Le Xterra de Bromont promet d’être spectaculaire, dimanche.

Xterra de Bromont: les plus hauts standards du triathlon hors route

Le cross-triathlon de Bromont change de nom et d’envergure en rejoignant la série Xterra. Dimanche, le jeune événement réunira plus de 200 athlètes de tous les niveaux au lac Bromont pour un événement sportif combinant nage en eaux libres, course en sentier et vélo de montagne.

La marque Xterra est l’équivalent du Ironman dans le monde du triathlon hors route, selon Paul Lavoie, triathlonien et coorganisateur de la compétition de Bromont. Xterra est déjà établie dans 34 pays.

« On se retrouve avec une série plus prestigieuse. Ça nous permet, à Bromont, d’avoir un événement de plus haute qualité. On a créé une série québécoise avec les Xterra de Québec et de Tremblant, qui accueille une nouvelle épreuve cette année. Les participants qui font deux de ces événements peuvent se qualifier pour les championnats du monde à Hawaii. »

Le cross-triathlon de Bromont était la première compétition du genre dans la région, l’an dernier. Les standards de qualité ont été rehaussés pour répondre aux exigences de la série, comme le nombre de bénévoles — l’organisation en recherche toujours —, les indications sur le parcours et la sécurité, « même si on était déjà optimal là-dessus », assure-t-il.

« J’ai fait beaucoup de triathlons sur route auparavant, des Demi-Ironman et des Ironman complets, raconte le deuxième organisateur, François Desaulniers. Il y a quatre ans, j’ai fait le Xterra de Québec et c’est vraiment une atmosphère qui est complètement différente. On est en compétition contre le terrain et non contre les autres. »

Une camaraderie s’installe et, pour les spectateurs, il peut être impressionnant d’observer la zone de transition où les athlètes passent d’une épreuve à une autre, souligne-t-il.

M. Desaulniers remarque qu’il y a de plus en plus d’engouement pour la course en sentier et le vélo de montagne. « Il y a une croissance des ventes de vélo de montagne. Ça démontre bien l’intérêt des gens. »

Lui-même délaisse tranquillement la route pour se concentrer de plus en plus sur les sentiers. Cette année, il ne compétitionnera que dans les triathlons hors route.

À surveiller

Deux athlètes du Vermont comptent bien grimper sur le podium à nouveau cette année. Courtney Kaup et Steve Croucher avaient remporté l’épreuve standard en 2018. « Je les croise souvent sur les compétitions et ils sont très contents de venir à Bromont », souligne François Desaulniers.

Les quatre autres favoris pour la compétition sont Carolyne Guay, de Sutton, Rachel Martel, de Québec, Xavier Plouffe, de Gatineau, et Carlos Chang, de Saint-Raymond-de-Portneuf.

Les participants de l’épreuve principale auront deux montagnes à gravir en plus de nager dans le lac Bromont, où le départ des épreuves est donné. En vélo, il leur faudra atteindre le sommet du mont Horizon en suivant bien le parcours indiqué, et à pied, ce sera plutôt le mont Bernard. « On a décidé de faire un parcours spectaculaire, prévient M. Lavoie. C’est pas mal juste du sentier simple voie. »

Ceux qui ne nagent pas peuvent participer au duathlon qui combine deux parcours de course à pied et un trajet en vélo.

Il y a également l’option de faire le format sprint avec des distances plus courtes ou de s’inscrire en équipe et de se partager les épreuves. Les équipes formées de jeunes de 17 ans et moins peuvent par ailleurs s’inscrire gratuitement.

Le fait que les départs se donnent au lac Bromont limite les inscriptions à un peu plus de 200 personnes. Les organisateurs s’attendent à en accueillir autour de 200 en plus d’une centaine de bénévoles.

Ils étudient la possibilité de déménager le site principal pour doubler la capacité de l’événement pour l’édition 2020.