Valérie Saurette en compagnie de ses fils Elliot et Zack, aujourd’hui âgés de 14 et 11 ans

Valérie Saurette: «Le sport m’a donné beaucoup»

La Granbyenne d’origine Valérie Saurette a connu une brillante carrière en patinage artistique. Bien sûr, on se rappellera surtout de ses succès avec son partenaire Jean-Sébastien Fecteau, avec lequel elle a notamment remporté trois fois le bronze en couple lors des championnats canadiens.

«Le sport m’a donné beaucoup, explique Valérie, qui a mis fin à sa carrière en 2002. Je suis fière de ce que j’ai accompli et je suis fière de continuer à vivre du sport encore aujourd’hui.»

À 44 ans, la dame est chorégraphe et coach en patinage artistique, elle travaille auprès de hockeyeurs afin de les aider à améliorer leur technique de patinage et elle est au service d’athlètes inscrits en sport-études en patinage artistique. Elle est également la maman d’Elliot, 14 ans, et de Zack, 11 ans, et est installée à Boucherville depuis de nombreuses années.

«Je suis travailleuse autonome et je me promène partout au Québec et au Canada, reprend celle qui arrivait justement d’Halifax lorsqu’on lui a parlé. Mais j’ai réussi à demeurer dans le monde du patin et ça, c’est une belle victoire pour moi. J’aime ce que je fais, j’aime ma vie.»

Non, elle n’a pas souvent l’occasion de revenir à Granby, mais elle se tient au courant de ce qui se passe dans la ville natale. Ses parents, d’ailleurs, y vivent toujours.

Valérie à l’époque où elle faisait équipe avec Jean-Sébastien Fecteau

Un seul regret

Valérie Saurette a pris sa retraite de la compétition en 2002, à l’âge de 27 ans, après 19 ans de patinage artistique. Son sport lui a permis de vivre de beaux moments et de voir une bonne partie du monde.

«Les gens se souviennent de mes trois médailles de bronze remportées avec Jean-Sébastien aux championnats canadiens et de notre participation au championnat mondial, à Helsinki, mentionne-t-elle. Mais il y a aussi eu cette deuxième place au Trophée Nebelhorn, en Allemagne, ainsi que cette quatrième place au Championnat des quatre continents. On a fait un bon bout de chemin, même si on n’est pas parvenus à se rendre jusqu’aux Jeux olympiques…»

La dernière année de compétition du couple reste un de ses plus beaux souvenirs, sinon son plus beau. Et même si elle a été marquée par une cinquième place au championnat canadien, position qui a privé le duo d’une place aux Jeux de Salt Lake City.

«Tant physiquement que mentalement, je me sentais très bien, j’étais confiante. Car ça, c’est probablement mon seul regret. Je n’ai pas toujours eu la confiance nécessaire pour atteindre mes objectifs. J’ai longtemps pensé que toutes les filles étaient meilleures que moi et ça, ça m’a fait mal. Mais à la fin, je croyais enfin en moi.»

Une fois qu’elle a accroché ses patins, Valérie n’est pas vraiment restée en contact avec Jean-Sébastien Fecteau, devenu ingénieur à la Ville de Laval.

«Jean-Seb a été un partenaire extraordinaire, mais nous n’avions pas vraiment de points communs en dehors du sport. Tout de même, il était là à mon party de 40e anniversaire et j’étais très contente de le revoir.»

Valérie Saurette espère qu’elle demeurera longtemps associée à son sport.

«Le patinage artistique, c’est toute ma vie, ou presque. Je ne vois pas le jour où la passion ne sera plus là…»