Lyne Bessette participera pour la troisième année au Canada Man/Woman, un triathlon extrême avec les distances des Ironman.

Vivre son sport dans les extrêmes au Canada Man/Woman

Il y a les triathlons. Il y a les courses Ironmans. Puis il y a les triathlons extrêmes avec des distances Ironman. Le Canada Man/Woman est de ceux-là, avec ses 3,8 km de nage sur le lac Mégantic, ses 180 km de vélo sur la route des Sommets et ses 42 km de course sur route et en sentier dans le Parc national du mont Mégantic, pour un total de 4000 mètres de dénivelé positif. Plus d’une dizaine de sportifs de la région y participeront, les 6 et 7 juillet.

Le nom de l’olympienne Lyne Bessette figure parmi la liste des participants pour une troisième année consécutive. Son ami, qui organise ce triathlon des plus extrêmes, l’a inscrit en tant qu’invitée. Elle ne pouvait pas refuser, même si elle avoue qu’elle est rendue ailleurs dans sa vie d’athlète.

Lorsqu’elle participe à une course, Mme Bessette prend plaisir à être compétitive et souhaite faire un podium. Malgré cet objectif, elle ne s’est pas préparée avec autant d’application que les deux dernières années en vue de cette épreuve surhumaine. Elle est loin des standards d’entraînement que se sont donnés la plupart des participants, mais la Suttonaise s’est tout de même assurée d’avoir la forme pour s’offrir une belle compétition. « Même si je n’ai pas la forme de ma vie, il peut arriver tellement de choses que je peux gagner », souligne-t-elle, en parlant par exemple des problèmes mécaniques, des crevaisons, des problèmes de digestion et des crampes que peuvent subir les athlètes.

Elle connait également les douleurs rattachées au parcours et y est préparée. La première année, elle a terminé première chez les femmes et 10e toutes catégories confondues avec un temps de 12 h 37. En 2018, elle a amélioré son temps de 35 minutes, ce qui est une marge énorme dans ce genre d’épreuves. Cette performance lui avait valu la troisième place, derrière deux hommes.

Transmission du savoir

« Le Canada Man/Woman est un événement sportif, mais c’est aussi une grosse aventure, souligne la vétérante. J’ai commencé à donner quelques petits conseils, tous les samedis sur Facebook. Je ferai huit conseils en tout, des petites choses sur lesquelles les gens ont des préoccupations. Les gens pensent qu’il faut s’entraîner énormément. Mais si tu en fais un peu tous les jours, c’est beaucoup mieux que de faire un gros entraînement une fois durant la semaine. C’est important d’être constant, comme ça ton corps s’habitue. »

Ça vaut pour chacune des disciplines, que ce soit la natation, le vélo ou la course à pied. Par contre, elle déroge à sa règle pour la nage. « Je ne m’entraîne pas à la natation, dit-elle en riant. Quelques jours avant, je vais nager 20 minutes. J’ai déjà nagé 1 h 10 sur la distance Ironman (3,8 km). Je m’entraînais alors cinq jours par semaine, trois heures par jour. Là, je m’entraîne zéro et je le fais en 1 h 22. Je suis tellement forte dans les autres disciplines que 12 minutes dans une épreuve qui dure 12 h, ça n’en vaut pas la peine. »

Elle disposera ainsi de plus de temps pour pratiquer ses autres sports.

Se lancer des défis

Les conseils de Lyne Bessette ont été utiles à quelques athlètes qui la connaissent, donc Philippe Brasseur, de Roxton Pond. Il participera pour la première fois au Canada Man/Woman.

Comment se prépare-t-il pour une telle épreuve ? « Comme un homme de 47 ans qui a des responsabilités et qui décide de s’ajouter ce défi personnel là dans sa vie, répond-il simplement. J’essaie de toujours m’entraîner en m’amusant. J’ai toujours fait des sports et des défis sportifs en restant le plus possible humble avec moi-même. Je ne m’impose pas un rythme infernal. Le but est de se donner les outils pour y arriver avec un genre de sourire. »

Il est important de maintenir un équilibre, fait-il valoir celui qui est à la fois un conjoint, un papa, un conseiller municipal, un enseignant en électricité au CRIF et un étudiant à temps partiel pour le baccalauréat en enseignement. M. Brasseur investit toutefois le temps nécessaire pour avoir du plaisir durant l’épreuve.

Inspirer

Il a toujours été sportif et son ancien travail, comme pompier et directeur du service de sécurité incendie de Roxton Pond, lui demandait d’être en forme. Depuis environ 5 ans, il s’est mis au triathlon, d’abord sprint puis olympique, avant de tenter le coup au demi-Ironman. La porte s’est ouverte naturellement vers le Canada Man/Woman.

« Le sport nous amène autre chose que de se mettre en forme, croit-il. À la piscine, tu rencontres plein de gens, tu reçois des conseils. En vélo, souvent tu sors avec des amis, etc.. Il y a comme une fraternité qui s’installe. »

Sa conjointe, ses filles, ses amis s’impliquent avec lui pour lui assurer un support moral et alimentaire aux points de ravitaillement. Il aura aussi droit à quelqu’un qui l’accompagnera pour les deux derniers et souffrants kilomètres de course à pied qui l’amèneront au sommet du mont Mégantic.

Participants au triathlon extrême (3,8 km de nage, 180 km de vélo, 42 km de course)

BROMONT

Éric Gauvin (3e participation)

DUNHAM

Simon Marcil

GRANBY

Benoit Deragon

Raphaël Fontaine (3e participation)

Évelyne Montigny

Marco Turgeon

LAC-BROME

Xavier Poulin

SUTTON

Lyne Bessette (3e participation)

Julie Zeitlinger

ROXTON POND

Philippe Brasseur


Participants au sprint (750 m de nage, 20 km de vélo et 5 km de course en sentier)

BROMONT

Éric Benjamin

Miriane Stevens Lebel

Étienne Leclerc (2e participation)

Solène Robitaille

DUNHAM

Nathalie Jacques

FOSTER

Stéphanie Perrault

GRANBY

Francesca Perron

Josée Cloutier

Sylvain Landry

Sylvain Brasseur

Mélanie Gariépy

Michel Trépanier

Marcel Cabana

Julie Roy

Paul Lavoie

Nathalie Paré (en équipe)

Éric Pépin (en équipe)

LAC-BROME

Kim Gobeil (2e participation)

ROXTON FALLS

Jeffrey Daviau-Tremblay

SAINT-ÉTIENNE DE BOLTON

Éloïse Poirier

WATERLOO

Patrick Dastous