«On n’a pas écouté notre portefeuille, on a écouté notre cœur», mentionne Dominic Lussier en expliquant pourquoi son partenaire Jean-François Tessier (à gauche) et lui ont décidé de présenter le programme malgré le temps incertain.

Une décision guidée par la passion

Dominic Lussier est un homme d’affaires averti. Mais c’est la passion, et non le sens des affaires, qui a guidé son partenaire Jean-François Tessier et lui dans leur décision de présenter le programme de vendredi soir à l’Autodrome.

« C’est nuageux, il ne fait pas très chaud et on sait bien qu’il n’y aura pas 3000 personnes dans les estrades, a expliqué Lussier avant le début des qualifications. Mais on a décidé d’y aller par respect pour nos détenteurs d’abonnements de saison, pour nos commanditaires et, bien sûr, pour nos pilotes. On a remis le programme de la semaine passée et à un moment donné, il faut commencer. »

Qu’on se le dise, les propriétaires de l’Autodrome n’ont pas fait une cenne avec le programme de vendredi.

« On n’a pas écouté notre portefeuille, on a écouté notre cœur, reprend le promoteur. C’est une décision de gars de course, pas une décision d’hommes d’affaires. Mais on ne regrette pas. »

Les gens de l’Autodrome ont attendu l’heure du midi avant de confirmer qu’il allait y avoir bel et bien des courses.

« Il n’était pas tombé tant de pluie et les prévisions n’annonçaient rien de bien menaçant. On trouvait que le jeu en valait la chandelle. »

Mais voilà, ça prend du respect entre les décideurs pour en arriver à un consensus.

« Jean-François et moi, on procède toujours de la même façon lorsqu’on se retrouve devant un temps incertain. Chacun exprime son opinion, on échange le temps qu’il le faut et on finit toujours par s’entendre. Je connais Jean-François par cœur, il me connait par cœur et on sait comment se parler afin que le ton ne monte pas si on n’est pas à 100 % d’accord avec l’autre. »

Car c’est le genre de journées où il y a de la pression. Le téléphone ne cesse de sonner et les messages entrent par centaines. Les gens veulent savoir s’il y aura des courses et ils poussent afin que la réponse soit positive.

« Ce ne sont pas des journées faciles, c’est vrai, a encore dit Lussier. Les gens sont passionnés, ils sont un peu impatients et il y a parfois de la frustration. Mais c’est correct, ça fait partie du jeu. »

Vendredi, c'est justement la passion qui a eu le dernier mot.