Vincent Senez-Allaire a déjà amassé 12 points, dont cinq buts, depuis le début de la saison.

Vincent Senez-Allaire, celui qui ne voulait plus jouer

Après avoir disputé trois saisons avec les Cataractes de Shawinigan, dont la dernière à titre de joueur de 20 ans, Vincent Senez-Allaire avait décidé qu’il en avait fini avec le hockey. Jusqu’à ce que Maxime Guyon et Alexis Guilbault, un soir dans un bar, le convainquent de tenter sa chance au hockey senior… et à Granby.

« Je ne pensais plus jouer, du moins cette année, explique celui qui a déjà amassé 12 points, dont cinq buts, depuis le début de la saison. Mais Maxime et Alexis ont trouvé les bons mots, je me suis présenté au camp d’entraînement et j’ai signé à titre de joueur autonome. Aujourd’hui, je suis content d’avoir écouté Max et Alex. »

Guilbault, on le sait, a été échangé par les Bisons cette semaine aux Sportifs de Joliette en retour du défenseur Brian Lovell et du dur Colin Rice. Senez-Allaire avoue avoir été surpris et même déçu.

« J’ai joué avec Alexis avec le Collège Français de Longueuil, dans le junior AAA, et c’est un bon ami. C’est aussi un excellent joueur. Mais la direction de l’équipe voulait améliorer notre défensive. On verra bien… »

Sans Guilbault et avec Lovell, les Bisons (7-3) vont affronter les Loups de La Tuque (7-1-1) dans le cadre d’un match attendu samedi soir au centre sportif Léonard-Grondin.

« Ça risque d’être très bon. Je pense qu’on est capables de battre n’importe qui dans cette ligue, mais ça reste un gros club. »

Le 9 novembre, les Bisons s’étaient inclinés 6-3 à La Tuque. Il s’agissait de leur première défaite après cinq victoires.

S’exprimer autrement

À Shawinigan, Vincent Senez-Allaire était considéré comme un joueur d’énergie. À Longueuil, auparavant, on lui demandait d’amasser des points. À Granby, il revient à ce qu’il était dans le junior AAA, c’est-à-dire un joueur offensif.

« C’est certain que c’est agréable de s’exprimer de cette façon. C’est toujours valorisant de marquer des buts et de récolter des points. Mais le hockey, c’est ça. Ça prend de tout pour faire une bonne équipe. »

À Granby, il retrouve Vincent Gervais et David Marcotte, avec qui il a joué à Longueuil, et Guyon, qui était toujours dans l’entourage du Collège Français même s’il ne jouait plus avec l’équipe. Et il y avait Guilbault. Bref, il est arrivé en terrain connu.

« Ça a aidé à ma décision de tenter ma chance avec les Bisons, c’est clair. Parce que je connaissais un paquet de gars, l’adaptation a été facile. »

Et il aime ce qu’il voit de la Ligue senior AAA.

« C’est du bon hockey. C’est robuste, c’est clair, mais ça patine et il y a du talent en masse. C’est une bonne ligue. »

Ses succès à Granby pourraient-ils l’inciter à considérer une offre de la Ligue nord-américaine s’il en recevait une ?

« Il faudrait que ce soit avec une équipe près de chez moi, à Longueuil. À Sorel-Tracy peut-être. Car passer mes fins de semaine sur la route pour aller jouer à Rivière-du-Loup ou Jonquière, ça ne m’intéresse pas. C’est une autre raison pourquoi j’apprécie jouer à Granby. »

Sans compter que l’automne prochain, il devrait entamer des études à l’Université Concordia, à Montréal.

Belle équipe

Clairement, Vincent Senez-Allaire apprécie son expérience à Granby. Évidemment, c’est toujours plus agréable de jouer au sein d’une équipe gagnante.

« On a une belle équipe, c’est sûr. Et je pense qu’on peut aller loin. Évidemment, il y a beaucoup de parité dans la ligue, tu ne peux pas te permettre de prendre une soirée de congé. Mais nous ne sommes pas un feu de paille, j’en suis convaincu. »