Joakim Bergeron a amassé 22 points, dont 12 buts, en 27 matchs à sa première saison au hockey collégial.

Une adaptation qui était nécessaire pour Joakim Bergeron

Après avoir fait la pluie et le beau temps au niveau juvénile, Joakim Bergeron s’est plutôt bien débrouillé à ses premiers pas au hockey collégial, dans l’uniforme des Patriotes du cégep Saint-Laurent.

Bergeron a amassé 22 points, dont 12 buts, en 27 matchs du calendrier régulier. Le Roxtonais et les Patriotes ont ensuite baissé pavillon en grande finale du circuit devant les Lauréats de cégep de Saint-Hyacinthe.

« Mon objectif était d’obtenir un point par match et je suis passé assez proche de le faire, explique le fils de Patrick Bergeron, adjoint à Patrice Bosch chez les Inouk et grand responsable du programme de hockey à Massey-Vanier. Mais qu’on le veuille ou non, il y a eu une adaptation qui a dû se faire. »

Quand on lui demande à quel niveau l’adaptation s’est faite, l’ailier droit y va d’une réponse très franche.

« Dans le collégial, t’as pas le choix, il faut que tu te présentes à chacun des matchs. Au juvénile, il y a des soirs où tu surfes sur ton talent. Après que le déclic se soit fait, tout s’est bien passé. »

Bergeron, vous le savez peut-être, appartient aux Inouk. Et en raison du poste occupé par son père, il a vu plusieurs matchs de la Ligue junior AAA. Bref, il peut comparer.

« Le jeu est beaucoup plus fermé dans le collégial. Dans notre ligue, les matchs finissent souvent 2-1 et 3-2 alors que dans le junior AAA, on voit souvent des 5-4 et des 6-5. Ce sont deux bons calibres, mais c’est différent. »

Bergeron, qui étudie en sciences humaines, ne dit pas non d’ailleurs à jouer dans la Ligue junior AAA quand son cours collégial, à 20 ans, sera terminé.

« On va voir, mais c’est certain que je n’ai rien contre le junior AAA, bien au contraire. »

L’ex-gardien Mathieu Chouinard, qui a connu une belle carrière junior à Shawinigan avant de rouler sa bosse pendant quelques années dans les rangs professionnels, est l’entraîneur de Bergeron avec les Patriotes. Les deux s’entendent bien.

Le plan A : l’Europe

Si tout se passe comme prévu, Joakim Bergeron va passer trois ans avec les Patriotes avant, peut-être, de disputer une saison avec les Inouk. Mais à la suite de son séjour au niveau collégial et peut-être junior, il se verrait très bien, dit-il, en Europe.

« L’Europe est mon plan A depuis un bout, reprend-il. C’est vraiment une aventure que j’aimerais vivre. Il y a évidemment la possibilité d’aller étudier et jouer au hockey aux États-Unis qui existe. En fait, même si j’ai un plan, je ne ferme la porte à rien. »

La saison dernière, Bergeron a récolté 100 points, dont 52 buts, avec les Gouverneurs de Massey-Vanier. Il a formé un duo du tonnerre avec Benjamin Corbeil (46 buts et 106 points), aujourd’hui membre de l’Armada de Blainville-Boisbriand dans la LHJMQ. « Les rois du hockey scolaire », qu’on les avait surnommés.

« On a toujours été et on sera toujours de grands amis. J’ai suivi sa saison à Drummondville et à Blainville-Boisbriand, il a suivi la mienne, on s’est tenus régulièrement au courant. Et cet été, on va s’entraîner ensemble. Lui et moi, on est unis pour longtemps, longtemps. »