Vincent Roy vient de conclure sa carrière au football universitaire. «Je viens de passer cinq années ici, cinq belles années», indique le Granbyen au sujet de son association avec le Vert et Or de l’Université de Sherbrooke.

Vincent Roy: des adieux difficiles au Vert et Or

Vincent Roy ne s’en cache pas : la fin de sa carrière avec le Vert et Or de l’Université de Sherbrooke constitue un moment difficile à passer.

« Je viens de passer cinq années ici, cinq belles années, explique le Granbyen, un ancien des Incroyables de J.-H.-Leclerc. Le succès n’a pas toujours été au rendez-vous sur le terrain, mais reste que le Vert et Or, c’est une famille, une belle et grande famille. Ce n’est pas facile de penser que c’est terminé. J’ai noué de fortes relations d’amitié avec tellement de gens… »

Le Vert et Or (2-6) a échoué dans sa tentative de participer aux séries éliminatoires de la ligue de football universitaire du Québec (RSÉQ), bien qu’il ait causé une véritable onde de choc en disposant des Carabins de l’Université de Montréal en cours de saison.

« Ça, ça a démontré à tout le monde que notre programme est sur la bonne voie, reprend Roy. Le jour n’est peut-être pas si loin où le Rouge et Or de l’Université Laval et les Carabins vont avoir de la véritable compétition. »

N’empêche que le Vert et Or avait une jeune équipe cette saison, ce qui a fini par causer sa perte, selon plusieurs.

« Ça nous a joué des tours en plusieurs occasions, c’est clair. Au football, on gagne en réussissant les petits détails et on perd en ratant les petits détails. Mais l’équipe va avoir beaucoup de succès bientôt, ça m’apparaît évident. »

Après avoir complété un baccalauréat en marketing, Roy est en train d’en faire un deuxième, celui-là en technologie des affaires. Si sa carrière avec le Vert et Or est terminée, il en a encore pour plusieurs mois à fréquenter l’Université de Sherbrooke.

« Ça va assurer une transition un peu plus en douceur. Car ces cinq années de football ont passé vite, trop vite. J’avoue que je suis très émotif depuis la fin de la saison. »

Les Riders

Vincent Roy, on le sait, a été sélectionné par les Roughriders de la Saskatchewan lors du dernier repêchage de la Ligue canadienne de football. Il a disputé une dernière saison avec le Vert et Or après avoir participé au camp d’entraînement des champions de la section Ouest, qui devraient l’inviter à leur prochain camp.

« Lors d’un match face aux Carabins, cet automne à Montréal, le recruteur en chef de l’équipe est venu me voir pour me répéter qu’ils avaient aimé ce qu’ils avaient vu de moi au camp et que j’étais toujours dans les plans de l’organisation, mentionne le joueur de ligne offensive. C’est rassurant, même s’il ne faut jamais rien prendre pour acquis. »

Lorsque les Riders l’ont retranché à la fin du camp, Roy aurait pu se joindre à l’équipe de pratique du Rouge et Noir d’Ottawa. Mais il a préféré retourner à Sherbrooke.

« Ce que ça m’a dit, c’est qu’il n’y a pas que les Riders qui ont de l’intérêt pour moi et que je pourrais me retrouver ailleurs si ça ne fonctionne pas en Saskatchewan. Les Riders m’ont repêché, c’est avec eux qui j’aimerais entreprendre ma carrière chez les pros, mais c’est bon de savoir que ce n’est pas la seule alternative. »