À 15 ans, Vincent Berthiaume vient de compléter sa première saison en sportsman. Quinzième au classement, il détient une avance de 39 points sur Steven Lajoie pour le titre de recrue de l’année.

Un titre important aux yeux de Berthiaume

C’est vendredi soir que seront couronnés les champions en modifié, en sportsman et en pro-stock de même que les recrues de l’année à l’Autodrome Granby. Et le titre de meilleure recrue, Vincent Berthiaume y tient !

À 15 ans, Berthiaume vient de compléter sa première saison en sportsman. Quinzième au classement, il détient une avance de 39 points sur Steven Lajoie pour le titre de recrue de l’année. Puisque les sportsman ont deux finales au menu vendredi, il ne peut rien tenir pour acquis.

« Honnêtement, je suis un peu nerveux, a expliqué le Granbyen, joint sur l’heure du midi au Verbe Divin, où il étudie. Je veux être recrue de l’année parce qu’un titre comme celui-là démontre que tu as réussi quelque chose de bien à ta première saison. Ce n’est pas important pour tout le monde, mais pour moi, ça l’est ! »

Berthiaume s’est bien débrouillé à ses premiers pas en sportsman aux côtés de pilotes d’expérience. Il a notamment démontré qu’il avait du cran et qu’il pouvait être rapide.

« On visait aussi un top 10 au cours de la saison et on a réussi à l’avoir. Honnêtement, on a atteint les objectifs qu’on s’était fixés. Ça a été une saison d’apprentissage, une grosse saison d’apprentissage, mais une belle saison. »

Berthiaume a aussi continué à courir en classe STR de la série Revstar. Après avoir été recrue de l’année et avoir fini cinquième au classement en 2017, les choses ont toutefois été nettement plus difficiles cette saison.

« On a eu toutes sortes de problèmes, toutes sortes de malchances. J’imagine qu’il y aura des saisons comme celle-là à travers. »

À Granby… et ailleurs
Le jeune homme ne reviendra pas en STR l’an prochain. Il continuera à piloter en sportsman à Granby et il va courir ici et là, toujours en sportsman.

« C’est une belle catégorie. Je pense que je peux apprendre encore énormément en sportsman. »

Et la présente saison, au cours de laquelle il n’a jamais autant couru, l’a convaincu encore davantage qu’il était à sa place à l’intérieur d’une voiture de course.

« Et je sais qu’en travaillant fort, en y mettant les efforts, je peux réussir à réaliser mes rêves », a conclu celui qui a déjà affirmé qu’il rêvait d’une carrière en NASCAR ou en sprint car.

Steve Bernier

CHAMPIONNAT : ZÉRO SUSPENSE EN MODIFIÉ

Entendons-nous, l’idée n’est surtout pas de souhaiter de malheurs à qui que ce soit. Mais Steve Bernier pourrait se casser les deux jambes vendredi chemin faisant vers l’Autodrome et ne jamais se présenter à Granby qu’il serait tout de même couronné champion en modifié.

Bernier détient une avance de 105 points sur Steve Bernard. Et même si des points de championnat seront à l’enjeu vendredi, Bernard ne pourra enregistrer plus de 104 points, résultats des qualifications incluses.

La véritable lutte se fera pour le deuxième rang, où Bernard a une mince priorité de deux points sur David Hébert.

Dans la classe sportsman, qui présentera deux finales vendredi, Martin Pelletier a une avance plus que confortable — où plutôt quasi insurmontable — de 141 points sur Alex Lajoie.

En pro-stock, Bruno Cyr devance Guy Viens par 59 points

Le champion des sports compacts, lui, sera couronné dans deux semaines, soit lors du tout dernier programme de la saison. 

Hommage à Réal Ledoux

Par deux fois, la saison dernière et cette année, l’intronisation de Réal Ledoux au Mémorial de la terre battue a été remise en raison de la pluie. Les gens de l’Autodrome espèrent qu’ils pourront enfin rendre hommage au Granbyen décédé à la fin octobre, vendredi. On annonce du beau temps, paraît-il.

Ledoux, rappelons-le, a remporté pas moins de 224 victoires en carrière et a été champion en classe late model à Granby et à l’Autodrome Drummond. Il a couru de 1964 à 1982.