«Comme les occasions de courir sont moins nombreuses cette année, l’excitation est très forte à chaque fois. Comme si c’était un gros cadeau à chaque fois que je monte dans la voiture. C’est spécial comme <em>feeling</em>», explique Vincent Berthiaume.
«Comme les occasions de courir sont moins nombreuses cette année, l’excitation est très forte à chaque fois. Comme si c’était un gros cadeau à chaque fois que je monte dans la voiture. C’est spécial comme <em>feeling</em>», explique Vincent Berthiaume.

Vincent Berthiaume, l’homme à battre dans le Bas-Saint-Laurent

Michel Tassé
Michel Tassé
La Voix de l'Est
Vincent Berthiaume se prépare à entamer la défense de son titre en sportsman à l’Autodrome BSL, située à Saint-Denis-de-Ladrière, dans le Bas-Saint-Laurent. Et il a hâte.

« Est-ce qu’il y aura plus de pression ? Probablement, lance le Granbyen de 17 ans. Quand tu es le champion, tu deviens l’homme à battre et c’est normal. Défendre un titre avec succès, c’est un beau défi à relever. Et c’est mon objectif. »

À l’Autodrome BSL, Berthiaume mise sur une équipe, menée par Pierre Gagné, qui lui a préparé une voiture quasi parfaite à chaque fois qu’il est débarqué sur la piste la saison dernière.

« Je suis privilégié, reprend Berthiaume. Je suis traité comme un roi par Pierre et son équipe. »

Certains diront que la compétition n’est pas aussi relevée dans le Bas-Saint-Laurent qu’à Granby, par exemple, en sportsman. Il n’en demeure pas moins que Berthiaume partage la piste avec des pilotes aguerris, les meilleurs de l’Est-du-Québec, et qu’il acquiert une expérience précieuse. Sans compter que la classe sportsman est la classe-reine à l’Autodrome BSL, une piste d’un quart de mile.

« J’ai hâte d’y retourner, j’ai hâte de retrouver les gens là-bas. »

Et il y retournera souvent puisque le championnat de la piste, pandémie et rénovations obligent, aura lieu sur sept week-ends consécutifs, à partir de la fin de semaine prochaine. En raison de deux programmes doubles, le championnat comptera un total de neuf épreuves. L'action aurait dû débuter samedi, mais de fortes probabilités de pluie ont forcé les promoteurs à remettre l'ouverture.

Deux départs

On a beau être à la fin août, Vincent Berthiaume n’a effectué que deux départs depuis le début de la saison. Il a couru une fois à l’Autodrome Granby et une fois au RPM Speedway, les deux fois en sportsman. Si sa course à Granby ne passera pas à l’histoire, il a ramené une intéressante septième place à Saint-Marcel après être parti 13e.

Mais Berthiaume, qui a fait ses classes à l‘intérieur de la série G-Kart de l’Autodrome, devait aussi effectuer ses grands débuts en modifié la semaine dernière au RPM Speedway au sein de l’équipe de Maxime et de Josianne Plante. Mais voilà, le programme a été déplacé à l’Autodrome.

« J’étais déçu, c’est certain, mais le plan était vraiment que je commence au RPM Speedway. En raison de mon calendrier très chargé à l’Autodrome BSL, mes débuts en modifié auront lieu l’an prochain seulement. Ce n’est pas la fin du monde, j’aurai simplement plus d’expérience en piste lorsque je ferai ma première course dans la grosse classe. »

Chose certaine, si plusieurs pilotes ont fait part d’un degré de motivation à la baisse cette saison, ce n’est pas le cas de Berthiaume.

« Comme les occasions de courir sont moins nombreuses cette année, l’excitation est très forte à chaque fois. Comme si c’était un gros cadeau à chaque fois que je monte dans la voiture. C’est spécial comme feeling. »

Berthiaume a entamé ses études collégiales cette semaine. Il étudie en sciences humaines à Granby. S’il doute qu’il gagnera sa vie avec les courses, il a encore ses rêves.

« L’aventure de Paul Saint-Sauveur, qui a fait une saison complète en gros bloc l’an dernier, m’a fait rêver. Et j’aime la série canadienne de NASCAR aussi, même si c’est sur asphalte. Mais tout ça, évidemment, ça prend du budget. On verra… »

Car pour l’heure, il a un titre à défendre.