Martin Bazinet entouré de ses enfants Marc-Antoine et Anne.

Une famille et son tournoi

Le Tournoi de hockey pee-wee de Waterloo, c’est en famille que ça se vit chez les Bazinet.

À 54 ans, le vice-président Martin Bazinet est impliqué dans le tournoi depuis qu’il a… 12 ou 13 ans. Il a transmis sa passion à ses enfants Marc-Antoine, 28 ans, et Anne, 24 ans, qui sont aussi devenus des membres importants de l’organisation. Et il en est fier.

« Marc-Antoine a joué au tournoi et il a plus tard commencé à s’impliquer, comme sa sœur, après que papa les ait traînés pendant des années à l’aréna, rigole Martin, qui a été président de l’événement avant Jocelyn Bélisle. Ils aiment le hockey, mais ils s’impliquent surtout par souci de redonner à la communauté qui les a vus grandir. Ils comprennent que le Tournoi pee-wee, c’est important pour Waterloo et que ça prend du monde pour s’en occuper. »

Marc-Antoine et Anne ont touché à absolument tout au fil des dernières années au sein de l’organisation. Si vous passez par l’aréna Jacques-Chagnon en fin de semaine, vous entendrez le premier annoncer et vous verrez la seconde prendre des photos. Il y a toujours au moins un Bazinet sur place pendant les deux semaines que dure le tournoi.

« Ça reste un moment très agréable dans l’année, explique Marc-Antoine. Quand arrive le temps des Fêtes, on sait que le tournoi s’en vient et on est excités. Ma conjointe a donné naissance à un enfant il y a six mois, je suis plus occupé que jamais, mais je trouve encore du temps pour donner des heures au tournoi. Ça fait partie de moi. »

« On dit que les tournois de hockey ont la vie difficile, mais les gens de Waterloo demeurent fidèles à l’événement et on peut en être fiers, enchaîne Anne. Moi, je suis impliquée depuis… aussi longtemps que je me souvienne. Et c’est correct comme ça. J’ai le logo du tournoi tatoué sur le cœur. »

Marc-Antoine et Anne, qui ont tous les deux de bons emplois, n’hésitent pas à rendre hommage à leur père quand vient le temps d’analyser le succès du tournoi, qui est en à sa 45e édition et qui tient solidement le coup.

« Papa a tellement fait et il fait encore tellement, reprend Marc-Antoine. Il est là-dedans à longueur d’année et, même quand il fait 35 degrés en plein été, il fait des appels pour s’assurer de la présence de telle ou telle équipe. Le tournoi lui doit beaucoup. »

« Je suis fière de lui, ajoute Anne. Il travaille encore à temps plein, mais il ne compte pas les heures pour le tournoi. Il vise toujours plus haut pour l’événement. »

Plus qu’un événement sportif

Martin Bazinet, qui forme une belle équipe avec le président Bélisle, a le tournoi à cœur au point où il vient de prendre deux semaines de vacances afin de pouvoir donner tout son temps à l’événement.

« Après toutes ces années, j’ai encore beaucoup de plaisir. Le plus dur, c’est de voir mes amis bénévoles quitter, soit parce qu’ils passent tout simplement à autre chose ou parce qu’ils quittent pour un monde supposément meilleur. Après 45 ans, le tournoi, c’est beaucoup plus qu’un simple événement sportif, encore plus dans un petit milieu comme celui de Waterloo. Notre tournoi, c’est une grande famille. »

Le chef du clan Bazinet ne sait pas s’il continuera à s’impliquer encore pendant des années.

« Je vais certainement être là encore pendant une couple d’années. C’est certain que la relève n’est pas abondante et que ceux qui sont déjà là ont une certaine pression. En même temps, je sais que les Waterlois ne laisseront pas aller leur tournoi comme ça. C’est important, le tournoi pee-wee, à Waterloo… »

Ses enfants et lui l’ont compris.