Sénèque Hyacinthe a porté les couleurs du Caron et Guay de Trois-Rivières de 2008 à 2011.

Vu ou entendu dans les différents arénas

CHRONIQUE / Plus je me promène dans les différents arénas du Québec, plus je remarque que la game m’a manqué, mais aussi tous ceux qui y gravitent.

Ma saison à sillonner les amphithéâtres québécois a débuté le 12 août dernier, exactement quatre jours avant l’ouverture du camp de nos Inouk, alors qu’à Magog, les Cantonniers de la Ligue midget AAA recevaient, dans un programme double (fait plutôt rare au hockey), les Estacades de Trois-Rivières. 

Constituant principalement « le pain et le beurre » de chacune des formations de calibre junior au Québec (que ce soit la LHJMQ ou la LHJAAAQ), je me plais vraiment depuis à suivre les activités de ce circuit présidé par mon bon ami Yanick Lévesque, également animateur de l’émission Hors-Jeu 2.0 présentée sur les ondes de RDS. Et les derniers jours n’y ont pas fait exception. Voici donc certains échos tirés de mes périples.

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Les plus vieux vous le diront, l’un des meilleurs trios de l’histoire de cette ligue a été assurément la ligue Oreo, telle que surnommée par l’ex-confrère Marc Lachapelle, du Journal de Montréal. Celle-ci réunissait au sein d’une même unité les ailiers d’origine haïtienne Sénèque Hyacinthe et Eric Naudi au centre portugais Mike Ribeiro. Si Naudi ne joue plus au hockey et que Ribeiro a tout de même connu une belle carrière chez les pros bien qu’elle ne se soit pas terminée de la façon dont il l’aurait souhaité, Sénèque, lui, premier choix du Titan de Laval en 1997 et un choix de 6e ronde des Sabres de Buffalo en 1999, est resté impliqué dans le milieu du hockey. 

Quand je l’ai rencontré, il y a quelques jours à Lachenaie lors d’un match opposant les Forestiers d’Amos aux Phénix du Collège Esther-Blondin (CEB), il m’est apparu en très grande forme. Normal, il entraîne de façon quotidienne l’Arsenal juvénile de l’école secondaire du Coteau de Mascouche. Une équipe qui évolue dans la même ligue que les Gouverneurs de Massey-Vanier. 

Si ces joueurs savaient la chance qu’ils ont d’être dirigés par une personnalité de cette trempe... Inutile de vous mentionner que l’on devrait voir assurément Sénèque graviter autour de formations juniors, et ce, dans un avenir très rapproché !

En passant, si Sénèque assistait à ce match, c’était pour suivre les performances du fils de sa conjointe, Jaheem Lagacé, un joueur du CEB, qui fut un choix de 10e ronde du Phoenix de Sherbrooke et de son dépisteur-chef, notre «Pee-Wee» national, Alain Préfontaine, lors de la dernière séance de sélection de la LHJMQ. 

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Toujours lors de cette même rencontre disputée à l’aréna de Lachenaie, j’ai eu le très grand plaisir de renouer avec l’ex-joueur du Canadien et des Nordiques Lucien Deblois, nouvellement retraité.

Retraité dis-je, car après une réorganisation avec les Canucks de Vancouver avec lesquels il était dépisteur professionnel depuis de nombreuses années, « Luce » a décidé de retourner dans ses terres (il est originaire de Joliette), pour donner un coup de main à son fils, Dominic, agent de joueurs pour la firme de Will Sports Group fondée par le Torontois Ian Craig Pulver.

Lucien, que j’ai bien connu alors qu’il était notamment directeur général et instructeur-chef des défunts Alpines de Moncton (devenus les Wildcats lorsque rachetés par le richissime Robert Irving) est tout un homme de hockey en plus d’être un véritable gentleman. Il ne fait aucun doute dans mon esprit que celui qui a joué pour six formations dans la LNH (deux fois à Winnipeg, deux fois avec les Rangers en plus du Canadien, des Nordiques, des Rockies du Colorado, ainsi que des Maple Leafs de Toronto) saura rebondir…

Maxime Desruisseaux est aujourd’hui à la barre des Élites de Jonquière.

ON EN JASE AUTOUR D’UN BON CIGARE

Au fil des rencontres, j’ai aussi eu un petit sourire en apercevant l’un de mes anciens protégés, en l’occurrence l’ex-défenseur Maxime Desruisseaux, derrière le banc des Élites de Jonquière. 

Max, que les amateurs de hockey de la région ont bien connu puisqu’il a évolué, entre autres, avec les Cantonniers de Magog à la fin des années 90 et avec le défunt Cristal de Saint-Hyacinthe de la Ligue nord-américaine lors de la saison 2005-2006, s’est expatrié au Saguenay au début de l’actuelle saison après avoir été assistant-instructeur avec les Tigres de Victoriaville lors des six dernières campagnes, notamment sous la gouverne des Yanick Jean, Bruce Richardson et Louis Robitaille, lui aussi un de mes anciens porte-couleurs, mais avec le Rocket de Montréal celui-là ! 

Voulant sans aucun doute expérimenter le travail d’entraîneur-chef dans le midget AAA, considéré par plusieurs comme étant la meilleure des écoles afin d’espérer un jour graduer avec l’une ou l’autre des équipes de la Ligue Junior majeure canadienne (LCH) où il irait rejoindre, justement, les Bruce Richardson (Châteauguay et maintenant Boisbriand dans la LHJMQ), Steve Hartley (Châteauguay et Drummondville) Jon Goyens (Lac St-Louis et Baie-Comeau), Mario Pouliot (Collège-Antoine Girouard et Rouyn-Noranda) ainsi qu’André Tourigny (Cap-de-la-Madeleine et Ottawa), pour ne nommer que ceux-là ! 

On souhaite la meilleure des chances à celui qui, on s’en rappellera, avait fait partie de la mégatransaction amenant le dur à cuire feu Trevor Ettinger, des Wildcats de Moncton, aux Cataractes de Shawinigan pendant que Maxime, lui, avait fait le chemin inverse.