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Danny Gélinas
La Voix de l'Est
Danny Gélinas
Un Palais des sports vide… situation assez étrange pour du hockey junior majeur.
Un Palais des sports vide… situation assez étrange pour du hockey junior majeur.

Une première «bulle» très bien organisée à Sherbrooke !

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CHRONIQUE / Tout a été parfait. Et lorsque j’écris «parfait», le mot est faible. Car oui, la façon dont la LHJMQ et l’organisation du Phœnix de Sherbrooke ont organisé leur première «bulle» au Palais des sports Léopold-Drolet me font dire que les deux entités mentionnées ne méritent que des félicitations.

Bien entendu, mis à part la trentaine de photos format géant représentant de fidèles partisans des locaux (lesquelles ornaient le bas des sections 4 et 5), aucun spectateur n’était admis dans l’enceinte de l’aréna, les consignes de la santé publique ayant été suivies à la lettre.

Pour paraphraser à la blague un bénévole associé à l’événement qui m’a envoyé cette boutade, « c’est tellement protégé ici avec personne dans les gradins que j’ai plus de chances de faire une dépression en voyant tous ces sièges vides, que d’attraper la COVID ! »

Il va sans dire que nous avons bien ri, même si la situation, elle, n’a rien de drôle.

À vrai dire, seuls les dirigeants de la ligue (dont Pierre Leduc, directeur des opérations, et Richard Trottier, directeur de l’arbitrage), les différents staffs des trois équipes présentes (bien que la venue du Drakkar de Baie-Comeau ait été retardée en raison de l’obligation de se plier au protocole lié à la pandémie), quelques membres des médias en plus d’une vingtaine de recruteurs de la LNH, étaient présents.

Et parmi tous ceux auxquels j’ai parlé, tous sans exception ont louangé le travail abattu tant par la ligue que par les membres de l’organisation du Phœnix.

Pour tous ces gens, on avait littéralement déroulé le tapis rouge. Comme me le disait notamment le vétéran dépisteur James « Jimmy » Johnston des Stars de Dallas, « what a set-up, don’t you think ? » en faisant référence au fait que chacun d’entre nous, occupait une loge à lui seul avec tous les bénéfices que cela pouvait comporter. Je vous parlerai plus loin dans cette chronique de mes retrouvailles avec ce bon vieux Jimmy.

Voici donc quelques potins recueillis lors des rencontres auxquelles j’ai assisté durant ce que nous appelons désormais, ce premier « environnement protégé » à Sherbrooke. Je vous parlerai plus en détail du second – organisé cette semaine - dans ma chronique de la semaine prochaine.

*****

D’entrée de jeu, vous me permettrez de remercier mon vieux chum Jocelyn Thibault, ainsi que mesdames Carole Poulin, Bianca Boivin et Yanka Dumas (respectivement président, adjointe administrative, commis de bureau et responsable des communications chez le Phœnix) tant pour leur accueil fantastique que pour leur précieuse collaboration. Sachez que ce fut vraiment apprécié !

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Il m’est souvent arrivé de faire de belles rencontres, dont celle que j’ai faite avec deux vétérans dépisteurs que je connais depuis des lunes, soit Jimmy Johnston et Stéphane Pilotte (dont je vous avais déjà fait mention dans l’une de mes deux chroniques consacrées à Claude Julien), dépisteur des Ducks d’Anaheim.

Premièrement, en ce qui concerne Stéphane (que je connais depuis exactement 30 ans !), ce fut un véritable plaisir de le revoir, lui que je n’avais pas revu suite à la pause de dépistage que je m’étais obligé de faire il y a 12 ans étant donné la naissance imminente de mon rejeton. Jadis des intimes, c’est comme si nous ne nous étions jamais laissés ! Méconnu des amateurs, c’est pourtant tout un homme de hockey.

Nommé dépisteur-chef des Cataractes de Shawinigan à seulement 24 ans par le DG de l’époque, Jacques Dubé, qui l’avait engagé quelques années auparavant avec les Voltigeurs de Drummondville, celui que son mentor, le regretté Claude Ruel, surnommait affectueusement « Pogo » a gravi les échelons un à un afin d’aboutir à un job de recruteur à temps plein avec les Ducks, formation pour laquelle il travaille sous les ordres de notre ami commun, le directeur du recrutement et assistant DG, Martin Madden Jr.

Signe que le temps passe vite, Stéphane qui fut également DG des Foreurs de Val-d’Or m’avait invité il y a plus de deux décennies déjà à souper un soir à leur résidence de Greenfield Park alors que sa conjointe, Nathalie, était enceinte de leur premier enfant.

Sachez que le jeune Étienne Pilotte, maintenant âgé de 23 ans, suit non seulement les traces de son papa, mais aussi de son parrain Pierre Desjardins (dépisteur-chef du Drakkar de Baie-Comeau) en agissant depuis quelques saisons en tant que dépisteur de l’Armada de Blainville-Boisbriand.

Seule une trentaine de photos de partisans ornaient les bancs du Palais des sports de Sherbrooke.

Et entre vous et moi, il ne pourrait avoir de meilleurs professeurs.

Vraiment content de t’avoir revu mon Steph !

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Dans les années 1990, pour tout homme de hockey évoluant et/ou suivant de près les activités de la LHJMQ, les matchs du lundi soir au vieux Colisée de Laval, c’était sacré puisque tout le monde s’y retrouvait, qu’ils soient DG, entraîneur-chef, recruteur-chef ou recruteur.

Dans les vieilles estrades jaunes dans le fond de l’aréna, je côtoyais souvent le bon vieux John Stanton, dépisteur des Wings de Detroit, qui faisait de semaine en semaine la navette entre son domicile d’Ottawa et Laval, car il couvrait tant la LHJMQ que la Ligue de l’Ontario. Lorsqu’il quitta les Wings pour les Kings de Los Angeles, il fut remplacé l’espace d’une saison par un jeune Ontarien du nom de Chris Martin.

Puis, un bon lundi de la saison suivante, je vois John assis avec un homme à ses côtés, un recruteur sans doute (car il avait un cahier de notes dans ses mains) dont je ne connaissais alors malheureusement pas l’identité.

Allant le saluer quelques minutes avant la période d’échauffement, c’est ainsi qu’il me présenta à son compagnon :

— Kid, comment ça va ? Rencontre donc mon ami Jimmy Johnston !

J’appris ensuite que l’homme d’une quarantaine d’années était originaire de Peterborough en Ontario et qu’il était un ancien joueur de la Ligue internationale. Ayant mis fin à sa carrière de joueur actif, il a obtenu du boulot comme recruteur pour éventuellement se trouver une niche dans la LNH.

Ne l’ayant pas revu lui aussi pendant près d’une douzaine d’années, je fus très agréablement surpris de le retrouver au Palais des sports dans la loge à côté de la mienne, lui qui a suivi notre ami commun Jim Nill, maintenant DG des Stars.

Au fil de notre conversation, M. Johnston m’a raconté que non seulement il venait de se taper une randonnée de 8 heures la veille entre son domicile de Peterborough et Val-d’Or, mais que la journée même de notre rencontre, il venait tout juste d’effectuer un trajet de la même durée, mais cette fois entre l’Abitibi et Sherbrooke !

Le problème, c’est que l’affrontement qui devait opposer ce soir-là Baie-Comeau et Sherbrooke avait été changé et que c’est plutôt les Saguenéens de Chicoutimi que le Drakkar devait affronter.

Et comme Jimmy voulait en profiter pour évaluer le jeune espoir Joshua Roy, il semble que ce ne soit — sans jeu de mots — que partie remise !