Martin Bélanger, coordonnateur général du Club de soccer Les Cosmos de Granby, Érika Arès St-Onge, coordonnatrice du tournoi et Bruno Paré, président du comité organisateur.

Un record d’inscriptions à l'International de soccer Jean-Yves Phaneuf

L’International de soccer Jean-Yves Phaneuf de Granby battra son record d’inscriptions avec 396 équipes en lice pour sa 42e mouture. L’organisation a même été contrainte d’en refuser plus d’une centaine. Les 5 900 athlètes et les 25 000 personnes accompagnatrices fouleront les terrains gazonnés de la région durant la fin de semaine de la fête du Travail.

Les 738 parties à l’horaire, du samedi 31 août au lundi 2 septembre, se disputeront sur 33 terrains dans la ville de Granby, mais aussi dans les municipalités environnantes. Bromont, Cowansville, Waterloo, Saint-Alphonse-de-Granby, Saint-Césaire et Saint-Paul-d’Abbotsford accueilleront elles aussi des joueuses et des joueurs sur leurs installations sportives.

« Cette année a été un peu plus difficile au niveau des tournois au Québec, a dit d’emblée le coordonnateur général du Cosmos de Granby, Martin Bélanger. Mais, pour nous, la popularité du tournoi ne baisse pas. Déjà en février, certaines équipes étaient inscrites. »

Le tournoi accueillera 192 équipes féminines et 204 équipes masculines, de U9 à U16, réparties en 26 catégories et classes. Elles sont toutes du Québec et de l’Ontario, malgré l’appellation « International » du tournoi.

Une centaine d’équipes n’a pas été retenue, puisque l’organisation souhaite « garder un bon niveau de qualité de services offerts aux équipes », ce qu’elle estime être en mesure de faire en acceptant un maximum de 400 formations. Le président du tournoi, Bruno Paré, soulève aussi l’enjeu de l’espace disponible et de la logistique pour expliquer le plafond d’inscriptions.

Le Cosmos de Granby aura 24 équipes de son volet compétitif pour représenter le club lors du tournoi, qui est d’ailleurs le deuxième plus ancien dans la province.

« Chaque année, c’est trois ou quatre de nos équipes qui montent sur la plus haute marche du podium », affirme Bruno Paré tout en ajoutant que la simple participation est une expérience d’exception en soi pour leurs clubs.

La journée de lundi est consacrée aux parties de demi-finale et de finale. La médaille de bronze et la quatrième position seront aussi départagées dans une finale de consolation, ce que certains tournois ont délaissé dans les dernières années, affirme M. Paré.

Payant pour la région

Les retombées économiques pour Granby et ses environs sont estimées à 3 500 000$ par l’organisation. Environ 30 000 personnes seront dans la région pour l’événement. « Il va y avoir du monde à la messe à Granby lors de la fête du Travail », répète Martin Bélanger.

« Tous les hôtels, restaurants et boutiques vont en profiter étant donné le nombre impressionnant de gens qui seront présents », selon M. Bélanger. Ce qui leur a valu une nomination pour l’événement touristique de l’année par la Chambre de commerce de la Haute-Yamaska.

Certaines équipes doivent loger aussi loin qu’à Drummondville, Saint-Hyacinthe, Saint-Jean-sur-Richelieu ou Sherbrooke, puisque les hôtels sont tous à pleine capacité en raison de la popularité du tournoi.

En plus de faire rouler l’économie touristique de la région, le tournoi permet, avec ses profits, de diminuer la facture des cotisations des joueurs du club de soccer de Granby la saison suivante. « C’est très important pour le conseil d’administration des Cosmos, afin de maintenir les prix d’inscription le plus bas possible », affirme le coordonnateur du Club.

Trop de permis

L’offre des tournois a été en croissance dans les dernières années, et ce ne sont pas tous les événements du genre qui ont réussi à survivre. Durant la fin de semaine de la fête du Travail, 650 équipes seront en action dans la province à Granby et dans trois autres tournois, rapporte le président du tournoi Bruno Paré.

Certains tournois, celui de Saint-Hyacinthe par exemple, ne sont pas de retour cette année. Bruno Paré estime que la difficulté qu’ont certains tournois à attirer suffisamment d’équipes s’explique par le nombre trop élevé de permis qui sont octroyés par Soccer Québec. L’offre est tout simplement trop grande.

L’organisation croit tirer son épingle du jeu grâce à la notoriété de l’événement et au niveau de compétition. « Dans certaines catégories, on a 32 équipes qui s’affrontent, dit le président du tournoi. C’est le même nombre d’équipes que dans une Coupe du monde, donc le niveau de compétition est très élevé. »

Entente exclusive

La qualité d’un affrontement sportif, peu importe le sport, passe en grande partie par la qualité de l’arbitrage. Pour atteindre des standards élevés, l’organisation mise depuis deux ans sur un partenariat exclusif avec Soccer Québec qui leur fournit 200 arbitres « parmi les meilleurs au Québec », selon Martin Bélanger.

Quatorze groupes d’arbitres de différentes associations régionales seront donc du tournoi.

« C’est unique, il n’y a pas d’autres tournois au Québec qui peuvent compter sur cette collaboration-là. C’est une exclusivité qu’on a ici », plaide-t-il.