«Ça n’a pas été de la tarte, c’est clair», explique Steve Bernard au sujet de la saison qu’il vient de vivre.

Une saison «très dure mentalement» pour Steve Bernard

Steve Bernard ne s’en cache pas : il a trouvé la saison qui s’achève difficile. « Très dure mentalement », ajoute-t-il même.

« Ça n’a pas été de la tarte, c’est clair, a dit le Granbyen. En fait, on savait que ce ne serait pas facile, mais ça a été plus difficile qu’on le croyait. Tout de même, on a vu du positif au cours des dernières semaines. »

Bernard, on le sait, a apporté un changement majeur cette saison lorsqu’il a opté pour un châssis Teo après avoir été fidèle à Bicknell pendant une quinzaine d’années. Et l’adaptation n’a pas été facile.

« C’est complètement autre chose, je le répète. Par contre, on a fait l’erreur de ne pas se faire suffisamment confiance en début de saison. On avait des idées en tête, mais on hésitait. Et lorsqu’on a mis en application nos idées, ça s’est mis à mieux fonctionner. »

Tout au long du calendrier, Bernard a parlé d’une saison d’apprentissage. Mais il avoue que les malchances n’ont pas aidé sa cause non plus.

« On n’a jamais eu autant de bris que cette année. Le carburateur, entre autres, nous a donné des maux de tête depuis le jour un. Puis, il y a eu des accrochages, plus que d’habitude. Il s’est passé plein de choses cette saison. »

Avant le programme de vendredi, Bernard était neuvième au classement à l’Autodrome Granby, une position absolument inhabituelle pour lui. En fait, il n’était monté sur le podium qu’une seule fois.

« On est là pour gagner, on est là pour avoir du succès et, quand ça ne marche pas, ça t’atteint. Mais je dirais qu’à compter de la mi-saison, on ne pensait plus au championnat, on ne regardait plus les points. »

Au RPM Speedway, où il a remporté le championnat en 2016, 2017 et 2018, il a terminé troisième au classement. Ce qui a mis un baume sur ses plaies.

« Notre saison au Québec est finie, mais il nous reste encore plusieurs courses à l’extérieur. Lorsque ce sera terminé pour vrai, on va s’asseoir et on va analyser nos performances et tout ce qu’on a vécu cette année. En prévision de 2020, tout est possible, tout est sur la table. »

En incluant, admettra-t-il, un retour au châssis Bicknell.