«Waterloo est une excellente ville de hockey et je n’étais pas capable de me mettre dans la tête qu’il n’y aurait pas de hockey de calibre à l’aréna Jacques-Chagnon la saison prochaine», affirme Daniel Roy en faisant référence au départ des Maroons et à l’arrivée d’une équipe, dont il sera le propriétaire, dans la Ligue Richelieu.

Waterloo jouera dans la Ligue de hockey senior Richelieu

À moins d’une énorme surprise, Waterloo obtiendra une concession dans la Ligue de hockey senior Richelieu (LHSR) mardi soir alors que les gouverneurs du circuit se réuniront à Saint-Hubert.

Ex-propriétaire des Maroons, Daniel Roy est celui qui veut amener la Ligue Richelieu à l’aréna Jacques-Chagnon, toujours en compagnie de sa conjointe Karine. Ou qui veut la ramener, devrait-on dire, puisque Waterloo était représentée dans ce circuit jusqu’à ce que la concession soit déménagée à Marieville, qui n’est aujourd’hui même plus dans le portrait.

« Nos heures de glace ont été réservées auprès des autorités municipales de Waterloo, qui nous ont proposé une très bonne entente, explique Roy. Nous allons jouer les samedis soirs, à 19 h 30, comme le faisaient les Maroons. Ne reste plus qu’aux gouverneurs de la Ligue Richelieu à dire oui. Je suis très confiant. »

À défaut des Maroons, qui ont demandé à jouer leurs matchs locaux à Granby, les Waterlois auront donc du hockey senior à se mettre sous la dent à l’automne. Ce ne sera pas du senior AAA, ça va être moins fort, mais ce sera néanmoins du hockey senior de qualité.

L’équipe en sera une d’expansion. Roy entend reprendre le nom de Maroons puisque légalement, dit-il, les Maroons de la Ligue senior AAA s’appellent les Maroons 2.0.

« Waterloo est une excellente ville de hockey et je n’étais pas capable de me mettre dans la tête qu’il n’y aurait pas de hockey de calibre à l’aréna Jacques-Chagnon la saison prochaine », reprend Roy, un Granbyen.

À l’époque où l’équipe de la Ligue Richelieu partageait l’aréna Jacques-Chagnon avec les Maroons, ils n’étaient que quelques dizaines à assister aux matchs en toute fin de soirée le samedi. En clair, ça n’intéressait pas grand monde.

« Mais la ligue a changé, dit encore Roy. Les règles concernant les bagarres ont été assouplies et le nombre de bons joueurs dans chacune des équipes a augmenté pour la peine. Sans compter que la saison prochaine, nous serons l’équipe no. 1 à Waterloo, avec des heures de glace intéressantes. »

Acton Vale, Bedford et Farnham, on le sait, font partie de la Ligue Richelieu. « La rivalité avec Acton risque d’être intense », prédit Roy.

Financièrement parlant, la Ligue Richelieu ne représente pas le même fardeau pour les propriétaires. Ainsi, ce ne sont pas tous les joueurs qui sont payés, seulement les meilleurs. Mais un peu tout le monde, on s’entend, reçoit une quelconque compensation.

« Croyez-moi, il n’y a pas que l’argent qui rend les hockeyeurs seniors heureux », laisse tomber Daniel Roy, qui a très hâte de se rendre à Saint-Hubert mardi soir.

Une ligue régionale ?

Mais si le cas de Waterloo semble être réglé en vue de la saison prochaine, il y a tout de même des gens qui verraient d’un bon œil la création d’une ligue de hockey senior régionale. Ou faire revivre, finalement, la défunte Ligue des Cantons-de-l’Est.

Michel Deschamps, qui a dirigé les Maroons et qui a dirigé le Cuisines Action de Farnham en fin de saison dernière, est l’un de ceux qui aimerait rassembler Acton Vale, Bedford, Farnham, Waterloo ainsi que Cowansville, Coaticook et Windsor, par exemple, au sein du même circuit. Et il ne s’en cache pas.

« Ça prend une ligue senior de haut niveau où les équipes n’auront pas plus qu’une heure ou 1 h 15 de route à faire afin de se rendre à destination », pense Deschamps, qui affirme suivre tout ce qui se passe présentement avec « grand intérêt ».