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En attendant que sa saison prenne réellement son envol, Laurent Desmarchais s’entraîne régulièrement près de chez lui, sur les allées du Golf Château-Bromont.
En attendant que sa saison prenne réellement son envol, Laurent Desmarchais s’entraîne régulièrement près de chez lui, sur les allées du Golf Château-Bromont.

Une saison plus compliquée que prévu pour Laurent Desmarchais

Jonathan Gagnon
Jonathan Gagnon
La Voix de l'Est
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Laurent Desmarchais reconnaît que la situation est tristement ironique. Quelques jours après la victoire d’Hideki Matsuyama au Tournoi des Maîtres, et alors que les golfeurs québécois envahissent leurs clubs préférés, le meilleur joueur amateur au pays ne sait pas quand sa saison prendra véritablement son envol.

Desmarchais vient tout juste de se retirer de l’Invitation Terra Cotta, un tournoi organisé du 23 au 25 avril à Naples, dans l’État de la Floride. Le Bromontois de 19 ans a également renoncé à une compétition tenue en Caroline du Sud à la mi-mars.

« Avec la COVID-19, ce n’est pas trop intéressant de partir pour ensuite passer deux semaines en quarantaine. L’hiver, ça va, mais l’été, ça ne vaut tout simplement pas la peine. Je préfère passer ce temps sur un terrain à peaufiner mon jeu », a expliqué Desmarchais en entrevue mercredi avant-midi. « C’est un peu fâchant, je l’avoue. »

Le grand droitier a donc disputé un seul tournoi en 2021. De passage en Géorgie au mois de février, il a alors terminé à égalité en 61e position à l’occasion de la Jones Cup. « Ce n’était pas le résultat espéré, mais je ne vois pas ça comme un échec non plus. Le terrain était difficile, et le peloton de golfeurs très relevé. J’en ai tiré beaucoup de positif », a précisé Desmarchais, récemment nommé « Amateur masculin de l’année » par l’Association des journalistes de golf du Canada.

Quelques options devant lui

La seule certitude de Laurent Desmarchais, c’est qu’il quittera la région au début août pour se joindre à l’équipe de l’Université du Tennessee, avec qui il fera ses débuts sur le prestigieux circuit de la NCAA. Une demi-douzaine de tournois sont prévus avant la fin de l’année, puis autant au début de 2022.


« Pour mon développement et ma progression, l’idéal est clairement d’affronter les meilleurs amateurs aux États-Unis. »
Laurent Desmarchais

D’ici là, le natif de Longueuil pourrait potentiellement s’inscrire à quelques événements au Québec ainsi que sur le Mackenzie Tour. En septembre dernier, Desmarchais avait d’ailleurs créé toute une surprise en triomphant devant de nombreux professionnels au TPC Toronto.

On parle toutefois clairement d’un plan B. Il pourrait aussi se laisser tenter par un périple au sud de la frontière si les conditions de quarantaine sont assouplies.

« Sans rien enlever aux gars qui jouent au Canada, le niveau de compétition n’est pas comparable. En toute modestie, je n’ai plus rien à prouver ici », a fait valoir Laurent Desmarchais, qui visite ouvertement une place parmi l’élite mondiale. « Pour mon développement et ma progression, l’idéal est clairement d’affronter les meilleurs amateurs aux États-Unis. »

Comme bien d’autres, il rêve au jour où cette maudite pandémie sera enfin derrière nous.

« À pareille date l’an dernier, qui aurait prédit qu’on serait encore là-dedans aujourd’hui ? »

« J’espère vraiment que je pourrai commencer mes études universitaires en classe, et non en ligne. Pour l’instant, je ne connais personne là-bas, mais ça reste une expérience hors du commun. J’aimerais la vivre au complet. »