Durant son séjour dans la région, Frédérick Gaudreau (au centre) s’entraîne notamment en compagnie de Félix Lauzon.

Une étape cruciale pour Frédérick Gaudreau

Pour la première fois de sa carrière, Frédérick Gaudreau profitera d’un contrat à un volet de la LNH la saison prochaine. Loin de tenir quoi que ce soit pour acquis, l’attaquant bromontois compte plutôt redoubler d’ardeur pour conserver son poste chez les Predators de Nashville.

En conclusion d’une entente signée à l’été 2017, Gaudreau gagnera 700 000 $ même s’il est rétrogradé dans la Ligue américaine (LAH). Cette stabilité financière est certainement la bienvenue, mais l’attaquant de 26 ans demeure extrêmement lucide.

« Le contrat à un volet me garantit un salaire, mais pas un poste à Nashville. Je dois travailler fort cet été, puis donner le meilleur de moi-même au camp d’entraînement. Peu importe mon statut contractuel, mon approche ne changera pas », a-t-il assuré en entrevue avec La Voix de l’Est lundi après-midi.

« C’est vrai que j’ai maintenant plus d’expérience dans la LNH. Mais c’est déjà du passé. »

Quelques heures plus tôt, Gaudreau s’entraînait d’ailleurs sur l’une des patinoires du centre sportif Léonard-Grondin.

« Je dois m’améliorer un peu dans toutes les phases du jeu, notamment mes habiletés avec la rondelle et mon lancer. Je veux aussi continuer à devenir plus fort en gymnase. La game est de plus en plus rapide, donc je porte une attention particulière à ma vitesse cet été », a-t-il dévoilé.

À sa première saison complète dans le circuit Bettman, le Bromontois a récolté quatre points, dont trois buts, en 55 matchs réguliers.

Des changements majeurs

Il a toutefois assisté, impuissant, à l’élimination des Predators aux mains des Stars de Dallas, lui qui a été laissé de côté durant les six matchs de cette série de premier tour. Un résultat très décevant pour la formation du Tennessee, qui visait ouvertement les grands honneurs.

« Évidemment, nos attentes étaient beaucoup plus grandes. Mais plutôt qu’être amers, on doit essayer d’apprendre de cette expérience », a fait valoir Frédérick Gaudreau.

Frédérick Gaudreau compte redoubler d’ardeur pour conserver son poste chez les Predators.

Cette sortie hâtive a eu des répercussions majeures cet été. Les Predators ont expédié le flamboyant défenseur P.K. Subban au New Jersey, avant de s’entendre avec l’attaquant Matt Duchene, l’un des agents libres les plus convoités. Le vétéran directeur général David Poile ressentait visiblement le besoin d’ajouter des munitions à l’arsenal offensif de son club.

Et si Duchene est utilisé au centre, sa position naturelle, on serait portés à croire que cela laissera moins de place à Gaudreau, qui a principalement œuvré comme pivot du quatrième trio la saison dernière. Ce dernier voit toutefois les choses autrement.

« Nashville m’a amené au centre, mais je suis certainement capable de jouer à l’aile. En fait, j’ai surtout évolué à cette position dans la Ligue américaine. »

En fait, le droitier de 6 pieds et 180 livres endosse totalement les décisions de Poile.

« On a perdu un gros morceau en P.K., mais Matt Duchene est un joueur exceptionnel. En l’ajoutant à notre formation, c’est certain qu’on fait un pas vers l’avant. »

Au sein d’une conférence de l’Ouest extrêmement compétitive, les Predz tenteront donc de retourner en finale de la Coupe Stanley, comme ils l’avaient fait en 2017 avant de s’incliner contre les Penguins de Pittsburgh. Gaudreau avait alors fait sensation en marquant ses trois premiers buts dans la grande ligue.

Un séjour parmi les siens

Après l’élimination de Nashville, Frédérick Gaudreau a passé un mois au Minnesota avec sa conjointe, qui est originaire de l’endroit. Le couple s’est ensuite amené dans la région.

Le Bromontois poursuit maintenant sa préparation en compagnie de Félix Lauzon et Cédric Lacroix, deux hockeyeurs locaux qui ont récemment signé leur premier contrat professionnel. Puisque ses deux amis tenteront prochainement de se tailler une place dans la Ligue américaine, Gaudreau est heureux de pouvoir partager sa propre expérience avec eux.

Il profite aussi, et surtout, de son séjour dans le coin pour renouer avec des proches qui lui sont chers.

« Je ne veux pas seulement revenir ici et m’entraîner comme un fou. Le hockey est tellement devenu complexe, il y a tellement de matchs dans une saison, que c’est important de se sentir aussi bien que possible durant l’été. Tu dois aussi voir tes amis et passer du bon temps avec les gens que tu aimes. C’est clairement une forme de ressourcement. »