En sept matchs jusqu’ici, Vincent Gervais a conservé une moyenne de buts alloués de 3,95, accompagnée d’un taux d’efficacité de ,886.

Vincent Gervais revit à Waterloo

Vincent Gervais donne du bon hockey aux Maroons par les temps qui courent, lui qui était devant le filet lors des trois victoires de suite remportées par l’équipe. Après avoir vécu une saison plus que difficile la saison dernière, l’athlète de 23 ans a l’impression de revivre.

« C’est pas compliqué, j’ai retrouvé le goût de jouer au hockey, explique-t-il. Je me suis présenté aux Maroons avec le sourire, en me disant que j’allais connaître une bonne saison et que j’allais m’amuser. Le début de campagne n’a pas été facile, mais là, je pense qu’on est vraiment sur la bonne voie. »

Gervais a entrepris la saison en partageant le travail avec Guillaume Nadeau. Ce dernier a été écarté du portrait depuis, ce qui a confirmé Gervais comme gardien no 1.

« C’est bon pour la confiance, c’est clair. On a une belle équipe, bien meilleure que notre fiche ne l’indique (4-4-1) et je veux faire ma part pour l’amener le plus loin possible. On a ce qu’il faut pour faire un bon bout de chemin. »

Gervais sera bien sûr devant le filet samedi soir alors que le Wild de Windsor (4-3-2, avec quatre défaites de suite) sera en visite à l’aréna Jacques-Chagnon. Reste à savoir qui sera son adjoint. Car les Maroons viennent d’acquérir François Lacerte, dont les droits appartenaient au Condor de Nicolet, en retour de Jordan Bernier, qui n’a jamais vraiment répondu aux attentes, et son frère Raphaël, qui a disputé quelques matchs avec l’équipe la saison dernière. Félix Martin et Frédérick Roy, qui n’ont pas encore joué, sont les autres gardiens de l’équipe waterloise.

Lacerte, 27 ans, a joué pour six équipes dans la LHJMQ et il a disputé 65 matchs avec les Olympiques de Gatineau en 2011-2012. Il a ensuite joué dans la Ligue nord-américaine, en France et au hockey universitaire. Il s’entraîne présentement avec les Patriotes de l’UQTR.

Il revient de loin

Vincent Gervais a connu une belle carrière dans la Ligue de hockey junior AAA, lui qui a été le gardien de confiance de son entraîneur à Saint-Hyacinthe (les Lauréats jouent maintenant dans le collégial) et à Longueuil. Avec le Collège Français, en 2016, il a même remporté la Coupe Napa à la suite d’une série finale disputée face aux Inouk.

Mais après une première saison intéressante au niveau senior au Cap-de-la-Madeleine, il n’a joué que deux petits matchs en 2017-2018, un avec le Cloutier Climatisation et un autre avec les Éperviers de Sorel-Tracy, dans la Ligue nord-américaine. Une saison qu’il qualifiera de « très éprouvante ».

« Ça a été vraiment difficile, reprend-il. Honnêtement, j’ai l’impression de revenir de loin. Moi, j’aime me sentir important au sein de mon équipe et je n’ai évidemment jamais eu ce feeling la saison dernière. Je retrouve cette sensation présentement et j’aime ça. »

En sept matchs jusqu’ici, Gervais a conservé une moyenne de buts alloués de 3,95, accompagnée d’un taux d’efficacité de ,886. La saison où il a triomphé avec le Collège Français, sa moyenne avait été de 2,32, avec un pourcentage de ,910.

« Lors des premiers matchs avec les Maroons, je n’avais pas la forme que ça prend pour être bon dans cette ligue-là. Soixante minutes, je trouvais ça long et mes jambières étaient lourdes à la fin. Mais la forme (game shape) revient tranquillement et je me sens de mieux en mieux. »

À moyen terme, Gervais ne détesterait pas obtenir un poste dans la LNAH. Comme à peu près tous les joueurs de la LHSAAAQ remarquez bien. Mais il entend donner son meilleur aux Maroons d’ici là.

« Je suis bien à Waterloo. On a une belle équipe, mais aussi un très bon groupe de joueurs, qui m’ont très bien accueilli. Et c’est ici que j’ai retrouvé le goût de jouer au hockey. Et ça, c’est important, c’est précieux… »