Les joueurs du Wild célèbrent après qu’Alex Carignan ait enfilé le troisième but des visiteurs en première période.

Zéro en deux pour les Maroons

Miguel Fortin l’avait dit : il ne voulait pas que son équipe se retrouve avec une fiche d’aucune victoire et deux défaites. Mais voilà, c’est précisément le dossier que présente son club à la suite du match opposant les Maroons au Wild de Windsor.

Samedi soir, à l’occasion de leur match inaugural à domicile, les Maroons se sont inclinés 6-3 devant 803 spectateurs réunis à l’aréna Jacques-Chagnon. Une très belle foule qui n’a toutefois eu droit qu’à une seule bonne période de la part de ses favoris.

Les Maroons ont marqué tous leurs buts en deuxième qui, à tous les égards, a été la période la plus divertissante. Car en première et en troisième, les locaux ont simplement fait acte de présence.

« C’est décevant, a admis Fortin­. En première, nous avions l’air d’une équipe mal préparée. Et pourtant. À l’opposé, le Wild est sorti très fort. Et en troisième, nous n’étions plus là. C’est plate et c’est frustrant, d’autant plus que nos partisans avaient rempli l’aréna… »

En arrière 3-0 après 20 minutes, les Maroons avaient rétréci l’écart à 4-3 en deuxième lorsque Alex Carignan a marqué son deuxième de la soirée à 18:35, en désavantage numérique par-dessus le marché. Un but qui a fait très, très mal.

Mêlée générale

Le but a été suivi d’une mêlée générale après que l’énorme Martin Trempe, du Wild, eut quitté son banc pour s’en prendre à Alexandre Coulombe. Toujours aussi courageux, Christopher Saurette s’est ensuite retrouvé en tête à tête avec Trempe, avec qui personne n’aime se battre.

Saurette, soit dit en passant, a été le joueur des Maroons le plus applaudi lors des cérémonies précédant le début du match. Le nouveau président David Godbout, qui en a livré des combats dans l’uniforme waterlois, a aussi été très bien accueilli.

Saurette s’était déjà battu une première fois en deuxième. Jonathan Fortier (face à Trempe) ainsi que Samuel Desruisseaux avaient également jeté les gants avant la mêlée générale. Pour tout dire, les Maroons ont mieux paru sur le plan pugilistique qu’au hockey proprement dit.

« On s’attend à plus de certains gars en offensive, a repris Fortin, sans nommer de noms. Et défensivement, on manquait terriblement de cohésion. On ne peut vraiment pas être satisfait d’un match comme celui-là. »

L’effort y était, mais des joueurs comme Yann Joseph et Jason Crack, par exemple, en ont arraché. Joseph revient toutefois au jeu après avoir été éloigné du hockey pendant un an en raison d’une blessure à un genou alors que Crack, qui jouait son premier match de la saison samedi, n’a disputé que quelques rencontres en 2017-2018 (et c’était dans la Ligue Richelieu, précisons-le) après avoir été opéré à une épaule. Laissons la chance aux coureurs, comme dirait l’autre…

Finie, la ligue d’été !

Charles Power a été le meilleur joueur des Maroons face au Wild. Il a amassé un but et une passe, la même récolte que Marc-André Levasseur et Jonathan Delorme.

« On a un bon groupe de gars et je ne suis pas trop inquiet, a dit l’ancien des Inouk, qui est devenu papa pour la deuxième fois tout récemment. Par contre, il va falloir commencer à jouer au hockey pour vrai et arrêter de jouer comme si on était encore dans une ligue d’été. Il faut jouer ensemble, il faut penser en fonction de l’équipe. La saison est très jeune, mais il va falloir commencer à s’y mettre… »

Guillaume Nadeau a entamé le match devant le filet des Maroons et il a été remplacé par Vincent Gervais­ après avoir accordé trois buts. Les perdants ont dominé 34-31 au chapitre des tirs au but.

Alex Côté, qui n’a toujours pas joué cette saison, était le principal absent dans le camp des Maroons. Blessé, le capitaine devrait être en uniforme vendredi alors que les Waterlois croiseront à nouveau le Wild, cette fois à Windsor.

Une mêlée générale a éclaté en fin de deuxième période. Le long de la rampe, Christopher Saurette fait ce qu'il peut face à Martin Trempe.