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La rente viagère, un outil méconnu

Alors que les Canadiens veulent mener un style de vie confortable à la retraite, la plupart d’entre eux (62 %) craignent d’épuiser leur épargne-retraite de leur vivant.

Même s’ils ont mis en place différents outils financiers, comme des REER et des CELI, près de la moitié d’entre eux ne sont toujours pas certains d’avoir les moyens de mener le style de vie souhaité. 

C’est ce qu’indique un récent sondage mené par Ipsos pour RBC Assurances.

Pour les Canadiens âgés de 55 à 75 ans, maintenir une certaine autonomie prime sur tout : huit personnes sur dix (80 %) veulent vivre à la maison le plus longtemps possible et 72 % estiment qu’il est important d’avoir une voiture. La majorité affirme également qu’il est important de pouvoir voyager au moins une fois l’an (68 %), de pouvoir magasiner pour s’offrir ce qu’ils veulent (62 %) et de manger au restaurant plusieurs fois par semaine (53 %).

Pourtant, une rente viagère pourrait leur garantir une source de revenu à la retraite, mais elle ne fait pas partie du portefeuille de la majorité d’entre eux, indique Mme Jean Salvadore, directrice générale, Assurance de patrimoine, RBC Assurances.

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Seulement un Canadien sur dix (12 %) dit avoir souscrit ou avoir l’intention de souscrire une rente pour s’assurer de pouvoir mener le style de vie souhaité.

«Une rente procure un revenu prévisible la vie durant. Elle est particulièrement utile si vous voulez couvrir certaines dépenses fixes tout au long de la retraite, et utiliser le reste de votre épargne pour financer d’autres activités», ajoute Mme Salvadore. «La plupart des Canadiens ne savent pas que les rentes existent ou comprennent mal ce produit, ce qui explique pourquoi très peu d’entre eux les intègrent dans leur régime de retraite.»

Les Canadiens âgés de 55 à 75 ans n’obtiennent qu’un C lorsque leurs connaissances sur les rentes sont mises à l’épreuve. En moyenne, ils ne répondent correctement qu’à trois questions sur cinq. Seulement trois Canadiens sur dix (28 %) savent qu’une rente ne nécessite aucune gestion après avoir été souscrite.

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Une technologie pour véhicule autonome

L'idée : développer un système de détection optique capable de fonctionner dans n'importe quelles conditions avec une interprétation des données en temps réel.
Les mots Leddar et LiDAR ne vous disent rien. Vous ne prendrez probablement jamais un des modules de cette technologie dans vos mains, mais votre prochain véhicule pourrait bien être doté de la technologie développée et brevetée de l'entreprise LeddarTech, basée à Québec.

ZONE Ingénierie

Les capteurs de la ville intelligente

L'idée : gestion complète de l'éclairage d'une ville, ajouter des détecteurs de gaz, de niveau d'eau, des bruits en incorporant l'analyse des données de masse pour faire une ville intelligente.
Dans ses premières étapes de sa croissance, la compagnie DimOnOff travaillait sur la gestion de l'éclairage des bâtiments en remplaçant les ampoules incandescentes les diodes électroluminescentes (DEL) pour varier l'intensité lumineuse selon les moments de la journée dans le but d'économise l'énergie.

ZONE Ingénierie

Le taxi dans la paume de la main

L'idée : rendre plus facile l'accès au taxi à partir d'un téléphone multifonctions par une application évolutive.
En 2013, une coopérative de taxi de Québec veut améliorer son service pour joindre une clientèle plus jeune par l'entremise du téléphone multifonctions, un outil qu'ils ont toujours entre les mains et dont ils se servent pour s'informer, naviguer et contacter leurs amis. C'était alors le boum du développement des applications mobiles pour toutes sortes de fonctions et d'occasions.

ZONE Ingénierie

Réduire les distances par la communication

L'idée : améliorer la qualité de la voix dans les transmissions sur téléphones mobiles.
Les gens communiquent entre eux tous les jours depuis la nuit des temps et cette communication est un des éléments importants qui lient les sociétés. Le coeur de notre travail est de faciliter la communication entre les humains et de la rendre plus agréable grâce à notre technologie qui augmente, par exemple, la qualité de la voix sur les téléphones mobiles.»

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Le CELI, un mode d’épargne à l’abri de l’impôt

Entre le CELI, le REER (épargne retraite), le REEE (épargne étude) et le REEP (régime d’encouragement à l’éducation permanente), il n’y a pas que les lettres qui changent, il y a les fonctions des véhicules de placements et les effets dans la gestion des épargnes.

Une évidence, dites-vous ? Pourtant, l’un peut être plus avantageux que l’autre. Tout dépend de la planification financière et de l’âge du cotisant. De plus, chacun a des limites de cotisations.

Le REER, qui doit servir à préparer des revenus pour la retraite, a une influence dans les déclarations de revenus annuelles, car il fait diminuer le revenu imposable en apportant une diminution des impôts à payer. Mais c’est de l’impôt différé, car il faut payer son dû aux gouvernements fédéral et provincial lors du décaissement. 

Le CELI est un compte d’épargne libre d’impôt où les revenus d’intérêt, les dividendes des actions et les gains en capitaux lors de la vente des actions sont à l’abri de l’impôt. Le total des sommes pouvant y être cotisés a des limites, soit 5500 $ pour 2017, pour un total cumulatif de 57 500 $

«Il faut savoir que l’on peut commencer à cotiser à un CELI à compter de 18 ans, que l’on ait peu ou pas de revenus réguliers et un peu d’argent à mettre de côté, le CELI devient un véhicule de placement intéressant à privilégier, car on peut faire des retraits sans craindre de payer de l’impôt», souligne Angela Iermieri, planificatrice financière au Mouvement Desjardins.

Ainsi, pour un jeune épargnant qui n’a pas encore déterminé ses objectifs à long terme pour la maison, la retraite ou un fonds de réserve, c’est un bon outil.

Par contre, rappelle Mme Iermieri, l’avantage du CELI est de faire croître ses placements à l’abri de l’impôt. Si l’on s’en sert comme un simple compte d’épargne pour amasser l’argent pour payer le compte de taxes, ce n’est pas le meilleur choix.

«L’appellation “compte d’épargne libre d’impôt” peut porter à confusion par rapport au compte d’épargne régulier. On peut déposer dans le CELI tous les placements admissibles au REER pour les faire fructifier. C’est ce qui est rentable à moyen et long terme», continue la planificatrice.

Faire des retraits plusieurs fois par année abaissera la limite de cotisation à cause d’une particularité des règles. Tous les versements sont comptabilisés au fur à mesure par les autorités fédérales pour éviter de dépasser la limite annuelle de contribution. Par contre, les retraits ne sont comptabilisés qu’une fois par année de sorte que cela peut être en défaveur du contribuable à qui l’on reprochera des contributions excédentaires, même si au total ce n’est pas vrai. 

Le problème vient du suivi automatique des contributions au CELI, mais d’une seule comptabilisation des retraits par année. Le ministère fédéral des Finances est au courant de cette incongruité, mais le problème n’a jamais été corrigé.

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Le CELI comme complément

Dans bien des cas, le CELI peut servir de zone temporaire de placement, soit parce que les revenus de la personne ne sont pas assez élevés pour bénéficier d’un bon rabais d’impôt avec l’achat de REER.

On peut le choisir aussi pour plus tard profiter des avantages du REER et du RAP lorsque le projet d’achat d’une propriété se réalisera dans quelques années seulement. «Au moment opportun, les sommes accumulées dans le CELI seront transférées dans le REER et dans le RAP se sorte que les avantages seront plus grands,» explique Angela Iermieri, planificatrice financière au Mouvement Desjardins. Le CELI peut devenir un tremplin le temps d’accumuler des droits de cotisation.

Ce sera un bon outil de placement pour des projets autres que la retraite, que ce soit les voyages, la rénovation de la maison, l’achat d’une automobile.

Pour les gens ayant un fonds de pension avec le régime de retraite de leur employeur, qui savent que leurs revenus futurs seront assez élevés, ils auront avantage à bien regarder les options qu’offrent les REER et le CELI.

«Il faut voir si le taux d’imposition sera moins élevé lors du retrait du REER qu’au moment des cotisations. Si ce n’est pas le cas, des cotisations à un nouveau REER n’auront peut-être pas les avantages de la contribution au CELI. Dans le cas des gens à revenus plus modestes, qui bénéficient du supplément de revenu garanti et d’autres crédits gouvernementaux, le retrait de montant du REER qui s’ajoute au revenu pourrait se traduire par la perte de ces avantages en faisant grimper leurs revenus. Le CELI pourrait être la meilleure option. Il faut une bonne analyse pour prendre la bonne décision. Il faut comparer la situation actuelle avec celle au moment du retrait des REER pour déterminer quel sera le bénéfice le plus intéressant», insiste Mme Iermieri.

Pour les personnes à la retraite qui ne peuvent plus cotiser au REER ou pour celles qui sont proches de la retraite et qui ont cotisé le maximum admissible, le CELI sera un bon complément pour les nouveaux placements.

Chose certaine, il y a tout à gagner à s’informer auprès d’un conseiller financier pour la planification financière, les prévisions budgétaires, les choix de véhicules de placements. «Ce n’est pas seulement pour les gens qui ont de l’argent, mais aussi pour les gens qui en ont peu, car le regard du conseiller permettra de faire des choix appropriés en fonction du profil de l’épargnant,» affirme Mme Iermieri.

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Le CELI en quelques mots

La création du CELI comme nouvel outil d’épargne a été annoncée lors du budget fédéral de 2008. Le gouvernement souligne dans son site Web précise que le «CELI permet aux résidents canadiens âgés d’au moins 18 ans, ayant un numéro d’assurance sociale valide au Canada, de toucher un revenu de placement exempt d’impôt tout au long de leur vie.»

Les cotisations sont acceptées depuis le 2 janvier 2009, mais elles ne sont pas déductibles d’impôt contrairement au REER. Par contre tous les revenus générés par les investissements dans le régime et l’argent déposé ne sont pas touchés par l’impôt. Les sommes retirées ne sont pas imposables.

Il faut savoir qu’il y a des limites annuelles de cotisation. Si le total n’est pas atteint une année, les droits de cotisation s’accumulent et sont reportés à l’année suivante.

Une personne n’ayant jamais cotisé au CELI aurait des droits de cotisation de 57 500 $ pour 2018, si cette personne avait au moins 18 ans en janvier 2009.

Plusieurs fiscalistes et planificateurs financiers voient le CELI comme un complément aux autres formes d’épargne retraite.

Comme les droits de cotisations ont varié au fil des ans, voici une liste des montants selon les années : 

• 2009, 2010, 2011 et 2012 : 5000 $

• 2013 et 2014 : 5500 $

• 2015 : 10 000 $

• 2016, 2017 et 2018 : 5500 $

Total de 2009 à 2018 : 57 500 $

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Éviter les mauvaises surprises

Même si les Québécois sont plus nombreux à demander l’aide d’un conseiller ou d’un planificateur financier, la grande majorité des contribuables semblent s’organiser par eux-mêmes. Seulement 38 % des Québécois répondants à un récent sondage ont affirmé demander plus de conseils financiers qu’il y a 10 ans.

Chose certaine, pour bien assurer sa retraite, mieux vaut demander de l’aide et se faire conseiller pour éviter les mauvaises surprises au fil des ans. «Il est très important de planifier ses épargnes. C’est d’autant plus vrai lorsque les REER sont la principale source de revenus au moment de la retraite», insiste Karine Précourt, directrice, planification fiscale et successorale de Placements Mackenzie.

«Une épargne insuffisante pourrait mettre la personne ou le couple à risque au moment de la retraite. Mais une épargne trop importante en début de carrière pourrait amener le couple ou la famille à se priver considérablement lorsque les besoins plus pressants de la vie active sont la maison, les enfants, l’auto ou d’autres projets», continue Mme Précourt.

Les quatre piliers

Avant d’entreprendre une planification, il faut connaître les principes guidant le système canadien de revenu de retraite avec ses quatre piliers dont trois sont coordonnés, lance Mme Précourt.

Le premier pilier comprend la pension de sécurité de la vieillesse, le supplément de revenus garantis et d’autres crédits gouvernementaux accordés aux retraités, comme le crédit pour solidarité au Québec.

Le deuxième pilier comprend le Régime de pension du Canada (RPC) pour les gens hors Québec, la Régime de rentes du Québec (RRQ) qui versent une rente en fonction des revenus gagnés pendant la vie active. Les deux régimes sont financés par l’employé et l’employeur.

Le troisième pilier comprend les régimes à contribution volontaire et à report d’impôt. Ce sont les régimes de pensions agréés à cotisations et à prestations déterminées, les REER individuels et collectifs et les régimes à participations différées aux bénéfices (RPDB) mis en place par les employeurs pour leurs employés.

Le quatrième pilier, qui n’est pas coordonné comme les trois premiers, concerne les placements privés comme les CELI, les placements imposables, les placements immobiliers, les héritages, les produits d’assurance, les sociétés privées et les transferts familiaux entre autres. «L’accumulation des fonds dans ces produits et les retraits comme ceux dans le CELI ne font pas perdre de prestations dans les trois autres piliers», explique Mme Précourt.

Par contre, les revenus dans les trois premiers piliers ont un effet les uns avec les autres. Si les revenus d’un des trois piliers atteignent un certain seuil. «Si je reçois 70 000 $ de mes REER et 40 000 $ du régime de mon employeur, je perdrai le supplément de revenus garanti et je risque de perdre une partie de la pension de sécurité de la vieillesse et d’autres crédits gouvernementaux», indique-t-elle.

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Des revenus à planifier

Lorsque le contribuable a beaucoup de placements dans les REER et autres régimes à report d’impôt, il a tout intérêt de bien planifier les décaissements pour ne pas perdre des avantages des revenus comme la pension du Canada et des crédits gouvernementaux, car en plus de rembourser les montants reçus en trop, il devra payer une pénalité.

En 2018, si le revenu net est supérieur à 75 910 $, le contribuable devra remettre une partie des sommes reçues du régime de pension de sécurité de la vieillesse. 

«Si le revenu net excède 122 843 $, il devra rembourser la totalité des sommes de la pension de sécurité de la vieillesse, explique Mme Karine Précourt, directrice, planification fiscale et successorale de Placements Mackenzie. «Il faudra faire les remboursements entre juillet 2019 et juin 2020. Il faudra remettre 0,15 $ sur chaque dollar dépassant le seuil de 75 910 $.»

Par exemple, la somme à rembourser entre 122 843 $ et 75 910 $ pourrait représenter un montant de plus de 7000 $.

«S’il a un revenu supérieur au seuil maximal de récupération (en 2018, il est de 122 843$), il doit rembourser la totalité de la PSV qu’il a reçue. Ce remboursement partiel ou total pour l’année 2018 se fera entre juillet 2019 et juin 2020», précise Mme Précourt.