William Leblanc a déjà amassé 16 points en 18 matchs avec les Patriotes de l’Université du Québec à Trois-Rivières.
William Leblanc a déjà amassé 16 points en 18 matchs avec les Patriotes de l’Université du Québec à Trois-Rivières.

Will The Thrill s’impose déjà avec les Patriotes

William Leblanc a marqué les Inouk. Deuxième meilleur marqueur de l’histoire de l’équipe derrière Érik Longtin, il détient le record du plus grand nombre de buts inscrits en une saison, avec 57. Ses performances et le spectacle qu’il offrait à chacun des matchs, ou presque, ont inspiré l’auteur de ces lignes à lui donner le surnom de « Will The Thrill » en 2018-2019.

Leblanc, qui est âgé de 21 ans, porte maintenant les couleurs des Patriotes de l’Université du Québec à Trois-Rivières. Et si on fie à sa récolte de huit buts et 16 points en 18 matchs depuis le début de la saison, on peut dire que l’adaptation à un autre niveau de jeu se passe plutôt bien.

« Effectivement, ça va bien, lance Leblanc, qui profite du congé des Fêtes pour passer du temps en famille chez lui, à Drummondville. Le hockey universitaire, c’est plus rapide et les gars sont plus gros et ont plus d’expérience, mais l’ajustement s’est fait en douceur. Je suis content de la manière que ça se passe. »

Leblanc étudie en enseignement à l’UQTR. Il en a pour quatre ans à aider les Patriotes, une grande tradition de hockey au Québec et au Canada.

« Concilier études universitaires et hockey est un beau défi, avoue-t-il. Avec les Patriotes, on s’entraîne à tous les jours, on va au gymnase, on voyage. C’est prenant et ça prend de la discipline pour réussir partout. Mais j’aime ma nouvelle vie. »

Leblanc n’a pas mis de temps à gagner la confiance de l’entraîneur Marc-Étienne Hubert, lui qui joue déjà en avantage numérique et en désavantage numérique.

« Quand je dis que c’est le hockey universitaire, c’est rapide, je parle autant de la vitesse d’exécution que du coup de patin des gars. Dans la Ligue junior AAA, j’avais le temps de penser à ce que j’allais faire quand j’avais la rondelle, ce qui n’est pas le cas ici. Le calibre de jeu du hockey universitaire est vraiment sous-estimé. »

À la pause des Fêtes, les Patriotes ont une fiche de 13 victoires, trois défaites et deux défaites en bris d’égalité. Ils se retrouvent au deuxième rang de la section Est de la conférence de l’Ontario, derrière les Ravens de l’Université Carleton d’Ottawa (15-2-1), qu’ils visiteront d’ailleurs le 3 janvier.

« On a une équipe jeune et nos succès surprennent bien du monde. J’arrive au début d’un cycle et je vais grandir avec l’équipe. En ce sens, je suis arrivé au bon moment. »

Le défenseur Vincent Lampron, qui a joué à Granby la saison dernière, compte parmi les coéquipiers de Leblanc avec les Patriotes.

En contact avec Granby

William Leblanc a disputé 167 matchs sur quatre saisons avec les Inouk. Et il est demeuré attaché à l’équipe. Pas étonnant, donc, qu’ils soient restés en contact avec plusieurs anciens coéquipiers.

« Je parle aux gars et je sais que ce n’est pas une saison facile, explique-t-il. Mais il y a du talent au sein de l’équipe et il reste encore beaucoup de hockey à jouer. Moi, je dis qu’il ne faut jamais compter les Inouk pour battus. »