Après avoir connu de bons moments avec les Capitales de Québec en 2015, Cédric Vallières a passé les dernières saisons avec le Big Bill de Coaticook, l'adversaire des Castors d'Acton Vale en finale de la Ligue de baseball majeur du Québec.

Vallières croit toujours aux chances du Big Bill

Même si son équipe vient de subir des revers de 10-0 et de 18-1 face aux Castors d'Acton Vale, le Roxtonnais Cédric Vallières est d'avis qu'il ne faut pas pour autant enterrer le Big Bill de Coaticook en finale de la Ligue de baseball majeur du Québec.
« On n'a pas joué du gros baseball au cours des deux derniers matchs, mais à ce que je sache, la série est égale 2-2, affirme l'ancien des Capitales de Québec. Honnêtement, nous n'avons aucun complexe face aux Castors et ils n'ont pas réussi à nous mettre à terre, je vous le garantis. »
Vallières évolue principalement à l'arrêt-court avec le Big Bill. En saison régulière, il a frappé pour une moyenne de ,419, avec quatre circuits et 29 points produits. Il a aussi obtenu deux départs au monticule en séries, dont vendredi dernier­ à Acton Vale.
« Steve Green était au monticule pour les Castors, nos meilleurs lanceurs n'étaient pas disponibles et le gérant a décidé que c'est moi qui allais être sacrifié ! reprend-il en riant. J'ai fait ce que j'ai pu (il n'a pas résisté trois manches), mais disons que je ne suis pas un vrai de vrai lanceur. Je suis plus un dépanneur. »
Selon lui, le Big Bill devra jouer le baseball défensif dont il est capable s'il veut remporter la série.
« La défensive, c'est notre force. C'est pas compliqué, il faut revenir à nos bonnes habitudes. »
Le cinquième match de la série aura lieu au stade Léo-Asselin, mercredi soir.
Pas de regrets
Vallières, 25 ans, a disputé les deux dernières saisons avec le Big Bill. On se souviendra qu'il avait tourné le dos aux Capitales de Québec après avoir connu de beaux moments dans la Ligue Can-Am de baseball indépendant en 2015 parce que, disait-il, il avait besoin de travailler pour payer son retour aux études à l'Université­ Bishop's.
« Je ne regrette pas ma décision. J'ai du plaisir à Coaticook et il me reste juste un an à faire avant d'avoir complété mon baccalauréat en administration. J'ai dépanné les Capitales cinq fois la saison dernière, mais je n'ai pas eu de leurs nouvelles cette année. C'est correct et je n'en veux à personne. »
Avant de revenir au Québec, il avait connu beaucoup de succès avec les Bobcats de l'Université du Texas. Les études ont toujours occupé une place importante dans sa vie.
« Il faut penser à son avenir. J'aime le baseball, j'adore le baseball, mais je ne gagnerai pas ma vie avec mon sport. Il se joue de l'excellent baseball dans la LBMQ et je vais probablement continuer même après l'obtention de mon diplôme. Je joue au baseball depuis toujours, je n'abandonnerai pas comme ça... »
En attendant, il répète qu'il croit toujours aux chances du Big Bill face aux Castors.
« La série est devenue un deux de trois. Les massacres, c'est fini. Les deux ou trois matchs qu'il reste vont être serrés. Et je le répète : nous ne sommes pas à terre. »