradés), de résidus de transformation (écorces, rabotures et sciures), de résidus de construction, de rénovation et de démolition (bois de démolition sans adjuvant, non contaminé). JOHANNE FOURNIER (COLLABORATION SPÉCIALE)

Secteur agroalimentaire: Des nuits blanches en attendant que la crise passe

Zone vers la relance

Secteur agroalimentaire: Des nuits blanches en attendant que la crise passe

Gilbert Leduc
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Collaboration spéciale
Quel printemps! Une crise sanitaire. Le Québec mis sur pause. Puis une reprise graduelle des activités après le confinement. Dans ce contexte, les quotidiens de la Coopérative nationale de l’information indépendante (CN2i) sondent des acteurs de secteurs névralgiques de l’économie sur la situation actuelle et l’avenir. Comment se relever de cette pause? Y a-t-il des modèles pour faire face aux inévitables défis des changements? Il y a des initiatives qui ouvrent la porte à des remises en question à tous les niveaux des entreprises. Parlons donc ouvertement de la relance. Aujourd’hui : le secteur agroalimentaire. 3e de 4. Prochain rendez-vous le samedi 20 juin

«L’intérêt sans équivoque des Québécois pour acheter des produits québécois. Voilà la seule bonne nouvelle que je retire de la pandémie du coronavirus», tranche le président de l’Union des producteurs agricoles (UPA), Marcel Groleau.

Ces hommes et ces femmes qui nourrissent le Québec ont perdu plusieurs bonnes nuits de sommeil au cours des derniers mois. Et les épisodes d’insomnie risquent de se prolonger pour plusieurs d’entre eux.

Qu’il suffise de penser aux maraîchers qui se demandent encore s’ils pourront compter sur suffisamment de travailleurs — étrangers ou québécois — pour récolter les fruits et les légumes dans leur champ.

Ne pouvant plus vendre leur lait, leur poulet, leur œuf ou leur veau aux restaurateurs, des producteurs vivent un cauchemar. «Dans le lait, c’est 30 % du marché qui a été perdu ou déplacé», indique Marcel Groleau qui représente 42 000 producteurs agricoles et forestiers. «Les ventes au détail n’ont pas permis de contrebalancer l’effondrement de ce marché. Il a fallu ajuster la production à la demande.»

Saison perdue

La fermeture des abattoirs a frappé de plein fouet les producteurs de porc qui se sont retrouvés avec des milliers de porcs en attente rendus trop gros. La situation est difficile également pour les entreprises qui produisent et vendent des poissons destinés aux ensemencements en raison du retard de l’ouverture des pourvoiries.

Les propriétaires de cabane à sucre y ont goûté aussi. «Leur saison a été complètement perdue», déplore Marcel Groleau. Heureusement, la production de sirop d’érable a connu une saison record et la demande demeure très forte sur les marchés pour l’or blond.

Les producteurs agricoles québécois ont perdu beaucoup d’argent en raison de la pandémie. L’implantation de mesures de santé publique dans les lieux de travail a coûté cher. L’aide fédérale de 252 millions $ pour l’ensemble du Canada est insuffisante pour l’UPA. «Un ajout de 300 à 400 millions $ à certains programmes existants permettrait de régler 75 % de nos enjeux actuels.»

Aux yeux de Marcel Groleau, les derniers mois ont démontré clairement une volonté des Québécois de s’approvisionner auprès des producteurs d’ici.

«La vente à la ferme connaît un succès retentissant. Des petits producteurs nous disent qu’ils sont constamment en rupture de stock. Le commerce en ligne, la livraison de produits frais à domicile, la création de petits réseaux de distribution ont fait exploser la popularité des marchés locaux. Il faut continuer de frapper sur ce clou et poursuivre la réflexion sur l’importance au Québec de viser notre autonomie alimentaire.»

++

Au Québec, le secteur agricole représente

30 milliards$ en ventes annuelles

7 % du produit intérieur brut

70 000 entreprises

500 000 emplois

Source : Agro Québec

Exceldor : perte de 15 M$ en trois mois

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Exceldor : perte de 15 M$ en trois mois

Gilbert Leduc
Gilbert Leduc
Collaboration spéciale
La pandémie du coronavirus plombe la rentabilité d’Exceldor. La coopérative spécialisée dans l’abattage, la transformation et la commercialisation de la volaille estime que la crise lui a coûté près de 15 millions $ au cours des trois derniers mois.

«L’impact sur nos états financiers est énorme», affirme son pdg, René Proulx, en rappelant que l’aide réclamée aux gouvernements pour compenser la dégringolade des revenus et les coûts entraînés par l’acquisition d’équipements de protection et l’adaptation des chaînes de production se fait attendre.

Formée de près de 400 membres et comptant 3450 employés dans ses usines au Québec, en Ontario et au Manitoba, la coopérative transforme près de deux millions de poulets et dindons chaque semaine. Son chiffre d’affaires annuel dépasse un milliard $.

Évidemment, la mise en place de mesures préventives a coûté cher — en argent et en productivité — à l’entreprise qui n’a jamais cessé de produire depuis le début de la crise.

Reconnaissant le «risque» pris par ses salariés qui, chaque jour, se pointent à l’usine, Exceldor leur a versé une prime de 2 $ l’heure pendant neuf semaines. Une initiative qui a coûté un million $ par mois à la coopérative.

Alors que la coopérative ne lésine pas sur les moyens à prendre pour protéger ses travailleurs, une partie de son marché s’écroulait soit celui des salles à manger des restaurants et des cafétérias.

«Depuis le début de la crise, 25 % du marché de la volaille a disparu et personne ne sait si nous pourrons le retrouver. Il faudra compter au moins deux ans avant que la situation revienne à ce qu’elle était avant la fermeture des salles à manger», souligne René Proulx en mentionnant que l’augmentation des ventes de volaille dans les supermarchés et les bonnes affaires réalisées par les services de livraison des rôtisseries comme St-Hubert et Benny & Co — des clients d’Exceldor — n’avaient pas permis d’éviter un épisode de surproduction dans l’industrie.

«Pour rééquilibrer l’offre et la demande, une baisse de production de 12,5 % est attendue pour les mois de juin, juillet et août. Évidemment, cela aura un impact sur la rentabilité des fermes qui, pandémie ou pas, doivent assumer des frais fixes», insiste M. Proulx.

LA LEÇON APPRISE

«Être toujours prêt à affronter une crise. Même celle qu’on ne pensait jamais avoir à affronter!» 

Production de veaux de grain : il y a eu la vache folle, voilà le coronavirus

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Production de veaux de grain : il y a eu la vache folle, voilà le coronavirus

Gilbert Leduc
Gilbert Leduc
Collaboration spéciale
Copropriétaires d’une ferme d’élevage de veaux de grain à Saint-Basile, dans la région de Portneuf, depuis 25 ans, Chantale Savard et Alain Leclerc ont connu la crise de la vache folle dans les années 90.

«Je vendais mes animaux moins chers que je les avais achetés», se souvient M. Leclerc.

Puis voilà une autre crise. Le coronavirus.

«Nous ne sommes plus dans la même situation. Aujourd’hui, nous avons moins de dettes, plus d’équité et nous sommes pratiquement autosuffisants. Par contre, je n’envie pas ceux et celles qui débutent leur vie dans l’élevage de veaux de grain ou de lait.»

Évidemment, la situation actuelle est une source de stress pour Alain Leclerc et sa conjointe qui produisent 650 veaux par année. «Nous nous demandons si notre marché retrouvera sa vigueur d’antan.»

Le quart des acheteurs de viande de veau au Québec sont des restaurateurs. La fermeture des salles à manger a fait chuter drastiquement la demande. Et, conséquemment, le prix de la carcasse payé par l’abattoir. Il est passé de 2,50 $ à 2,10 $ la livre carcasse depuis le début de la crise sanitaire. «Ça représente une diminution de 130 $ par veau. À la fin de l’année, pour une ferme comme la nôtre, ça représente une somme de près de 85 000 $.»


Cuisine Malimousse : la crise comme tremplin

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Cuisine Malimousse : la crise comme tremplin

Gilbert Leduc
Gilbert Leduc
Collaboration spéciale
«J’étais désemparé. J’avais réduit mon personnel de moitié. Je me voyais acculé à la faillite»

Président de Cuisine Malimousse, Hugo Magnan a eu les larmes aux yeux à quelques reprises depuis l’apparition de la COVID-19 dans nos vies. Tranquillement, les choses se tassent pour l’entreprise de fabrication de produits alimentaires de Saint-Augustin-de-Desmaures.

«Nos clients reprennent graduellement leurs affaires. La majorité de nos 52 employés sont de retour. Et notre mayonnaise de marque MAG fera bientôt son entrée dans les supermarchés.»

Le pain et le beurre de Malimousse, c’est sa mayonnaise. Son marché, c’est celui de la restauration. Il représente 60 % de son chiffre d’affaires. Dans la région de Québec, les restaurants Yuzu Sushi, Normandin, Chez Victor, Archibald, La Cage, Aki Sushi et St-Hubert, entre autres, utilisent les sauces mayonnaise de Malimousse pour accompagner certains mets.

«Les uns après les autres, nos clients nous appelaient pour annuler leur commande. Nous nous sommes retrouvés le bec à l’eau», raconte M. Magnan.

La nécessité étant la mère de l’invention, Malimousse a relancé un vieux projet : vendre sa mayonnaise dans les supermarchés. Ses trempettes, tartinades et mousses aux fruits s’y trouvent déjà.

«Il y a deux ans, nos approches avec les grands distributeurs n’avaient rien donné. Avec Hellmann’s et Kraft, le marché de la mayonnaise dite classique est intouchable pour un petit joueur comme nous», explique le président de l’entreprise que son père, Jacques Magnan, a fondée en 1989.

«Lorsque le gouvernement a commencé à livrer son message sur l’importance d’acheter des produits québécois, il y a eu une prise de conscience collective. Pour nous, l’occasion était belle de revenir à la charge auprès des distributeurs. Cette fois, ils nous ont écoutés et ils ont accepté de nous faire une place sur les tablettes à côté des marques nationales», raconte Hugo Magnan.

Les consommateurs pourront notamment acheter la mayonnaise MAG chez IGA et Metro.

LA LEÇON APPRISE

«C’est juste un virus, ça va passer, me disait ma jeune sœur. Il faut faire confiance à la vie.» 


Ferme Simard : ruée vers les paniers de produits frais

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Ferme Simard : ruée vers les paniers de produits frais

Johanne Fournier
Johanne Fournier
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Si certains secteurs agroalimentaires ont été rudement touchés par les conséquences de la pandémie, d’autres ont bénéficié d’un engouement des consommateurs pour l’achat local. C’est le cas de la ferme Simard, qui a vu exploser ses abonnements pour les paniers de fruits et légumes frais. Les abonnés de l’entreprise de Sainte-Anne-de-Beaupré sont passés de 175 l’an dernier à 400 cette saison.

«C’est complet, indique le propriétaire de la ferme familiale, David Simard. On a modifié notre formule pour prendre plus de monde. On visait de 225 à 250 abonnés. C’est difficile de dire non, mais on a dû arrêter à 400. C’est plus la logistique des points de chute et de la livraison qui nous a fait plafonner. C’est aussi une question de production. Si j’avais eu l’assurance d’avoir assez de stock dans les champs, j’aurais pu monter autour de 600.»

En raison des risques de propagation de la COVID-19, la ferme Simard a cessé d’utiliser des sacs réutilisables pour la livraison. En optant pour des boîtes de carton refermables, elle peut en empiler environ 200 à la fois dans son camion, au lieu des 70 sacs habituels. En augmentant son volume de paniers personnalisés, la ferme rentabilise ainsi chaque voyage qu’elle effectue un peu partout dans la région de Québec.

Les causes

Le producteur maraîcher explique cet engouement par l’incertitude causée par la crise sanitaire. «En mars et avril, il n’y avait plus grand-chose sur les tablettes.» L’anxiété causée par la fermeture des frontières a aussi eu un effet, croit-il, à cette recrudescence de la clientèle. «Il y en a qui ont eu peur de l’inflation des produits frais pour cet été.» Le fait que son entreprise soit petite et indépendante des prix fixés par les supermarchés a contribué, à son avis, à la popularité pour ses produits. Enfin, la promotion encouragée par Québec en faveur de l’achat local et de l’autonomie alimentaire a profité à l’entreprise agricole de la Côte-de-Beaupré.

Depuis l’automne dernier, une troisième adresse s’est ajoutée, après la ferme et le kiosque. Grâce à ce nouveau service, la Ferme Simard offre quelque 75 plats cuisinés qu’elle vend à son kiosque ou sur livraison. Depuis le début du confinement, David Simard le confirme: les commandes en ligne ont considérablement augmenté.

Des passionnés de jardinage se racontent

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Des passionnés de jardinage se racontent

Billie-Anne Leduc
Billie-Anne Leduc
La Voix de l'Est
Ail, échalotes, tomates, fenouil, cerises de terre, pommes, raisins et des dizaines d’autres fruits, légumes et fines herbes poussent chez les Marseille, qui, avec beaucoup de patience et de temps, ont aménagé un potager et une serre dans leur cour.

En plus des carrés où poussent de nombreux plants, Jocelyne et Jacques Marseille ont un petit jardin d’eau sur lequel veille une statue de Lao Tseu, un poulailler où vivent Rock Star, Aurore et Blondie, une petite ruche d’abeilles pollinisatrices et un solarium où ils « passent leurs journées ».

Alliance entre CNC et RESAM: protéger les lots boisés contre les changements climatiques

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Alliance entre CNC et RESAM: protéger les lots boisés contre les changements climatiques

Johanne Fournier
Johanne Fournier
Collaboration spéciale
RIMOUSKI – Conservation de la nature Canada (CNC) et le Regroupement des sociétés d'aménagement forestier du Québec (RESAM) unissent leurs forces pour informer, mobiliser et accompagner près de 29 000 propriétaires de lots boisés dans la gestion durable de leur forêt pour qu'ils puissent mieux faire face aux changements climatiques.

Pour le directeur général du RESAM, Marc Beaudoin, le projet est d'autant plus intéressant «parce qu'on a souvent mis en opposition l'aménagement forestier et la conservation de la nature». Or, les deux organismes ont signé un partenariat de deux ans renouvelable visant à faire comprendre l'importance des boisés privés dans le maintien de grands corridors forestiers reliant les Appalaches à la forêt boréale.

Pour y arriver, des outils seront mis à la disposition de ces propriétaires afin de bien saisir leur rôle dans la conservation d'espèces animales et végétales. L'initiative vise aussi les MRC, les municipalités, les réseaux d'intervenants locaux et les citoyens.

Le CNC et le RESAM prévoient qu'en raison des changements climatiques, les espèces sauvages du Québec migreront vers le nord de 45 km en moyenne aux dix ans. «Si la forêt change, l'habitat change aussi», fait Marc Beaudoin comme équation. Les corridors forestiers sont donc essentiels à l'adaptation aux bouleversements naturels de ces espèces.

En plus des 28 700 propriétaires de lots boisés, le RESAM compte 39 groupements forestiers pour 1,53 million d'hectares de lots boisés sous aménagement. Le chiffre d'affaires s'élève à 181 millions$.

Pénurie de main-d'oeuvre dans le secteur forestier: Formabois lance une vaste enquête

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Pénurie de main-d'oeuvre dans le secteur forestier: Formabois lance une vaste enquête

Johanne Fournier
Johanne Fournier
Collaboration spéciale
Une mobilisation de tous les acteurs de l’industrie forestière permet, depuis plusieurs mois, de traiter de différents aspects de la forêt québécoise. Après l’aménagement, l’exploitation contrôlée et les défis technologiques, nous parlerons d’innovation et des prochains enjeux pour ce secteur d’activités. La forêt en général procure 60 000 emplois au Québec et génère un chiffre d'affaires de 19 milliards$. Groupe Capitales Médias poursuit cette série d’articles pour mieux faire connaître la forêt d’ici. Prochain rendez-vous: le 19 octobre 17e de 20

RIMOUSKI – Comme dans plusieurs sphères de l'économie québécoise, la pénurie de main-d'oeuvre frappe durement le secteur forestier. Le phénomène ne s'améliore pas au fil des ans et prend des proportions encore plus dramatiques en région. Dans les prochaines semaines, Formabois lancera une vaste enquête pour mieux comprendre les besoins en main-d'oeuvre forestière.

Selon son directeur général, la pénurie de main-d'oeuvre est encore pire en région à cause de la population vieillissante et de l'exode des ruraux. La venue d'immigrants, qui pourraient pourvoir certains de ces emplois en région, choisissent majoritairement de demeurer dans les centres urbains. «L'aspect démographique n'aide pas la recherche de nouveaux travailleurs», en déduit Réjean St-Arnaud.

C'est à partir de ce constat que Formabois, en collaboration avec Services Québec, a entrepris de dresser un diagnostic de la situation dans les régions. «On a monté un questionnaire où on a identifié toutes les entreprises du secteur et des sous-secteurs avec tous les métiers de ces entreprises-là, explique M. St-Arnaud. On va lancer une vaste enquête […] pour avoir les informations précises.» Si les emplois liés à la forêt sont estimés à près de 60 000, le nombre de travailleurs du secteur de la transformation du bois est évalué, pour sa part, à quelque 28 000 répartis dans plus de 1 200 entreprises.

Quand la pandémie mène à un projet maraîcher

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Quand la pandémie mène à un projet maraîcher

Cynthia Laflamme
Cynthia Laflamme
Initiative de journalisme local - La Voix de l'Est
L’agriculture maraîchère est devenue une histoire de famille pour Rémi Fournier. Devant l’arrêt imposé par la COVID-19 au pays, il s’est lancé à corps perdu dans l’agriculture bio-intensive*, inspiré des enseignements de Jean-Martin Fortier. Alors qu’il n’y connaissait rien en matière de production maraîchère, il s’est levé un beau matin de mars et il s’est dit: « On le fait ! Avec mes parents, ma sœur avec son petit bébé et son chum, on s’est confinés ensemble pour démarrer le projet. » La ferme maraîchère Au cœur du Pinacle a vu le jour à Frelighsburg.

Une amie agente de bord qui s’est retrouvée sans emploi, Virginie Lupien-Bastien, s’est jointe au projet, tout comme Mathilde, qui profite de l’aide gouvernementale pour travailler au champ. Régulièrement, des couples de Montréal viennent renouer avec la terre en donnant un coup de main et en habitant sous une tente.

Les autocueilleurs bienvenus dans les champs

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Les autocueilleurs bienvenus dans les champs

Marie-France Létourneau
Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est
La décision du gouvernement du Québec de permettre l’autocueillette de fruits et légumes cet été a été accueillie avec un soupir de soulagement par plusieurs producteurs agricoles de la région, dont la propriétaire de la Fruitière des Cantons, à Shefford.

« L’autocueillette représente environ 85 % de notre chiffre d’affaires. Si ça n’avait pas été permis, il aurait fallu qu’on engage plein de gens pour faire les récoltes. On aurait aussi dû trouver des points de vente. Ça aurait été très chamboulant », lance Isabelle Hauver.

Programme scolaire Faune: reconnecter les ados à la forêt

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Programme scolaire Faune: reconnecter les ados à la forêt

Johanne Fournier
Johanne Fournier
Collaboration spéciale
MONT-JOLI – Le ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, Pierre Dufour, a récemment annoncé, lors d'une visite à Mont-Joli, la création du programme scolaire Faune. L'un des objectifs avoué par ce nouveau programme est de reconnecter les adolescents à la forêt. Unique au Québec, le ministre souhaite que ce programme puisse être offert dans d'autres écoles.

Le programme d'études a débuté avec la rentrée scolaire dans les écoles secondaires Le Mistral de Mont-Joli et Paul-Hubert de Rimouski. Un total de 31 garçons et de 10 filles sont inscrits au programme. À Mont-Joli, les élèves ont la chance d'étudier dans l'environnement du Mistral sauvage, qui consiste en un mini-zoo créé par l'enseignant Claude Desrosiers. Selon lui, l'école Le Mistral est la seule à être dotée d'une telle classe.

Le parcours pédagogique a notamment pour but de donner le goût de la nature et du plein air. Il vise aussi à faire connaître les métiers liés à la faune et à la forêt. Le directeur des initiatives fauniques pour la Fondation de la faune du Québec y voit tout un défi d'intéresser les jeunes à la nature. «L'urbanisation, la sédentarité et l'avènement des nouvelles technologies ont créé une rupture avec la nature, soutient Sébastien Rioux. On passe plus de temps devant nos écrans qu'en forêt.»

SEREX: la science au service de la transformation des produits forestiers

Une forêt à connaître

SEREX: la science au service de la transformation des produits forestiers

Johanne Fournier
Johanne Fournier
Collaboration spéciale
MATANE – Outre les nombreuses utilisations que le bois peut suggérer, le Service de recherche et d'expertise en transformation des produits forestiers (SEREX) situé à Amqui, dans la Matapédia, dépasse les barrières de ce que peut offrir la ressource en proposant des solutions innovantes à l'industrie forestière.

Reconnu à titre de centre collégial de transfert de technologie affilié au Cégep de Rimouski, le SEREX compte 16 employés qui s'activent autour de quatre champs d'intervention: transformation du bois, chimie durable, biomasse énergie et écoconstruction.

Dans la transformation du bois, ce champ touche le séchage ainsi que le traitement du bois pour la préservation et la fabrication de panneaux composites. «Ce qu'on appelle la chimie durable consiste à savoir comment utiliser les molécules dérivées du bois pour en faire des produits chimiques plus écologiques et plus verts», explique le directeur scientifique, Papa Diouf.

Comment utiliser le bois comme source d'énergie? Voilà une autre sphère qui préoccupe les scientifiques et les techniciens du secteur de la biomasse. «On travaille beaucoup sur tout ce qui est combustion et chaleur en utilisant la biomasse forestière», mentionne M. Diouf. Puis, comment maximiser l'utilisation du bois dans l'enveloppe du bâtiment, voilà l'éternelle question servant de prémisse aux travaux du domaine de l'écoconstruction. «Ça touche le développement de nouveaux produits qui peuvent être intégrés dans le bâtiment, notamment les isolants et tout ce qui est relatif à la qualité de l'air que peut fournir un bâtiment», décrit le directeur scientifique du SEREX.

«Une forêt de possibilités»: changement de perception et de public-cible

Une forêt à connaître

«Une forêt de possibilités»: changement de perception et de public-cible

Johanne Fournier
Johanne Fournier
Collaboration spéciale
MATANE – Dans la création de ses nouveaux outils développés pour la continuité de la campagne «Une forêt de possibilités», le Conseil de l’industrie forestière (CIFQ) et ses partenaires cherchent à faire changer l’image de la forêt façonnée par la population en général. La campagne réajuste également le public-cible.

«En gros, ce qu’on veut faire changer, c’est la perception envers la forêt et les gens qui l’utilisent, que ce soit pour y gagner leur vie ou pour y pratiquer des activités», explique le président-directeur général du CIFQ, Denis Lebel. Le défi est de taille puisqu’aux enjeux liés aux changements climatiques s’ajoutent l’augmentation considérable du coût de la fibre et le manque criant de main-d’oeuvre. Beaucoup d’efforts sont d’ailleurs investis dans plusieurs régions du Québec pour non seulement trouver des travailleurs, mais aussi pour valoriser les emplois liés à la forêt.

La campagne vise particulièrement les jeunes. «Nous pensons que les jeunes ont tous les éléments pour réfléchir sur l’apport de la forêt dans les changements climatiques et sur l’avenir de l’environnement du Québec, précise Denis Lebel. Ça va être pour nous très rentable d’un point de vue sociétal.»

Par ailleurs, si la campagne visait davantage un public urbain, le CIFQ s’est vite aperçu que le monde rural était généralement peu informé sur les impacts économiques de l’exploitation forestière ainsi que sur les activités récréatives en forêt ou les retombées générées par les chasseurs et les pêcheurs. Par conséquent, les nouveaux véhicules publicitaires viseront davantage cette clientèle.