Stéphane Morin et le club de golf Le Rocher ont de belles choses à offrir aux différents golfeurs de la région.

Vent de renouveau au Golf Le Rocher

J’ai toujours beaucoup de plaisir à jaser avec Stéphane Morin, propriétaire du Golf Le Rocher, à Roxton Pond.

Nous nous connaissons depuis une bonne quinzaine d’années et avons toujours su garder une excellente relation.

Il existe un tel lien de confiance entre lui et moi qu’il m’avait confié ses deux enfants quand est venu le temps pour lui et sa femme de choisir une école secondaire. Ils savaient que j’allais en prendre soin comme s’ils étaient les miens !

Leur fils, « Doum » (Dominic), a gradué il y a quelques années. En juin dernier, c’était au tour de leur plus jeune, « Fred » (Frédérique), d’en faire autant. Les enfants de Stéphane ont d’ailleurs eu la gentillesse, et surtout la délicatesse, de venir me saluer la dernière journée avant de quitter. Ils ont pris soin de venir me remercier pour leurs belles années passées en ma compagnie. Comment alors ne pas aimer ces deux enfants si attachants ?

Ainsi, quand leur paternel m’a annoncé, il y a quelques semaines, qu’il entendait donner un nouveau souffle à son club de golf, je n’ai pas eu de peine à trouver du temps à lui accorder dans mon agenda. Je me suis fait un devoir d’aller à sa rencontre.

Canicule, temps de jeu, Groupon et Tuango
La majorité des clubs de golf de l’Estrie et de la Montérégie fait cette année le même constat : après un lent début de saison occasionné par de fréquentes pluies, les terrains ont tous été asséchés par la ribambelle de canicules qui a suivi la Fête nationale.

« Les canicules, on ne peut rien faire contre. C’est un problème régional et presque tout le monde en a souffert, souligne Stéphane Morin. De notre côté, étant donné que nous devons respecter certaines restrictions en ce qui concerne notre consommation d’eau, nous gardons nos réserves pour que nos verts demeurent impeccables. »

Mais mon ami Stéphane est aussi très lucide. Si les gens fréquentent un peu moins son terrain cette année, ce n’est pas uniquement en raison de la canicule. Il reconnaît que certains joueurs ont été quelque peu échaudés par des rondes qui duraient entre cinq et six heures, ce qui, évidemment, représente un temps de jeu beaucoup trop long.

« C’est évident que j’ai pris bonne note de toutes les critiques qui nous ont été adressées, assure-t-il. C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles nous avons été, par exemple, beaucoup moins agressifs avec la diffusion de nos offres sur des sites comme Groupon et Tuango. Quand nous faisions affaire avec eux, notre terrain était surchargé et, effectivement, les rondes prenaient beaucoup trop de temps à se jouer. »

« Mais avant de recevoir ces critiques, tout allait quand même bien pour nous, poursuit Stéphane, aussi directeur général du Rocher. Grâce à ces billets Internet, les gens se présentaient en masse et, depuis 2015, nous avons connu trois belles années. »

« Cet hiver, enchaîne-t-il, nous avons cependant fait un examen de conscience pour redonner un nouveau souffle au club et nous voulons que celui-ci se poursuive dans les années à venir. On a d’abord considérablement diminué nos activités avec Tuango, mais on a gardé leur base de données contenant tous les courriels des clients que nous avons obtenus avec eux (Morin les chiffre à un peu plus de 4000). Le but est d’offrir à ces “golfeurs et golfeuses d’un jour” nos différentes promotions maison. Par exemple, on a récemment lancé une carte de membre valide les mardis, mercredis et jeudis pour seulement 399 $, plus taxes. »

« L’an dernier, il s’est joué un peu plus de 28 000 rondes chez nous et cette année, on devrait en enregistrer entre 22 000 et 25 000, si tout va bien. On doit innover et cela devra passer, à notre avis, par une meilleure mise en marché. Que ce soit par les médias traditionnels, les réseaux sociaux ou encore par un site transitoire lié au nôtre (www.golflerocher.com) où les gens pourront y effectuer leurs achats de rondes à l’avance. »

Sur le marché, mais pas de ventes à tout prix
Finalement, je ne pouvais conclure mon entretien avec Stéphane Morin sans lui demander de commenter la rumeur qui a couru en ville cet hiver à l’effet que son club était à vendre.

« Écoute Danny. Toi et moi, on ne s’est jamais fait de cachettes. Je vais donc te dire les vraies choses, a lancé Stéphane. Oui, le club est sur le marché, comme c’est le cas de plusieurs autres au Québec. Cependant, je n’ai pas mis de pancarte « À vendre » devant le terrain et je n’en mettrai pas non plus. J’aime trop ce que je fais pour vouloir le donner. Par contre, s’il y avait un acheteur sérieux qui se manifestait, et je dis bien sérieux, je n’aurais rien à perdre à l’écouter. »

Tout en m’entretenant avec Stéphane, je n’ai pu m’empêcher de penser qu’il y avait des constantes au Golf Le Rocher, et ce, année après année : son paysage magnifique, le design de ses trous, la courtoisie de son personnel, la beauté de ses verts et son rapport qualité-prix. Le tout fait en sorte que les golfeurs s’y rendent en grand nombre.

ON EN JASE AUTOUR D'UN BON CIGARE

Louise Tétreault, Jacques Gingras, Claude Beauchemin et René Hamel font souvent partie du même quatuor au club de golf Granby St-Paul. Si les trois premiers ont déjà été « assermentés » en tant que membres de mon « Club des As », ayant tous réussi un trou d’un coup au cours des deux dernières années, ils attendaient avec impatience que René réussisse, lui aussi, cet exploit afin d’être le premier quatuor à accéder à mon club sélect (remarquez ici l’ironie !). C’est maintenant chose faite. Le 2 août dernier, alors qu’il était accompagné de Claude, René a vu sa balle tomber dans la coupe du trou no 1 du parcours Yamaska grâce à un brillant coup de fer 6 sur une distance de 120 verges. Toutes mes félicitations !

Mes espions m’apprennent qu’il se passe de très belles choses à Waterloo au camp de tennis François Godbout, où les enseignements sont dispensés par le professionnel Norman Rothsching aux enfants présents. 

De la bien belle relève, me dit-on.