À 37 ans, Yann Joseph débarque à Waterloo après avoir amassé plus de 600 points dans la Ligue nord-américaine.

Yann Joseph entend tout donner aux Maroons

Après avoir amassé plus de 600 points dans la Ligue nord-américaine de hockey, Yann Joseph débarque à Waterloo avec une grosse réputation… et une certaine pression sur les épaules. Et même s’il entend d’abord et avant tout amener son leadership au pays des Maroons, il est conscient qu’il y a des attentes à son égard.

Joseph, 37 ans, est de retour sur la patinoire après avoir fait l’impasse sur la dernière saison en raison d’un genou en mauvais état. Mais il a été opéré, il ne ressent plus cette douleur qui le dérangeait depuis très longtemps et il est prêt à en donner aux Maroons, pour reprendre ses propres mots.

« Après avoir été opéré, je savais deux choses : que je voulais à nouveau jouer au hockey, mais que je ne voulais plus jouer dans la LNAH en raison du nombre de matchs ainsi que du voyagement, explique Joseph. Lorsque les Maroons m’ont repêché et que j’ai discuté avec Miguel Fortin, je me suis mis à penser que la Ligue senior AAA était une option intéressante. Mais j’en savais très peu au sujet du circuit… »

Avec un calendrier de seulement 22 matchs ainsi que le titre de circuit no 2 au Québec en matière de hockey senior, la LHSAAAQ avait de quoi piquer la curiosité de Joseph. Sans compter que Waterloo, en plus, n’est situé qu’à 45 minutes de route de son domicile de Saint-Constant.

« Tout ça mis ensemble, je trouvais ça intéressant, je trouvais que ça valait la peine d’essayer. Et honnêtement, je ne suis pas déçu jusqu’ici. J’aime le calibre de jeu de la ligue, j’aime le fait que ça patine et que les gars sont habiles. Parce qu’il y a moins de matchs et pas d’entraînement, le jeu de passes est toutefois moins structuré que dans la LNAH. Mais pour le reste, je ne suis pas gêné de jouer ici… »

Dans la vie de tous les jours, l’homme est propriétaire de deux centres de conditionnement physique. Jeune papa, il est aussi kinésiologue et posturologue.

« Je suis occupé, mais je suis encore passionné par le hockey. Je joue dans une ligue de garage le mercredi et les gars me disent toujours que je joue toujours comme s’il s’agissait du septième match de la finale de la Coupe Stanley. À chaque fois que je vais porter le chandail des Maroons, je vais tout donner, vous pouvez en être certain. »

Cinq matchs d’adaptation

Joseph a été blanchi de la feuille de pointage, samedi dernier à Joliette, lorsque les Maroons se sont inclinés 6-3 face aux Sportifs en ouverture de saison.

« Je me suis donné cinq matchs pour véritablement m’adapter à l’équipe et à la ligue. Je n’ai pas joué à mon goût à Joliette, mais je ne suis pas inquiet. »

Il sera bien sûr en uniforme, ce samedi, quand les Maroons recevront le Wild de Windsor à l’aréna Jacques-Chagon à l’occasion de leur match inaugural à domicile.

« On a toujours hâte à notre premier match local. J’ai hâte. On a une équipe intéressante, avec trois bons trios, et je pense qu’il ne faut pas trop se fier à la rencontre à Joliette. On va gagner plus souvent qu’on va perdre, j’en suis convaincu. »

Les partisans des Maroons — et les dirigeants de l’équipe — vous diront qu’il n’en tient en partie qu’à lui…