Près de 130 personnes étaient réunies à l’Auberge Bromont afin de visionner le 52e Super Bowl.

Une foule divisée à l’Auberge Bromont

Venues notamment de Montréal et de ses couronnes Nord et Sud, près de 130 personnes étaient réunies à l’Auberge Bromont afin de visionner le 52e Super Bowl, dimanche soir. Pratiquement divisée en parts égales, la foule applaudissait tantôt les bons coups des Eagles, tantôt ceux des Patriots.

Portant fièrement le chandail du quart des Eagles Nick Foles, Philippe Paulin ne laissait planer aucun doute quant à ses allégeances. « Les Eagles ont travaillé tellement fort cette saison. Ils mériteraient de gagner. Pour Philadelphie, c’est l’occasion d’une vie. Toute la ville vibre football », a lancé le Granbyen d’origine, qui a pu assister à quelques matchs en direct du Lincoln Financial Field.

Une portion de la salle s’est d’ailleurs levée d’un trait lorsque Foles a rejoint le receveur Alshon Jeffery pour le premier touché du match.

Paulin redoutait toutefois l’impact du discours de Bill Belichick, mythique entraîneur des Patriots, à la mi-temps. « Il faut se rappeler que c’est n’est jamais terminé. Revenir de l’arrière, c’est la spécialité des Pats... », a-t-il souligné.

Le comédien Éric Hoziel et son fils Maverick espéraient également voir les Eagles remporter un premier Super Bowl. « Si tu es un fan des Steelers [de Pittsburgh], tu ne peux tout simplement pas prendre pour les Pats », a fait valoir l’interprète de Mac Templeton dans la populaire série Lance et compte.

Une portion de la salle s’est levée lorsque le quart des Eagles Nick Foles a rejoint le receveur Alshon Jeffery pour le premier touché du match.

Duo légendaire
Principal organisateur de l’événement, Jean-Charles Lajoie figurait quant à lui dans le camp des Patriots. Le coloré animateur du 91,9 Sports s’est montré plus qu’élogieux à l’endroit du quart Tom Brady.

Hoziel se souciait bien peu du statut de négligés porté par les Eagles. « Tant que tu es sur le terrain, tu as une chance [de l’emporter] », a-t-il glissé.

« Un jour, je vais pouvoir bercer mes petits enfants en leur disant que j’ai vu ce bonhomme jouer tous ses matchs universitaires et dans la NFL. C’est le meilleur de tous les temps ! », a affirmé Lajoie. « Son éthique de travail fait la différence. »

Pour sa part, Yves Rémillard a déploré la vague de haine qui suit les Pats depuis plusieurs années. « Les gens n’aiment pas les dynasties, les clubs qui gagnent toujours. Mais ça donne des traditions et de très belles histoires », a-t-il mentionné.

Selon lui, Brady et Belichick forment sans contredit le meilleur tandem quart-entraîneur de l’histoire du football.

Dimanche soir, le duo qui avait mené les Pats à deux conquêtes lors des trois dernières saisons a toutefois dû s’avouer vaincu lors d’une finale du Super Bowl, pour la première fois depuis leur défaite de 21-17 face aux Giants de New York en 2012.