Patrice Bosch a reçu une bonne nouvelle la semaine dernière, puisqu'il dirigera l'Équipe Canada-Est lors du Défi mondial junior A, en Nouvelle-Écosse, à la mi-décembre.

Une autre fin frustrante pour les Inouk

Comme ce fut le cas lors de leur ouverture locale vendredi soir, les Inouk de Granby ont connu une autre fin de match frustrante à Gatineau dimanche après-midi. Les Flames ont inscrit deux buts dans la dernière minute de jeu pour se sauver avec une victoire de 3-2.
Les visiteurs disposaient d'un maigre coussin d'un but tard dans la rencontre, mais Félix Cloutier a relancé le débat en déjouant le gardien­ Gabriel Waked. 
« À la fin, ils ont eu une mise en jeu. On était en contrôle, mais ils ont réussi à marquer. Et ils ont refait la même chose à 24 secondes de la fin. C'était à nous de nous assurer de protéger notre victoire », raconte l'entraîneur-chef et directeur général­ des Inouk, Patrice Bosch.
Alimenté par ses coéquipiers Joey Brennan et Nicholas Patry-Gingras, Philippe Pelletier-Leblanc a joué les héros au centre sportif de Buckingham.
« Je sais pas si c'est un manque d'expérience ou de concentration, mais ce sont définitivement des erreurs qui ne se produisent pas à partir de décembre jusqu'à la fin de l'année. C'est des choses qui devraient pas arriver. Il n'y a pas d'excuse. Sur la glace, il y avait des gars qui connaissent la chanson, donc ils savaient quoi faire », regrette Bosch. 
Pourtant, l'entraîneur-chef ne ressentait aucune panique chez les Inouk à l'approche de la fin du match. En fait, il considère que son équipe a mieux joué que vendredi, alors qu'elle s'est également inclinée 3-2 face aux Braves de Valleyfield. 
N'eût été quelques arrêts-clés du gardien des Flames, Charles-Olivier Rancourt, Granby aurait augmenté son avance en troisième période. Les choses se sont toutefois­ passées autrement. 
Les vétérans mènent la charge
Joachim Vachon et Patrice Demuy ont marqué pour les Inouk à Gatineau. D'ailleurs, les quatre filets de l'équipe ce week-end ont été inscrits par des joueurs de 20 ans. Les vétérans ont même amassé neuf points sur un total de dix. 
« On a besoin de l'apport offensif de tout le monde. Et là, on semble avoir toujours les mêmes joueurs qui contribuent. C'était un peu comme ça dans les derniers matchs présaison. Et on n'aime pas ça », reconnaît Bosch. 
« (...) Moi, je vais jamais m'acharner sur le dos d'un gars qui ne marque pas de but. Mais il faut qu'il travaille et qu'il soit solide défensivement. »
Une production offensive plus élargie sera d'ailleurs nécessaire pour relancer le jeu de puissance granbyen, qui a produit seulement un but en 11 occasions. 
En revanche, Bosch est heureux du travail effectué par ses gardiens lors des deux premiers matchs. Charles-Antoine Poirier-Turcot et Gabriel Waked luttent toujours pour obtenir le statut de gardien numéro 1 des Inouk. 
Un défi supplémentaire pour Bosch
Par ailleurs, Bosch a reçu une bonne nouvelle la semaine dernière, puisqu'il dirigera l'Équipe Canada-Est lors du Défi mondial junior A, en Nouvelle-Écosse, à la mi-décembre. Il dirigera alors les meilleurs éléments provenant des ligues de l'Ontario, du Québec et des Maritimes. 
« L'an passé, j'ai travaillé comme dépisteur avec Hockey Canada. Je savais que si je retournais derrière le banc, il y avait une possibilité. (...) J'ai fait l'entrevue le 25 août, et j'ai appris au début de la semaine suivante que j'avais été sélectionné. Et le week-end d'après, j'ai raté le match (préparatoire) à Princeville parce que je faisais un voyage de dépistage à Ottawa », indique le principal intéressé. 
Lors du Défi mondial, l'Équipe Canada-Est affrontera notamment la Russie U-18, la République tchèque U-20 ainsi qu'une sélection provenant de la United States Hockey League. L'Équipe Canada-Est n'a jamais remporté le tournoi, perdant cinq fois en finale. « C'est une grosse affaire, ça va être une belle expérience. »