Yan Lagrandeur et sa conjointe sont les fiers parents de trois filles âgées entre 10 et 14 ans. L’ancien joueur de baseball et de volleyball évolue dans le milieu de l’éducation depuis plusieurs années.
Yan Lagrandeur et sa conjointe sont les fiers parents de trois filles âgées entre 10 et 14 ans. L’ancien joueur de baseball et de volleyball évolue dans le milieu de l’éducation depuis plusieurs années.

Yan Lagrandeur: «Tellement de bons souvenirs»

Il n’y a pas une tonne d’athlètes qui ont réussi à s’illustrer dans deux disciplines différentes. Yan Lagrandeur a réussi cet exploit. Et dans son rôle de directeur adjoint de deux écoles secondaires de la Rive-Sud de Québec, il tente à son tour de transmettre les valeurs que le sport lui a transmises.

« Je me sens à ma place dans le milieu de l’éducation, explique l’ancien joueur de baseball et de volleyball, qui a enseigné pendant plusieurs années avant de se retrouver dans un poste de direction. L’éducation, c’est nos jeunes, c’est notre avenir et c’est important. »

À 43 ans, Lagrandeur et sa conjointe sont parents de trois filles, trois athlètes âgées de 14, 13 et 10 ans. Celui qui est natif de Valcourt et qui a ensuite vécu à Waterloo et à Granby les a suivies et entraînées à l’intérieur de toutes leurs activités, que ce soit le hockey, le soccer ou le volleyball.

« J’aime tous les sports, mais je suis plus à l’aise à leur enseigner le volleyball, c’est certain! » reprend-il, sourire en coin.

Il faut dire que Lagrandeur a été un fier représentant du Rouge et Or de l’Université Laval en volleyball. En compagnie de son frère Mathieu, il a même défendu les couleurs du Canada aux Jeux universitaires mondiaux en Chine, en 2001.

Yan Lagrandeur alors qu’il évoluait dans l’organisation des Braves d’Atlanta.

Repêché par les Braves d’Atlanta

Tout de même, c’est du joueur de baseball que les amateurs de sport de la région se souviennent d’abord lorsqu’il est question de Yan Lagrandeur. Du joueur de baseball qui a été repêché par les Braves d’Atlanta, en 1995, et qui a joué quelques années chez les pros. En compagnie de Marc Bourgeois, il demeure d’ailleurs le seul joueur de chez nous à avoir été appelé par le baseball majeur.

« C’est clair que j’aurais aimé me rendre plus loin que le niveau A, mais je garde tellement de bons souvenirs de mes années de baseball, mentionne l’ancien lanceur. C’est grâce au baseball que je suis devenu bilingue en vivant un temps en Virginie (Danville), dans l’ouest des États-Unis (Eugene, en Oregon) ainsi qu’en Pennsylvanie (Johnstown). L’esprit de camaraderie d’un vestiaire, c’est aussi dur à battre. »

Un mal d’épaule a précipité la fin de sa carrière chez les pros. Mais il y avait plus.

« Les Braves voyaient véritablement en moi un releveur alors que moi, j’étais un partant. Et j’avais dans mon contrat cette clause “scolarité”, qui prévoyait que l’organisation allait m’appuyer financièrement dans mes études à condition que je complète mon cours universitaire à l’intérieur d’un certain laps de temps. Quand tu as mal au bras aussitôt que tu grimpes sur le monticule, tu comprends que tu ne peux pas passer à côté d’études payées… »

Et quand on regarde aujourd’hui la situation très enviable de l’homme, on comprend qu’il a pris les bonnes décisions.

« Le sport a été tellement bon pour moi. Ce n’est pas nécessairement quelque chose que tu réalises lorsque tu prends ta retraite, mais quand je repense à tout ce que j’ai vécu, je n’en retire que du positif. Et c’est pourquoi j’encourage mes filles à faire du sport. »