David Lapierre (à gauche) et Miguel Fortin ont toujours la confiance du propriétaire Christian Roy.

Un vote de confiance envers Fortin et Lapierre 

Christian Roy l’avoue : il aurait aimé que la saison de ses Bisons se prolonge un peu plus longtemps. Mais ne comptez pas sur le grand patron pour dresser un bilan négatif de la première campagne de l’équipe à Granby.

« Il faut comprendre une chose : pour nous, c’était véritablement l’an un, a-t-il expliqué en entrevue à La Voix de l’Est. Ce qui s’est passé avant, à Waterloo, ça ne compte pas, car c’était vraiment un nouveau départ. Peut-être qu’il y a eu des erreurs de commises à travers, c’est vrai, mais je pense qu’on s’en est plutôt bien tirés pour une première saison dans un nouvel environnement, dans un nouveau marché. »

Bien sûr, Roy se réjouit des foules attirées par les Bisons, dont la moyenne a été supérieure à 900 spectateurs.

« J’avais des objectifs en tête en début de saison, des objectifs que je gardais pour moi. Mais honnêtement, personne ne s’attendait à ce que les Granbyens embarquent dans notre aventure avec autant d’enthousiasme. Et j’adore lire qu’on a ramené la passion pour le hockey en ville. Moi, quand des gens me disaient : “Granby, c’est pas une ville de hockey”, je n’y croyais pas. »

Et l’homme a l’impression que les Bisons peuvent attirer encore plus de monde à l’intérieur du Centre sportif Léonard-Grondin.

« Honnêtement, on a commencé à faire du marketing rendu au deux tiers de la saison seulement. L’idée, en 2019-2020, c’était de débarquer en ville et de s’installer. Au cours de l’entre-saison, on va développer de nouvelles idées, on va réellement travailler là-dessus. »

Vote de confiance

Christian Roy a bien sûr lu certains commentaires publiés sur les réseaux sociaux depuis l’élimination de l’équipe aux dépens du Métal Pless. Certains amateurs sont très durs envers les hommes de hockey de l’organisation.

« On va régler une chose tout de suite : j’ai confiance en mon directeur général Miguel Fortin et en mon entraîneur David Lapierre et ils seront de retour la saison prochaine, a dit celui qui paie les factures et les salaires. Les gars connaissent leur hockey et croyez-moi, ils sont dévoués. Est-ce qu’ils ont toujours été parfaits ? Sûrement pas. Mais ils ont fait du bon travail et les amateurs ne connaissent pas toujours toutes les raisons qui se cachent derrière telle et telle décisions. »

« Je pense qu’on s’en est plutôt bien tirés pour une première saison dans un nouvel environnement, dans un nouveau marché », affirme Christian Roy.

Roy ne se prend pas pour un homme de hockey et il laisse toute la latitude du monde à Fortin et à Lapierre. Mais il est prêt à aller au bâton pour eux.

« On a été critiqués pour la transaction qui a envoyé Alexis Guilbault à Joliette. Mais ce que plusieurs oublient, c’est que Patrice Demuy et Francis Brunelle sont tombés au combat à peu près au même moment où nous avons effectué l’échange. Ce n’est pas le départ d’Alexis qui a tant fait mal, mais la perte de Demuy et de Brunelle. Et même si Brian Lovell a été inconstant, on avait besoin d’un défenseur comme lui. »

Au sujet de Martin Trempe, Roy a simplement rappelé qu’il est toujours sur la liste des Bisons.

« Martin semble penser qu’il n’appartient plus à l’équipe, mais ce n’est pas le cas. En faisant son acquisition, on savait qu’on mettait la main sur un cas qui pouvait être lourd… »

Du travail

Christian Roy affirme que ce n’est pas le travail qui va manquer au cours des prochains mois.

« Il y a des dossiers qu’on va faire avancer à la ligue, on veut mettre sur pied un véritable plan de marketing et il y aura évidemment plein de décisions à prendre au niveau hockey proprement dit. L’entre-saison va être long, c’est vrai, mais il sera intéressant. »

Enfin, même si les Bisons ont été obligés de disputer un match local à l’extérieur de Granby en séries, Roy répète que les autorités municipales ont très bien accueilli son équipe, qu’il n’a rien à redire.

« On est arrivés à la dernière minute et il fallait faire nos preuves et démontrer notre sérieux. Nos relations avec la Ville sont excellentes. »

Et puisque les Bisons ont démontré leur sérieux, il faudra maintenant qu’ils soient traités comme des locataires de premier ordre au Centre sportif Léonard-Grondin.