Vasek Pospisil croit fermement en ses chances de revenir parmi l’élite du tennis.

Vasek Pospisil fait le plein de souvenirs

Vasek Pospisil s’est entraîné pendant deux longues heures en compagnie de Peter Polansky, dimanche en fin d’après-midi, sur le court central des Tennis Saint-Luc. Sept ans plus tard, il fallait bien qu’il refasse véritablement connaissance avec le terrain sur lequel il a triomphé en simple comme en double en 2012.

« Granby, c’est plein de souvenirs pour moi », a lancé l’athlète de 29 ans, qui revient chez nous après avoir atteint la finale de la Coupe Rogers en 2013, s’être hissé au 25e rang mondial en 2014, avoir remporté le tournoi de Washington la même année, avoir atteint les quarts de finale à Wimbledon en 2015 et avoir battu le no1 mondial d’alors, Andy Murray, en 2017.

Pour toutes sortes de raisons, notamment des blessures, les dernières années ont toutefois été plus difficiles pour Pospisil. Et voilà qu’en vertu de son 186e rang mondial, il doit reprendre la route des tournois de type Challenger. Le tennis, c’est ça.

Mais voilà, il n’est pas gêné de revenir à Granby. Ce qui l’inquiétait le plus, lorsqu’on l’a rencontré dimanche, c’était plutôt son poignet gauche, dont le mauvais état l’a forcé à se retirer du Challenger de Gatineau.

« Je vais jouer ici, c’est sûr, a-t-il repris. Est-ce que je vais être à 100% ? Je ne sais pas. Puisque je ne devrais pas jouer avant mercredi (quatrième favori, il aura un laissez-passer au premier tour), ça va me donner une chance. Aujourd’hui, au moins, ça allait bien… »

Pospisil s’est blessé à l’entraînement il y a quelques semaines. Depuis le début de 2019, il n’a disputé qu’un seul match (une défaite au premier tour à Wimbledon devant Félix Auger-Aliassime), lui qui a été opéré pour une hernie discale en janvier.

« Un seul match en sept mois, c’est pas beaucoup. J’ai besoin de jouer. J’ai surtout besoin de jouer avant la Coupe Rogers, qui arrive à grands pas. »

Car Pospisil le répète : il croit fermement en ses chances de revenir parmi l’élite de son sport.

« J’ai 29 ans, juste 29 ans. J’aime encore le tennis et je suis prêt à travailler fort. Si je n’y croyais pas, je ne serais pas ici. »

Une visite guidée ?

Clairement, Vasek Pospisil est heureux de revenir à Granby. Son sourire ne mentait pas, dimanche, alors qu’il serrait la main des bénévoles et des amateurs qu’il croisait sur le site du Challenger.

« C’est ici que j’ai gagné un de mes premiers tournois de type Challenger [NDLR : précisément le deuxième, après celui de Rimouski, aussi en 2012] et ça, ça ne s’oublie pas. Mais les gens et l’ambiance, ça ne s’oublie pas non plus. Et il y a les courts que l’on retrouve ici, qui sont très rapides et que j’ai toujours adorés. Pour toutes ces raisons, revenir chez vous, c’est agréable ! »

En fait, il serait « encore plus enthousiaste », pour reprendre ses propres mots, s’il se sentait en parfaite santé.

« Honnêtement, c’est la seule chose, mais c’est un gros morceau. Pour le reste, ça va peut-être me prendre une visite guidée parce qu’il me semble que le site a beaucoup changé depuis sept ans ! »

Et vous savez quoi ? Il n’aura assurément aucun mal à trouver des gens intéressés à lui faire faire le tour du propriétaire…