Une équipe de la LNH à Québec? Il faudra être patient, surtout lorsque l’on voit comment se développe l’ouest des États-Unis...

Une surprise, pas juste sur la glace!

Quelques jours avant la rentrée, j’ai profité d’un petit séjour à Las Vegas en compagnie de ma conjointe et de nos inséparables complices, Guylaine Beauchamp et Carol Groleau.

Las Vegas est une de nos destinations favorites. Nous y sommes allés à quatre reprises au cours des cinq dernières années ! Lors de notre dernière visite, en 2016, la ville venait tout juste d’accueillir une formation qui allait grossir les rangs de la LNH, les Golden Knights.

S’il y a deux ans, personne ne se serait douté du succès que cette équipe allait connaître sur la glace lors de sa saison inaugurale (109 points en 82 matchs, en plus d’une surprenante participation à la finale de la Coupe Stanley), cette fois-ci, je voulais en savoir davantage au sujet de l’impact de la formation sur sa communauté.

On ne se le cachera pas, l’un des arguments que nous servent souvent les gens de Québec — ceux qui souhaitent ardemment le retour des Nordiques au sein du circuit Bettman — est le suivant : pourquoi amène-t-on le hockey dans une ville qui n’a aucune affinité avec ce sport, alors que dans la Vieille Capitale, on possède déjà un énorme bassin de partisans ?

Ceci étant dit et, surtout, pour en savoir plus sur l’impact suscité par la venue des Knights à Vegas, j’ai pris rendez-vous, grâce à un ami commun, avec le confrère Mark Reynolds, un journaliste à la retraite devenu consultant et qui a manifestement toujours ses entrées au sein de la communauté sportive de l’endroit. Reynolds a couvert le sport et les arts au Nevada et en Californie.

Non seulement a-t-il été en mesure de me faire visiter les installations du club au grand complet, mais il a également répondu à toutes mes questions, et ce, avec une extrême gentillesse.

« Je ne suis pas dans la tête de M. Foley – Bill, le propriétaire de la formation –, mais il m’a semblé évident qu’au départ, son but était d’obtenir une franchise pour Las Vegas, au sein de l’une ou l’autre des quatre grandes ligues professionnelles, soit la NFL (National Football League), la MLB (Major League Baseball), la NBA (National Basketball Association) ou la NHL (National Hockey League). On voulait tout d’abord s’en procurer une pour montrer aux instances des différents circuits qu’on était en mesure de bien l’opérer et, aussi, cela nous permettrait d’en obtenir une autre dans un autre sport par la suite. »

« Toutefois, avec les succès qu’ont connus les Knights lors de la dernière année, je suis de moins en moins convaincu que l’on est encore aussi pressés en ce qui concerne la NBA, et ce, d’ici 2025 », a avoué le sympathique sexagénaire, passionné, notamment, de Nascar et de basketball collégial.

« Bien que la ville se prépare à accueillir, dans les prochains jours, des matchs pré-saisons de la NFL, je crois qu’une première occasion s’est présentée il y a deux ans alors que tous savaient que les Chargers de San Diego allaient déménager et que, finalement, leurs propriétaires ont préféré poursuivre les activités de l’équipe à Los Angeles. Depuis ce temps, je pense que M. Foley, et un groupe d’hommes d’affaires qui constituent son cercle d’amis, veulent prendre leur temps dans le but de ne pas rater leur deuxième chance. »

« Et cette deuxième chance, ils auront amplement le temps de s’y préparer : Vegas vient tout juste d’obtenir une deuxième concession professionnelle. On est à construire un stade de 65 000 places à proximité de la strip. Celui-ci servira de domicile aux Raiders d’Oakland — qui deviendront les Raiders de Vegas — à compter de 2020. Même si ce club prendra beaucoup de place dans notre paysage sportif, il y a, à mon avis, une certitude : les Golden Knights y sont bien implantés et le hockey est même devenu l’activité la plus hot ici. Chaque match local est devenu un véritable happening. D’ailleurs, pour le prix d’une heure à parier dans n’importe quel casino, tu peux passer une belle soirée au T-Mobile Arena avec ta famille », poursuit celui qui est également photographe à ses heures.

Est-ce à dire qu’une véritable « culture de hockey » est en train de s’installer à Vegas ?

« Même si plusieurs étaient méfiants au départ, Bill Foley a réussi un tour de force. Personne ne leur aurait prédit autant de succès. Par contre, il a vraiment eu la main heureuse en embauchant des hommes de hockey de la trempe de George McPhee (directeur-gérant) et Gérard Gallant (entraîneur-chef). D’un autre côté, je crois qu’il reste énormément de travail à faire, dont celui d’aller chercher un plus grand nombre de partisans issus des banlieues comme Henderson, Boulder City ou North Las Vegas. Il ne faut pas oublier que dans un rayon de 45 minutes de route de l’aréna, on a accès à une population d’environ 2.4 millions d’habitants », fait remarquer l’homme qui doit lui-même franchir 45 minutes pour se rendre sur la strip, étant un résidant de Primm, une toute petite ville située à la frontière du Nevada et de la Californie.

Il n’y a pas à dire, le sport professionnel tend vraiment à se développer dans l’ouest des États-Unis. Après Vegas et bientôt Seattle dans la LNH, on peut comprendre pourquoi Québec peut être très loin dans les pensées de Gary Bettman…

Samedi dernier avait lieu le Tournoi du directeur général au club de golf Miner. Pierre Maillé y a remporté un crédit-voyage de 1000$ chez Voyage À tout prix. Sur la photo, dans l’ordre habituel, on retrouve le gagnant, Pierre Maillé, Daniel Bernard, directeur général du Miner, et Éric Archambault, propriétaire de Voyage À tout prix.

ON EN JASE AUTOUR D'UN BON CIGARE

Samedi dernier avait lieu le Tournoi du directeur général au club de golf Miner. Pierre Maillé y a remporté un crédit-voyage de 1000$ chez Voyage À tout prix. Sur la photo, dans l’ordre habituel, on retrouve le gagnant, Pierre Maillé, Daniel Bernard, directeur général du Miner, et Éric Archambault, propriétaire de Voyage À tout prix.

Samedi dernier avait lieu le traditionnel tournoi du directeur général au club de golf Miner. Si 128 golfeurs ont répondu à l’appel de Daniel Bernard lors de cette journée fantastique, on a compté plus de 150 convives au souper à la bonne franquette où hamburgers, hot dogs et blé d’Inde étaient servis, histoire de socialiser dans une ambiance détendue. Bien connu dans la région justement pour ses aptitudes dans les relations publiques, le propriétaire de Voyage À tout prix, Éric Archambault, en a profité pour faire tirer un crédit voyage de 1000 $. Pierre Maillé a été le grand gagnant. Entre les branches, on me dit qu’il se passe de bien belles choses au Miner. Parmi celles-là, notons l’organisation de la Journée des aînés résidants de Granby qui a accueilli plus de 150 golfeurs gratuitement récemment.