Patrice Bosch travaillera au sein d’une des organisations les plus prestigieuses de Suisse.

«Une opportunité en or» pour Patrice Bosch

Patrice Bosch est un homme de hockey de carrière. Et comme tous les hommes de hockey de carrière, son objectif a toujours été de faire du hockey à temps plein. Et c’est ce qu’il fera la saison prochaine en Suisse.

Bosch a créé une onde de choc sur les réseaux sociaux lundi soir lorsqu’il a publié un message dans lequel il remerciait les Inouk et leurs partisans. Mardi matin, il a confirmé ce que La Voix de l’Est avançait dans son édition du jour, c’est-à-dire que l’entraîneur et directeur général quittait pour l’Europe. Précisément, il dirigera l’équipe des moins de 20 ans de Genève et il sera entraîneur adjoint du Genève-Servette Hockey Club, de la Ligue nationale A de Suisse, où on retrouve plusieurs anciens de la LNH.

« Je suis très heureux, a expliqué Bosch, qui s’est confié à l’auteur de ces lignes mardi soir. Honnêtement, c’est une opportunité en or qui s’offre à moi. Le genre d’offre que j’attendais depuis longtemps. Sérieusement, c’était impossible de dire non. »

Bosch travaillera à la fois au niveau junior et au niveau professionnel, toujours au sein d’une des organisations les plus prestigieuses de Suisse. Et il sera très bien traité, lui qui aura peu à envier à la majorité des entraîneurs de la LHJMQ, pour donner une idée. Plusieurs pilotes du circuit Courteau lui ont d’ailleurs écrit pour lui dire qu’il était « chanceux ».

« Je vais quitter le Québec vers la fin juillet et ma conjointe et nos deux enfants suivront à la fin août. Ce qu’il y a d’extraordinaire, c’est que l’organisation va s’occuper de trouver une bonne école à mes enfants et un bel appartement pour notre famille. La famille va bénéficier d’un soutien exceptionnel. »

En plus, Bosch n’arrive pas en terrain inconnu en Suisse. Il a joué huit ans là-bas alors qu’il était junior et ensuite alors qu’il était professionnel. Il a notamment joué une trentaine de matchs dans la Ligue nationale A. Il faut dire que l’homme de 46 ans possède la double citoyenneté (canadienne et suisse) puisque son père est Suisse.

« C’est un pays extraordinaire. Et je trouve merveilleux de pouvoir faire vivre une expérience comme celle-là à mes garçons (âgés de 14 et 15 ans). »

Bosch va travailler avec des pros et des hommes de hockey venus d’un peu partout dans le monde. L’entraîneur en chef du Genève-Servette Hockey Club est Patrick Émond, un ancien des Saguenéens de Chicoutimi et un des meilleurs marqueurs de l’histoire de la LHJMQ.

« Une autre équipe d’Europe m’avait appelé au milieu de l’hiver. Mais les gens de Genève-Servette m’ont contacté dernièrement et l’entente a été conclue la semaine passée. J’ai réfléchi, mais je le répète, c’est une opportunité en or, une offre que je ne pouvais pas refuser. »

Bosch n’a pas caché qu’il avait aussi dernièrement rencontré les gens du Drakkar de Baie-Comeau, qui sont à la recherche d’un nouvel entraîneur en chef. Il a été adjoint à Baie-Comeau avant d’être entraîneur en chef des Saguenéens.

Pincement au cœur

Patrice Bosch ne pouvait dire non aux Suisses, mais il avoue qu’il a tout de même un pincement au cœur à l’idée de quitter les Inouk.

« Les Inouk, c’est un peu mon bébé. Écoute, j’ai passé sept ans ici (en deux séjours), dont six comme entraîneur en chef. Il n’y a rien de parfait nulle part, mais je quitte une bonne organisation, remplie de bonnes personnes. Je dois beaucoup aux Inouk. »

Bosch faisait du hockey à Granby, mais il travaillait de jour chez Énergir, à Montréal, et il vivait à Chambly. Non, sa situation n’était pas facile. En Suisse, il fera uniquement du hockey et il ne passera pas son temps à courir partout. 

Mais l’entraîneur avec le plus de victoires dans l’histoire de l’équipe laisse les Inouk en très bonne santé. Car clairement, le club sera encore très solide la saison prochaine.

Bosch a enfin voulu préciser une chose : il ne s’en va pas en raison de l’incertitude qui plane au-dessus des Inouk, qui n’ont toujours pas renouvelé leur entente avec la Ville de Granby.

« Ça n’a aucun rapport. Je pars parce que j’ai la possibilité de faire un grand pas en avant dans ma carrière, tout simplement. »