Si les gens qui en ont contre notre sport sont écoutés, je pense que ceux qui l’aiment et qui le vivent méritent de l’être à leur tour», explique Martin D’Anjou, l’organisateur de la manifestation de lundi.

Une manifestation… en faveur du sport motorisé

«Le sport motorisé, c’est pas juste du bruit. Ce sont des milliers d’emplois, des millions en retombées économiques, ce sont des hommes, des femmes et des familles qui ont le droit de vivre leur passion.»

Martin D’Anjou œuvre dans le monde des courses depuis 20 ans dans différents rôles. À l’heure où on se parle, il est surtout connu pour son travail d’animateur de l’émission Festidrag.TV, une religion pour de nombreux amateurs de vroum-vroum.

Mais voilà, D’Anjou est inquiet. Inquiet pour son sport, qu’ils sont nombreux, voire de plus en plus, à vouloir faire taire. Des pistes ferment alors que d’autres sont sous pression en raison des plaintes du voisinage. Comme à Granby. Voilà pourquoi l’homme organise une manifestation qui aura lieu lundi, jour de la Fête de travail, devant l’Assemblée nationale.

«Je vise 100 000 personnes, lance D’Anjou le plus sérieusement du monde. Ça semble beaucoup, mais il y a bien plus d’amateurs de sport motorisé que ça au Québec. On veut envoyer un message fort. On a une passion à sauver.»

La journée va commencer à 8h, devant l’Assemblée nationale. Puis, en après-midi, il y aura une marche autour du Parlement. Qu’ils soient en chair et en os ou via la magie de la vidéo, les Andrew Ranger, Alex Tagliani, Patrick Carpentier, Bertrand Godin, Patrice Brisebois, Didier Schraenen et autres pilotes et intervenants de l’industrie prendront la parole. Des politiciens de tous les partis confondus, favorables au sport motorisé, interviendront également.

«Ce sera pacifique et familial, reprend D’Anjou. Il y aura des jeux et de l’animation pour les enfants. Ce qu’on veut, c’est montrer le vrai visage de notre sport. Je le répète, c’est loin, très loin, d’être juste une affaire de bruit qui dérange.»

Au cours de l’été, lorsqu’il a eu l’idée de mettre sur pieds ladite manifestation, D’Anjou a publié une vidéo sur Internet afin d’inviter les gens à participer à l’événement. Le clip a été vu quelque 370 000 fois depuis.

«Les gens du sport motorisé ne demandent rien de plus que ce qu’ils ont présentement. Ce qu’on veut, c’est conserver nos acquis, c’est tout.»

Nous sommes en pleine campagne électorale. Et D’Anjou le sait très bien.

«C’est le temps de passer nos messages, c’est clair. Si les gens qui en ont contre notre sport sont écoutés, je pense que ceux qui l’aiment et qui le vivent méritent de l’être à leur tour.»

Avant de conclure, D’Anjou avait une question à poser.

«Ça prend des endroits où permettre aux gens de faire de la course. Est-ce que ceux qui veulent faire fermer les complexes motorisés seront plus heureux lorsque les gens vont rouler à toute vitesse dans nos rues?»