Elliot Cardin fera face à un défi de taille, en juillet, alors qu’il fera la traversée des Chic-Chocs, en Gaspésie, à la course, pour la pédiatrie sociale en communauté.
Elliot Cardin fera face à un défi de taille, en juillet, alors qu’il fera la traversée des Chic-Chocs, en Gaspésie, à la course, pour la pédiatrie sociale en communauté.

Un UTMB version Gaspésie pour Elliot Cardin

La pandémie touche aussi les compétitions de sports individuels. C’est le cas de la course à pied, sur route comme en sentiers. Nombreuses sont les compétitions annulées. Plusieurs coureurs ont remédié à la situation en se lançant des défis. Le Bromontois Elliot Cardin, lui, fera un équivalent québécois du mythique Ultra-trail du mont Blanc. Il parcourra un peu plus de 170 km pour 10 000 mètres de dénivelé positif pour réaliser la traversée des Chic-Chocs, en Gaspésie. Et tout ça pour la pédiatrie sociale en communauté.

Le décompte est commencé. Le 12 juillet, il prendra son départ pour environ 30 heures de course et de randonnée.

À la fin juin, le Bromontois devait participer à la course Western states endurance run, pour laquelle il s’était qualifié en février dernier en montant sur le podium du Black Canyon Ultras, dans le désert en Arizona. Comme cette course est annulée, sans grande surprise, il a voulu profiter de son entraînement pour relever un autre défi.

« Je voulais trouver un parcours typique et technique québécois. On a regardé dans la région ici, mais je trouvais ça moins intéressant. »

Le défi sera de taille. Puisque la Western states endurance run, en Californie, est une course peu technique avec peu de dénivelés positifs, il s’était entraîné en rapidité plutôt qu’en montée.

« Je n’aurai pas fait beaucoup de dénivelés, mais c’est pas bien grave. Je vais le prendre comme ça va venir, confie-t-il. Il y a des sections que je vais faire de la randonnée. Je vais essayer de le faire le plus rapidement possible. »

Par ailleurs, il enregistrera sa course sur le site Fastest Know Time (FTW). Il sera le premier à le faire, créant ainsi un nouveau segment à parcourir. « J’espère ensuite que ça va créer un engouement pour que d’autres athlètes le fassent. »

Cardin compte bien faire les 170 km sans prendre de pause pour dormir. Comment se sent-il devant ce défi ? « Pour l’instant, j’y pense pas trop. Je sais que ça va être très difficile. Je n’ai jamais couru plus que 100 km et je sais que 100 km c’est super difficile. Surtout avec autant de dénivelés positifs. Je me suis bien entraîné tout l’hiver et le but va être de bien gérer. »

Il sera appuyé d’amis coureurs qui feront des sections avec lui. Ils l’aideront à rester sur le sentier lorsque celui-ci sera plus sauvage et difficile à trouver. Il ne pourra pas, en effet, compter sur le travail de balisage réalisé par une équipe d’organisation.

Toute une équipe se forme également pour tenir des postes de ravitaillements. Il y a une possibilité de 14 de ces postes en milieu sauvage. Il pourra s’y arrêter pour remplir ses gourdes d’eau, manger et s’assurer que son corps tient le coup avant de repartir.

Défi parallèle

Elliot Cardin s’est également engagé avec le Centre de pédiatrie sociale de la Haute-Gaspésie, puisque c’est dans cette région du Québec qu’il ira courir. Comme il s’agit d’un organisme accrédité, l’entièreté des dons sera remise au centre. « Si j’avais fait une collecte sur GoFundMe, il y a un pourcentage qui aurait été gardé par la plateforme. Et là, il y a la possibilité d’avoir un reçu pour les impôts. »

L’objectif a été fixé à 10 000 $ sur le site de CanaDon, mais le but de Cardin est d’amasser le plus d’argent possible pour l’organisme, qui aide au sain développement des enfants issus de milieux vulnérables.

Le coureur de fond compte sur quelques commanditaires qui l’aident dans son développement. Avec leur appui, il a décidé de mettre du pep dans la collecte de dons. Pour chaque tranche de 20 $, les donateurs ont une chance de gagner l’une des dix boîtes-cadeaux composées de produits des commanditaires, dont des barres, des équipements de course, des gels, des protéines et du yoga en ligne.

« Je suis vraiment content! Oui on sollicite les gens pour une bonne cause, mais on a de quoi à leur donner en retour. C’est un incitatif pour eux. »