Foi d'Éric Lacroix, les joueurs du Storm du Nevada, malgré leur défaite de jeudi, sont heureux de jouer au hockey au Québec.

Un nom, trois générations

Le Storm du Nevada fait partie des équipes qui suscitent la curiosité au 47e Tournoi de hockey international bantam de Granby. En soit, une équipe du Nevada qui débarque à Granby, c'est particulier. Et ça devient doublement intéressant quand elle est dirigée par un ancien de la Ligue nationale.
« Les gens nous regardent effectivement de façon particulière ! rigolait l'entraîneur Éric Lacroix jeudi après-midi. Mais on n'est pas des extra-terrestres, on vient juste du chaud ! »
De 1994 à 2001, Lacroix a disputé 472 matchs dans la Ligue nationale avec le Colorado, les Rangers de New York, Los Angeles, Ottawa et Toronto. À défaut d'être une vedette, il a obtenu trois saisons d'une trentaine de points.
Lacroix a joué dans la grande ligue, mais il est aussi le fils de Pierre Lacroix, l'ancien directeur général des Nordiques puis de l'Avalanche. Et celui qui a aussi été un agent de joueurs très influent a assisté à la défaite de 7-0 du Storm face aux Voltigeurs de Drummondville en classe AA jeudi.
Max Lacroix a entamé le match devant le filet du Storm. Vous l'aurez deviné, le garçon est le fils d'Éric et le petit-fils de Pierre. Ce sont trois générations de Lacroix qui se retrouvent chez nous.
« Moi, je suis maintenant grand-papa à temps plein, a mentionné Pierre Lacroix, assis juste en haut du banc du Storm. Je suis mon petit-fils un peu partout et je suis toujours là quand il vient au Québec. »
Le jeune Lacroix a participé au Tournoi pee-wee de Québec en 2015 et en 2016, toujours avec une équipe du Nevada. Il faut dire que Pierre et son épouse Colombe de même que leurs fils Éric et Martin sont tous installés à Las Vegas.
« Quand j'ai quitté Denver, j'ai demandé à ma femme où est-ce qu'elle nous verrait prendre notre retraite, a repris Pierre Lacroix, maintenant âgé de 68 ans. Elle a regardé ça et elle m'a parlé de Vegas. J'ai dit : "OK, ça me va mon amour ! " Il fait toujours beau, il fait toujours chaud, c'est agréable... »
Les Lacroix sont arrivés en ville mercredi. L'ancien homme de hockey se rappelait d'avoir assisté à des matchs de la LHJMQ de Patrick Roy et de Pierre Turgeon, ses clients alors qu'il était agent, à l'aréna de Granby.
« On vit aux États-Unis, mais une partie de notre coeur est resté ici. On aime toujours revenir au Québec. Là, on va aller manger chez Ben La Bédaine. »
Le hockey au Nevada
Le hockey au Nevada, avouera Éric Lacroix, c'est autre chose. Dans tout l'État, il n'y a que deux glaces. Et puisqu'il n'y a pas assez de joueurs, le Storm ne joue pas à l'intérieur d'une ligue, il enfile plus tôt les tournois les uns après les autres. À Phoenix, à Denver, à Salt Lake City, en Californie...
« On joue trois fins de semaine sur quatre, toujours à l'extérieur, a expliqué l'entraîneur. Avec l'arrivée d'une équipe de la Ligue nationale la saison prochaine, la popularité du hockey va augmenter chez les jeunes, c'est clair. Je l'ai vécu à Denver à l'époque. On a un beau sport à vendre. »
Et foi d'Éric Lacroix, les joueurs du Storm, malgré leur défaite de jeudi, sont heureux de jouer au hockey au Québec.
« C'est un vrai pays de hockey, il fait froid, ça les excite. Pour eux, c'est une expérience absolument formidable ! »