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Ici accompagné de Vincent Morin, qui travaille avec lui aux États-Unis, Yan Pellerin avait le sourire facile en posant avec sa ceinture.
Ici accompagné de Vincent Morin, qui travaille avec lui aux États-Unis, Yan Pellerin avait le sourire facile en posant avec sa ceinture.

Yan Pellerin l’a, sa ceinture!

Michel Tassé
Michel Tassé
La Voix de l'Est
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Yan Pellerin va rentrer à Granby avec la ceinture de champion de l’Atlantique des lourds-légers de l’American Boxing Federation (ABF) dans ses bagages.

Pellerin, 41 ans, a vaincu l’Américain Steve Walker par arrêt de l’arbitre au milieu du deuxième round d’un combat prévu pour huit samedi après-midi à Derry, au New Hampshire.

«Je suis content, je suis fier, a lancé Pellerin à sa sortie du ring. Je suis heureux parce que j’ai battu un gars d’expérience, un gars qui s’est battu avec de grands boxeurs, et qui était venu ici pour se battre.»

Car selon Pellerin, Walker, même à 44 ans, a encore des mains très rapides et une bonne force de frappe.

«Il a bien commencé le combat, il a lancé une couple de bons coups en partant. Moi, au premier round, j’ai surtout cherché à établir mon jab. Au deuxième, j’ai davantage travaillé Walker au corps et lorsque la belle occasion s’est présentée, j’en ai profité.»

Pellerin a atteint Walker (26-37) d’un solide direct de la droite à la hauteur du plexus solaire et le boxeur du Missouri, qui a subi une neuvième défaite de suite, s’est écroulé. De retour après un compte de huit, il a vu l’arbitre arrêter le combat après que Pellerin l’ait martelé de coups au corps, encore.

«Je pense que Walker, après ses attaques au premier round, avait en plan d’étirer le combat le plus possible compte tenu qu’il a l’expérience des longues batailles et moi, non. J’étais prêt à me battre longtemps, mais je n’ai pas eu besoin de le faire…»


« J’ai beau être en forme, j’ai 41 ans et on ne sait jamais quand est-ce que tout peut s’arrêter »
Yan Pellerin

Pellerin (11 victoires, dont cinq par KO, et une défaite) prend confiance à mesure qu’il ajoute des gains à sa fiche. Et à Derry, samedi, il s’est permis d’aller défier Vincenzo Carita, un autre Américain, qui venait tout juste de remporter le titre de champion lourds-légers des États-Unis de l’ABF. Mais Carita, 36 ans, a une fiche de 22 victoires, dont 21 par KO, en 24 combats.

Aux États-Unis, Pellerin travaille avec Vincent Morin, un Québécois établi à Boston, qui est également matchmaker chez Groupe Yvon Michel (GYM).

«J’ai beau être en forme, j’ai 41 ans et on ne sait jamais quand est-ce que tout peut s’arrêter. Alors, je suis un peu pressé, c’est vrai.»

Il n’est pas impossible non plus que Pellerin, qui est aussi promoteur, se batte au Québec d’ici à l’été. Peut-être même encore pour un quelconque titre.