Un sobre quarantième anniversaire pour le Tour du lac Brome.

Un peu moins de coureurs au 40e Tour du lac Brome

Les courses, marathons et marches de toute sorte se multiplient au Québec, mais le Tour du lac Brome semble occuper une place de choix dans le cœur des coureurs qui continuent à être nombreux, et ce, même après quarante ans d’existence.

La course qui fête son 40e anniversaire est déjà une bonne raison de célébrer selon M. Fleury, puisque la multiplication des rendez-vous sportifs menace la pérennité des événements. « Par exemple, aujourd’hui à Montréal, il y a une course avec plus de 3000 coureurs. [Cette concurrence] n’existait pas au début », relate-t-il.

Cette nouvelle réalité, en plus du printemps tardif, a fait en sorte d’attirer moins de sportifs cette année : 3500 tout au plus ; les statistiques plus exactes ne seront connues que lundi. Et selon les organisateurs, ce sont les courses de 10 et 22 kilomètres qui seraient désertées. 

« Les gens ont eu moins de temps pour s’entraîner », soutient Éric Fleury. 

Formule idéale

Dans l’organisation de l’événement depuis une dizaine d’années, M. Fleury estime toutefois avoir trouvé la formule idéale pour le Tour. « Avec 5000 participants, ça serait beaucoup trop. Entre 3500 et 4000, c’est plaisant pour les participants et c’est bon pour nous sur le plan financier ». 

Quelques modifications ont tout de même été apportées pour la nouvelle mouture. La compétition de canicross, qui avait peu fonctionné selon l’organisateur, a été retirée de la programmation. Des efforts pour diminuer l’empreinte écologique de la course ont également été mis en place et du cidre de pomme de la cidrerie Michel Jodoin était gratuitement disponible sur le site. 

Retombées économiques 

Il suffit de traverser le chemin Centre à Knowlton pour évaluer l’impact économique de l’événement sportif. À la boutique des Canards du Lac Brome, la file s’allongeait terriblement. « C’est fou durant la fin de semaine », lance une employée entre deux clients. 

Éric Fleury estime que la course à elle seule représente entre 400 et 500 nuitées dans les auberges du coin. En plus des retombées importantes pour les restaurateurs qui doivent servir les athlètes amateurs affamés après la course. 

La quarantième édition n’est pas terminée que déjà Éric Fleury a des idées pour la prochaine année. « On aimerait permettre aux gens de venir camper sur le site. C’est censé être un événement familial, mais je pense qu’il y a des gens qui se privent de venir parce que l’hébergement est trop cher », conclut-il.

De meilleures performances cette année

La diminution du nombre de participants au Tour du lac Brome (TLB) n’a pas empêché l’événement d’accueillir des performances sportives intéressantes. Les statistiques de cette année démontrent plusieurs améliorations dans les performances des participants.

Le coorganisateur Éric Fleury expliquait samedi à La Voix de l’Est (lire en page 6) que les catégories les plus difficiles du TLB avaient connu moins d’inscriptions que les années précédentes en raison du manque de temps pour les coureurs de s’entrainer. Pourtant, à l’heure des bilans, on observe une amélioration des performances sportives selon les statistiques disponibles sur le site Sportstats.

Du côté du 22,2 km, qui partait samedi de Bromont vers le parc des Lions à Knowlton, le coureur Hugo Toupin a terminé le trajet en 1 h 32 min 47 s, soit minutes de moins que le vainqueur de l’an dernier. On observe la même situation chez les femmes : la coureuse Annie Jean, en 1 h 36 min 46 s, a fait mieux d’une quinzaine de minutes que la championne de 2017.

Dimanche, les chronos étaient sensiblement les mêmes que l’année passée sur le 20 km. Du côté masculin, le coureur expérimenté Baghdad Rachem a terminé l’épreuve en 1 h 8 min 5 s. Chez les femmes, Annie Laperle s’est rendu à la ligne d’arrivée en 1 h 23 min 5 s. On comptait près de 200 inscriptions de moins pour l’épreuve. 

« On a eu beaucoup moins de blessures et de malaises cette année, se réjouit Éric Fleury. Les gens respectent leurs limites et c’est une bonne nouvelle dans un événement familial comme le Tour du lac Brome. »