Zone Une forêt à connaître

Occuper le territoire et vivre de ses ressources (5e de 5)

Les forêts représentent presque la moitié de la superficie totale du Québec. Toutefois, cette ressource majeure de l’économie est mal connue.

Quel est l’état des lieux aujourd’hui? Comment fait-on l’exploitation raisonnable et contrôlée, l’aménagement, le reboisement, la protection de la forêt? Comment fait-on le point sur la question actuelle de la main-d’œuvre, sans oublier les efforts investis dans la recherche et l’innovation?

Dans cette série, le Groupe Capitales Médias aborde ces questions.

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Valoriser le capital humain

MATANE — Le territoire forestier est confronté à de nombreux usages et à des actions toutes aussi diverses. Cependant, ce territoire est avant tout un milieu de vie pour les gens qui l’habitent. Toutes les activités économiques de ce territoire doivent par conséquent respecter ce milieu de vie et favoriser l’épanouissement de ses habitants, tout en développant leur appartenance et leur fierté à cet espace au cœur duquel ils ont choisi de vivre.

C’est dans cet esprit que le Conseil du patronat du Québec (CPQ) soutient qu’il faut, avant tout, valoriser le capital humain.

«Tout État qui a une juridiction sur un territoire donné a intérêt à faire en sorte que ce territoire soit occupé et soit productif de manière optimale, croit le président-directeur général du Conseil du patronat du Québec, Yves-Thomas Dorval. Alors, le Québec est un territoire extraordinaire, avec un potentiel formidable. Il faut valoriser le potentiel; pas seulement les ressources forestières, mais aussi l’humain. On a des gens talentueux qui habitent l’ensemble du territoire.»

De ce potentiel humain découle le potentiel économique. «Il y a, entre autres, le potentiel qui est basé sur la géographie du territoire, indique M. Dorval. Ça veut notamment dire les ressources naturelles dans un contexte de développement durable. Les ressources forestières sont très importantes. Il y a plus de 200 usines reliées soit à l’exploitation forestière, soit à la transformation en bois d’oeuvre ou en papier. Il y a aussi le meuble et de plus en plus la biomasse qui s’ajoutent à ce grand levier économique.»

Le pdg du Conseil du patronat rappelle que près de 250 municipalités dépendent de la forêt et qu’elles ne sont pas toutes situées en région, mais aussi dans la capitale nationale.

«Les entreprises liées à la forêt contribuent pour 200 millions$ dans les revenus directs des municipalités du Québec, souligne M. Dorval. Donc, c’est majeur! Il y a à peu près 60 000 emplois reliés à la forêt, au papier, au bois et à la transformation. C’est beaucoup! C’est 2,5 milliards$ de salaires versés à ces employés-là.»

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À la base de l’histoire des coopératives forestières

MATANE – L’histoire des coopératives forestières du Québec repose sur l’occupation du territoire. «Les plus vieilles ont 70 ans et elles sont nées parce que les gens cherchaient des moyens de créer des emplois et d’occuper le territoire», raconte le directeur général de la Fédération québécoise des coopératives forestières (FQCF).

«Elles se sont implantées dans la forêt en offrant de la main-d’œuvre, continue Jocelyn Lessard. Puis, elles se sont spécialisées au fil des années. Aujourd’hui, elles sont présentes dans tous les segments de l’aménagement forestier et de la transformation du bois. On fait de la récolte, de la voirie, du transport, de la sylviculture et du reboisement. On a aussi quelques usines de sciage.»

Pour la Fédération, la logique des coopératives forestières est de permettre aux populations d’occuper le territoire et de vivre des ressources qui sont disponibles, en espérant qu’elles soient le plus durable possible.

La FQCF regroupe 34 coopératives membres qui totalisent environ 3000 travailleurs et 5000 producteurs. Bien qu’elles soient présentes dans plusieurs régions du Québec, les coopératives de travailleurs sont principalement actives au Saguenay-Lac-Saint-Jean, en Gaspésie, en Mauricie, dans Les Laurentides et en Abitibi. Quant aux coopératives de producteurs, elles se retrouvent surtout dans le sud du Québec.

Le réseau des coopératives forestières gère un chiffre d’affaires d’environ 300 millions$, «avec une très grande obsession à optimiser les retombées locales», selon M. Lessard.

«Quand les coopératives réussissent à faire des surplus, elles les réinvestissent localement ou elles les partagent entre leurs membres qui vont les répartir aussi localement. Il n’y a pas de fuite; les capitaux demeurent dans la région. Ce sont des entreprises qui ne se délocalisent pas non plus.»

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Le CELI, un mode d’épargne à l’abri de l’impôt

Entre le CELI, le REER (épargne retraite), le REEE (épargne étude) et le REEP (régime d’encouragement à l’éducation permanente), il n’y a pas que les lettres qui changent, il y a les fonctions des véhicules de placements et les effets dans la gestion des épargnes.

Une évidence, dites-vous ? Pourtant, l’un peut être plus avantageux que l’autre. Tout dépend de la planification financière et de l’âge du cotisant. De plus, chacun a des limites de cotisations.

Le REER, qui doit servir à préparer des revenus pour la retraite, a une influence dans les déclarations de revenus annuelles, car il fait diminuer le revenu imposable en apportant une diminution des impôts à payer. Mais c’est de l’impôt différé, car il faut payer son dû aux gouvernements fédéral et provincial lors du décaissement. 

Le CELI est un compte d’épargne libre d’impôt où les revenus d’intérêt, les dividendes des actions et les gains en capitaux lors de la vente des actions sont à l’abri de l’impôt. Le total des sommes pouvant y être cotisés a des limites, soit 5500 $ pour 2017, pour un total cumulatif de 57 500 $

«Il faut savoir que l’on peut commencer à cotiser à un CELI à compter de 18 ans, que l’on ait peu ou pas de revenus réguliers et un peu d’argent à mettre de côté, le CELI devient un véhicule de placement intéressant à privilégier, car on peut faire des retraits sans craindre de payer de l’impôt», souligne Angela Iermieri, planificatrice financière au Mouvement Desjardins.

Ainsi, pour un jeune épargnant qui n’a pas encore déterminé ses objectifs à long terme pour la maison, la retraite ou un fonds de réserve, c’est un bon outil.

Par contre, rappelle Mme Iermieri, l’avantage du CELI est de faire croître ses placements à l’abri de l’impôt. Si l’on s’en sert comme un simple compte d’épargne pour amasser l’argent pour payer le compte de taxes, ce n’est pas le meilleur choix.

«L’appellation “compte d’épargne libre d’impôt” peut porter à confusion par rapport au compte d’épargne régulier. On peut déposer dans le CELI tous les placements admissibles au REER pour les faire fructifier. C’est ce qui est rentable à moyen et long terme», continue la planificatrice.

Faire des retraits plusieurs fois par année abaissera la limite de cotisation à cause d’une particularité des règles. Tous les versements sont comptabilisés au fur à mesure par les autorités fédérales pour éviter de dépasser la limite annuelle de contribution. Par contre, les retraits ne sont comptabilisés qu’une fois par année de sorte que cela peut être en défaveur du contribuable à qui l’on reprochera des contributions excédentaires, même si au total ce n’est pas vrai. 

Le problème vient du suivi automatique des contributions au CELI, mais d’une seule comptabilisation des retraits par année. Le ministère fédéral des Finances est au courant de cette incongruité, mais le problème n’a jamais été corrigé.

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Le Jour de la Terre et les haies brise-vent

MATANE – Le Jour de la Terre contribue à l’occupation du territoire forestier en plantant des haies brise-vent dans des zones agricoles non cultivables, plus précisément des coulées.

«C’est une façon d’augmenter la canopée et la qualité de la biodiversité des terres agricoles sans impacter les zones cultivables, explique le directeur de l’organisme», Pierre Lussier.

Ces pratiques ont été éprouvées par l’Institut de technologie agroalimentaire (ITA) de La Pocatière, qui est devenu un leader dans le domaine. Deux projets-pilotes sont en cours à Sainte-Julie et à Saint-Simon en Montérégie. Après trois ans, l’organisme constate le succès.

«On se retrouve à faire de la prévention de l’érosion et beaucoup de captation de produits phyto puisque les champs sont maintenant tous drainés, souligne le directeur du Jour de la Terre. La présence des arbres est bénéfique sur le plan de la rétention d’eau. On crée aussi une valeur foncière parce qu’il y a un espace boisé au lieu d’espèces envahissantes.»

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Tout mettre en œuvre pour le client

Être directrice générale de l’hôtel Le Germain Québec, pour Sarah Côté, c’est voir à ce que tout baigne dans l’huile dans chacun des départements. Elle doit voir à tout, même donner un coup de main aux autres membres de l’équipe.

Le Germain Québec offre 60 chambres dans le secteur du Vieux-Port de Québec. S’il y avait 600 chambres à gérer, la tâche de la directrice serait différente.

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La forêt: une ressource mal connue

Les forêts représentent presque la moitié de la superficie totale du Québec. Toutefois, cette ressource majeure de l’économie est mal connue. Quel est l’état des lieux aujourd’hui?

Comment fait-on l’exploitation raisonnable et contrôlée, l’aménagement, le reboisement, la protection de la forêt? Comment fait-on le point sur la question actuelle de la main-d’œuvre, sans oublier les efforts investis dans la recherche et l’innovation? Dans cette série, le Groupe Capitales Médias aborde ces questions. 4e de 5 — Prochain rendez-vous : le 24 novembre

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Le CELI comme complément

Dans bien des cas, le CELI peut servir de zone temporaire de placement, soit parce que les revenus de la personne ne sont pas assez élevés pour bénéficier d’un bon rabais d’impôt avec l’achat de REER.

On peut le choisir aussi pour plus tard profiter des avantages du REER et du RAP lorsque le projet d’achat d’une propriété se réalisera dans quelques années seulement. «Au moment opportun, les sommes accumulées dans le CELI seront transférées dans le REER et dans le RAP se sorte que les avantages seront plus grands,» explique Angela Iermieri, planificatrice financière au Mouvement Desjardins. Le CELI peut devenir un tremplin le temps d’accumuler des droits de cotisation.

Ce sera un bon outil de placement pour des projets autres que la retraite, que ce soit les voyages, la rénovation de la maison, l’achat d’une automobile.

Pour les gens ayant un fonds de pension avec le régime de retraite de leur employeur, qui savent que leurs revenus futurs seront assez élevés, ils auront avantage à bien regarder les options qu’offrent les REER et le CELI.

«Il faut voir si le taux d’imposition sera moins élevé lors du retrait du REER qu’au moment des cotisations. Si ce n’est pas le cas, des cotisations à un nouveau REER n’auront peut-être pas les avantages de la contribution au CELI. Dans le cas des gens à revenus plus modestes, qui bénéficient du supplément de revenu garanti et d’autres crédits gouvernementaux, le retrait de montant du REER qui s’ajoute au revenu pourrait se traduire par la perte de ces avantages en faisant grimper leurs revenus. Le CELI pourrait être la meilleure option. Il faut une bonne analyse pour prendre la bonne décision. Il faut comparer la situation actuelle avec celle au moment du retrait des REER pour déterminer quel sera le bénéfice le plus intéressant», insiste Mme Iermieri.

Pour les personnes à la retraite qui ne peuvent plus cotiser au REER ou pour celles qui sont proches de la retraite et qui ont cotisé le maximum admissible, le CELI sera un bon complément pour les nouveaux placements.

Chose certaine, il y a tout à gagner à s’informer auprès d’un conseiller financier pour la planification financière, les prévisions budgétaires, les choix de véhicules de placements. «Ce n’est pas seulement pour les gens qui ont de l’argent, mais aussi pour les gens qui en ont peu, car le regard du conseiller permettra de faire des choix appropriés en fonction du profil de l’épargnant,» affirme Mme Iermieri.

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La valeur ajoutée aux opérations financières

Comptable, c’est bien plus que l’analyse de colonnes de chiffres ou la vérification des états financiers d’une entreprise.

Le titre de CPA (comptable professionnel agréé) ouvre des portes sur différentes entreprises où le comptable devient une valeur ajoutée qui permet la croissance d’une compagnie ou la réalisation d’objectifs.