« Les séries, c’est vraiment un jeu d’erreurs. L’équipe qui en fait le moins gagne à peu près tout le temps », souligne Joachim Vachon.

Vachon: «On sait à qui on a affaire»

Les Inouk ne l’ont pas eu facile, dimanche après-midi au centre sportif Léonard-Grondin, lors du premier match de la série les opposant aux Braves de Valleyfield. Ce qui n’a absolument pas surpris le vétéran Joachim Vachon, qui ne s’attend pas à ce que ce soit plus aisé jeudi soir sur la route.

« On sait qu’on affronte une bonne équipe, on sait que les Braves ne nous donneront pas la série, a expliqué l’athlète de Sherbrooke, mercredi après-midi, avant la séance d’entraînement des Inouk. Ils sont sortis en force, mais on a été capables de retrouver nos repères avant qu’il ne soit trop tard. Et ils vont sortir aussi fort, sinon plus, chez eux... »

Comme tout le monde chez les Inouk, Vachon se prépare à une longue série.

« On sait à qui on a affaire. Ça n’a jamais été facile contre eux et on dirait bien que ce ne le sera jamais. Ils sont coriaces. Mais c’est correct, on est en éliminatoires et ce n’est pas supposé être facile non plus... »

Selon Vachon, ce sont dans les détails que cette série va se jouer.

« Les séries, c’est vraiment un jeu d’erreurs. L’équipe qui en fait le moins gagne à peu près tout le temps. »

Le no 21 a amassé deux passes dans la victoire de 7-4 de dimanche. Après le match, le capitaine Gabriel Chicoine, qui a marqué trois buts, lui a rendu hommage en disant que Vachon n’est jamais assez félicité pour le travail qu’il effectue devant le filet. La job sale, comme il a mentionné.

« Mon travail à moi, c’est de créer de l’espace. C’est ce que je fais avec Maxime (Borduas) et Patrice (Demuy), mes compagnons de trio. C’est pas le travail le plus facile, mais c’est valorisant. »

En 47 matchs cette saison, sa deuxième avec les Inouk, Vachon a amassé 60 points, dont 21 buts.

Un beau défi
Preuve que le message de Patrice Bosch passe, les joueurs des Inouk semblent tous tenir le même discours présentement. Ils croient en leurs chances d’aller jusqu’au bout, mais ils ne tiennent rien pour acquis.

« On sait ce qu’on est capables de faire, souligne Joachim Vachon. On a un peu de pression, c’est vrai. Mais j’ai aimé quand Pat a demandé, l’autre jour dans La Voix de l’Est, si c’était de la pression ou simplement un beau défi à relever. Moi, vraiment, je vois ça comme un beau défi. »

La carrière junior de Vachon achève. Celui qui rêve de devenir policier entend jouer au hockey senior la saison prochaine.

« Je me verrais bien avec les Maroons. C’est du bon calibre. Mais j’ai encore de beaux moments à passer ici, avec les Inouk. Les prochaines semaines s’annoncent excitantes. »