Andrew Ranger et son père Robert il y a quelques années. «J’ai tellement, tellement de beaux souvenirs des années passées à suivre mon père partout», explique Andrew.

Un père, une idole

Andrew Ranger l’avoue : il est fébrile. Vendredi soir, voyez-vous, il sera aux premières loges alors que son père Robert sera intronisé au Mémorial de la terre battue, à l’Autodrome Granby.

« Si je fais ce que je fais aujourd’hui, si je gagne ma vie en conduisant une voiture de course, c’est en grande partie grâce à mon père, qui m’a transmis sa passion, explique Andrew. Papa, c’est une idole pour moi. Il mérite tellement l’honneur qu’on s’apprête à lui rendre. »

Évidemment, il y a les statistiques. Et c’est grâce aux championnats et aux grandes victoires qu’il a remportées que Robert Ranger a mérité sa place au Mémorial. Mais pour son fils, il y a beaucoup plus.

« J’ai tellement, tellement de beaux souvenirs des années passées à suivre mon père partout. Je n’oublierai jamais les moments passés à Syracuse, à la Super DIRT Week, où papa connaissait tout le monde et où nous étions reçus comme des rois. Et toutes ces soirées à l’Autodrome, à Drummondville et partout où il m’amenait. J’aimais tellement ça que, lorsque je ne pouvais pas y aller, je prenais ça comme une punition ! »

Et ce sont tous ces souvenirs-là qui seront ressassés, vendredi à l’Autodrome, alors qu’on rendra hommage à Robert Ranger. Selon Andrew, il devrait y avoir une cinquantaine de membres de la grande famille Ranger sur place.

« C’est la première fois que je vais assister à une soirée d’intronisation du Mémorial. Je ne sais trop à quoi m’attendre, mais je sais que Dave Paryzo et Anthony Marcotte (les fondateurs du Mémorial) sont des professionnels et je suis convaincu que mon père va vivre des moments très spéciaux. »

De son père, le pilote, il garde les souvenirs d’un gentleman en piste.

« Papa n’était pas ce qu’on appelle un pilote agressif. Quand il n’avait pas une bonne voiture, il jouait safe, comme on dit, il ne poussait pas pour rien. Je me souviens aussi qu’il virait toujours au large. Il avait du talent et ce n’est pas pour rien qu’il est honoré aujourd’hui. »

Andrew se rappelle enfin que son père était très fier.

« Il fallait toujours que sa voiture et que ses équipements soient impeccables. C’était important pour lui. »

Son plus grand fan

Si Robert Ranger est une idole pour son fils, Andrew Ranger peut depuis toujours compter sur l’appui indéfectible de son père, qui est son plus grand fan.

« Papa m’a beaucoup aidé à progresser et à monter. Il m’a longtemps suivi partout où je courrais, mais il se contente aujourd’hui d’assister à mes courses présentées au Québec. Écoute, il a passé une partie de sa vie aux courses toutes les fins de semaine. Je ne lui en voudrai surtout pas de prendre un peu de temps pour lui… »

Oui, Andrew a hâte qu’on célèbre la carrière de son père, qui a conduit la voiture numéro 27 avant lui.

« Il le mérite tellement », répète-t-il.