Avant de se blesser à un genou, Laurent Minville (14) a inscrit le premier but des Inouk en fin de première période.

Une sixième de suite pour les Inouk !

Évidemment, les Braves de Valleyfield, toujours aussi coriaces, n’allaient pas rendre la vie facile aux Inouk. Mais les Granbyens sont néanmoins demeurés invaincus en 2018 alors qu’ils ont signé une victoire de 5-4 devant 564 de leurs partisans réunis au centre sportif Léonard-Grondin, vendredi­ soir.

Pour les Inouk (27-7-4), il s’agit d’une sixième victoire consécutive, leur meilleure séquence de la saison. Mais le résultat aurait pu être très différent, les Braves étant en avance 2-0 après 14 minutes de jeu.

« Je ne dirais pas qu’on a connu un mauvais début de match, a expliqué Patrice Bosch. Les Braves jouaient bien, leur gardien a effectué quelques bons arrêts et on a commis deux erreurs dans notre territoire qui nous ont coûté deux buts. Mais je savais qu’on allait revenir. »

Les Inouk ont nivelé les chances à 2-2 en début de deuxième période, mais ce n’est qu’à la fin du même engagement qu’ils ont pris les devants pour de bon.

En avance 5-4 avec moins de cinq minutes à faire à la troisième, les Inouk ont toutefois eu chaud lorsque Anthony Wojcik a écopé d’une pénalité majeure pour avoir fauché les patins, en plus d’une inconduite de partie. Mais les Braves ont écopé d’une pénalité mineure tout de suite après, ce qui a eu pour effet de rendre les choses un peu moins compliquées.

Laurent Minville, Thomas Caron, avec son deuxième dans l’uniforme des Inouk, Alexis Chicoine, Joachim Vachon (il a ajouté une passe) et Jacob Dupont ont inscrit les buts des gagnants. Samuel Bégin a été le meilleur des Braves avec un but et deux passes.

Blessé à un genou, Mainville a quitté après la première période.

Marc-Antoine Dufour a eu le meilleur sur ses anciens coéquipiers, lui qui a bloqué 25 lancers. Les Inouk ont lancé 32 fois sur Anthony Morrone.

Graveline : un beau retour

À son premier match avec les Inouk, Jacob Graveline a récolté une passe, son premier point dans la LHJAAAQ. Utilisé sur le quatrième trio en compagnie de Félip Bourdeau et de Tristan­ Belliveau, celui qui revient d’une longue réhabilitation à la suite d’une opération à un genou patinait avec aisance. Il a aussi appliqué quelques bonnes mises en échec.

« J’étais nerveux avant le match, mais je pense que ça s’est bien passé, a dit Graveline, qu’on a aussi vu sur le jeu de puissance. J’ai tenté de prendre ma place et de faire sentir ma présence. La première rencontre est derrière, le pire est maintenant passé. »

À l’invitation de ses coéquipiers, le no 96 a été le premier patineur à fouler la glace lors de la période de réchauffement. Et les joueurs des Inouk l’ont laissé faire quelques tours tout seul avant d’embarquer à leur tour. Un beau geste.

« Les gars dans ce vestiaire sont super », a laissé tomber Graveline.

Les Inouk visiteront le Titan de Princeville dimanche après-midi.

Thomas Caron se définit comme un joueur qui travaille fort.

CARON À GRANBY POUR PROGRESSER

Thomas Caron ne s’en cache pas : lorsque les Remparts­ de Québec lui ont indiqué le chemin de Granby et du junior AAA, il y a quelques semaines, il n’a pas sauté­ de joie.

« J’étais déçu, c’est clair, mais j’ai rapidement transformé quelque chose qui semblait négatif en quelque chose de positif, a expliqué l’attaquant de 17 ans avant le match face aux Braves. J’ai analysé mes options, mais j’ai vite réalisé que j’avais l’opportunité de me joindre à une excellente équipe, avec laquelle j’allais avoir beaucoup de temps de glace. Pour ma progression­, c’était parfait. »

En 14 matchs avec les Remparts, Caron avait amassé deux passes. Il a passé plus de temps dans les gradins que sur la patinoire pendant­ son séjour à Québec.

« L’idée, c’est de m’améliorer le plus possible avec les Inouk afin de faire ma place avec les Remparts­ la saison prochaine. Mais la gang est l’fun ici et je me sens bien. »

L’athlète de 6’1’ et 190 livres se définit comme un joueur qui travaille fort, qui protège bien la rondelle­ et qui a un bon tir.

« Personne ne m’a fait de cadeaux depuis que je joue au hockey. Il a fallu que je me retrousse les manches plus d’une fois. J’ai compris que rien n’est jamais gratuit dans la vie. »

Caron est originaire de Candiac­, mais il a de la famille dans la région. Il vit d’ailleurs en pension à Waterloo, chez une tante.