Le président de l'International de soccer Jean-Yves Phaneuf, Bruno Paré.

Un record d'inscriptions pour les 40 ans

Trois jours, 372 équipes, 5800 athlètes, 716 matchs, huit villes et 3,5 millions $ en retombées économiques. La liste de statistiques pourrait se poursuivre encore pour décrire la 40e mouture de l'International de soccer Jean-Yves Phaneuf de Granby. Ces quarante ans ont fait de ce tournoi le plus important au Canada et les organisateurs ont de quoi fêter avec un nombre record d'équipes inscrites.
Avec 372 équipes qui se déplaceront à Granby et dans la région les 2, 3 et 4 septembre, l'organisation est bien loin du premier alignement de 32 formations qui s'étaient disputé le ballon rond pour les débuts de l'événement. On tentera d'ailleurs de faire revivre l'histoire de ces quatre décennies sur les différents sites de compétition, mais aussi de parler de l'avenir, qu'on espère toujours aussi rayonnant.
Pour arriver à augmenter le nombre d'équipes - on parle d'un bond de 74 par rapport à 2016 - en vue du 40e anniversaire, le tournoi a notamment ouvert deux nouvelles catégories, les neuf et les dix ans, autant chez les garçons que chez les filles. 
« Ça vient peut-être expliquer la hausse du nombre d'équipes, indique Bruno Paré, président du tournoi et des Cosmos. Je pense que, d'année en année, le tournoi a un engouement. Il y a toujours la question des sites et du nombre de terrains disponibles. Cette année, on aurait pu se rendre à 400 équipes, mais il nous manquait de terrains. Il faut faire des choix si on veut offrir des services de qualité. En ajoutant des catégories plus jeunes, ça nous ajoute des terrains de plus petits formats qu'on n'utilisait pas avant. On a ajouté environ six terrains de format de soccer à sept. »
Deux terrains de soccer à 11 ont aussi été ajoutés à Cowansville. La municipalité fait ainsi un retour dans le tournoi. Le nombre de terrains augmente ainsi à 31 sur 18 sites de compétition. 
La qualité du tournoi a été soulignée par les dignitaires présents lors de la conférence de presse annonçant les détails de l'événement sportif. « J'étais tout récemment à Whistler, en Colombie-Britannique, pour les assises de soccer, et on a entendu parler du tournoi », affirme le directeur général de la Fédération de soccer du Québec, Stéphane Arsenault, qui souligne par le fait même la qualité de l'organisation.
Plafond atteint
Le tournoi semble avoir trouvé son plafond. Des jeunes et leurs accompagnateurs viendront de partout au Québec et de l'Ontario. Pour éviter du temps de route supplémentaire à ces équipes qui en font déjà beaucoup pour participer au tournoi, M. Paré ne croit pas que le nombre de terrains et d'équipes pourrait continuer de croître.
« On se rend de plus en plus loin à l'extérieur de Granby, alors il faut faire attention avec les équipes qui voyagent déjà en direction de Granby : si on leur dit qu'elles ont une heure de route pour aller jouer leur match, ça peut être un inconvénient. »
L'hébergement est aussi un défi pour eux puisque les hôtels affichent déjà complet en juin. « Les terrains de camping, tout ce qui est louable est pratiquement loué durant la fin de semaine, ajoute M. Paré. Les gens ont loué jusqu'à Saint-Hyacinthe, Magog, Drummondville. »
Il va sans dire que l'hébergement et les dépenses dans les commerces d'ici rapportent à l'économie de la région. Les retombées du tournoi sont estimées à 3,5 millions $.