Le défenseur Yann-Félix Lapointe vit de bons moments avec le Phoenix.

Yann-Félix Lapointe savoure le moment

À 20 ans, Yann-Félix Lapointe en est à sa quatrième campagne avec le Phoenix de Sherbrooke. Et cette saison, le défenseur granbyen a le bonheur de jouer pour rien de moins que la meilleure équipe junior au Canada.

Avant d’affronter les Tigres de Victoriaville mercredi soir dans les Bois-Francs, le Phoenix montrait une fiche exceptionnelle de 25 victoires, quatre défaites et deux défaites en bris d’égalité. Les attentes étaient grandes envers la troupe de Stéphane Julien qui, clairement, répond aux attentes… et plus encore.

«On sentait la pression au camp d’entraînement, mais tout le monde fait ce qu’il a à faire au sein de l’équipe et ça va bien, explique Lapointe. On a du talent, c’est clair, mais on travaille très fort aussi.»

Et les attentes risquent d’être de plus en plus fortes au fur et à mesure que la saison va avancer. Lapointe en est conscient.

«On le sait, mais il ne faut pas regarder trop loin en avant. Il faut y aller une étape à la fois. Ce qu’il faut toujours faire, en fait, c’est penser au prochain match.»

Mais l’athlète de 6’1’ et 195 livres savoure le moment. Lorsqu’il est arrivé à Sherbrooke, en 2016, le Phoenix entamait un nouveau cycle et n’a pas participé aux séries éliminatoires. Après, il y a eu des déceptions.

«C’est l’fun de voir ce qui se passe présentement. On gagne, on a du plaisir et les Sherbrookois commencent à triper sur leur équipe. On le sent quand on se promène en ville, où on se fait beaucoup plus reconnaître qu’auparavant. On vit de beaux moments.»

Toujours avant le match à Victoriaville, Lapointe avait amassé huit points en 27 matchs. Il avait connu ses meilleurs moments à l’attaque la saison dernière en récoltant 28 points en 68 rencontres.

«Je suis un défenseur à caractère défensif, mais c’est toujours agréable d’amasser des points. Mais ce qu’on me demande, d’abord et avant tout, c’est d’être efficace dans mon territoire.»

Et Lapointe l’est, efficace dans sa zone. Le genre de défenseur qui a la confiance totale de son entraîneur. C’est également un leader apprécié dans le vestiaire. S’il s’est retrouvé dans les gradins quelques fois récemment, c’est essentiellement en raison d’un surplus de joueurs de 20 ans et de blessures à l’attaque.

«Même quand ça va bien, il ne faut jamais rien prendre pour acquis», avoue-t-il.

Le hockey universitaire… ou les pros

Yann-Félix Lapointe s’est récemment commis auprès des Aigles Bleus de Moncton, programme de hockey universitaire prestigieux s’il en est un, en vue de la prochaine saison. Mais voilà, il ne fermera pas la porte au hockey professionnel si jamais une offre lui est faite au terme de la présente campagne.

«Honnêtement, je ne considérais pas le hockey universitaire comme une option sérieuse, mais lorsque j’ai discuté avec l’entraîneur Judes Vallée (le premier coach de l’histoire du Phoenix), j’ai été impressionné, mentionne-t-il. Si je joue au hockey universitaire, c’est à Moncton que je vais jouer, c’est certain. Mais je me laisse tout de même une porte ouverte au cas où une équipe de la Ligue américaine ou de la Ligue de la Côte Est se montrerait intéressée à mes services…»

D’un bord comme de l’autre, Lapointe a l’impression qu’il ne peut être perdant.

«Je veux continuer à jouer au hockey après mon stage junior. Et de savoir que j’ai déjà un engagement, ça a tendance à me libérer l’esprit.»

Il peut ainsi se concentrer à continuer à faire du Phoenix la meilleure équipe junior au pays…