Ross Lemke estime que ses joueurs devront éviter « ces erreurs qui nous font souvent mal ».

«Un gros pas en avant» pour les Astérix

Ross Lemke avait un objectif pour ses Astérix de Jean-Jacques-Bertrand lorsque la saison a débuté. Il voulait que sa troupe progresse et qu’elle atteigne les séries éliminatoires. Clairement, il peut être satisfait aujourd’hui.

Vendredi soir, au terrain qui porte le nom de ce vétéran du football scolaire, les Astérix affronteront les Broncos de l’école secondaire Baie-Saint-François de Valleyfield en ronde quart de finale de la Ligue de la Montérégie, division juvénile D3. Les deux équipes ont conclu le calendrier régulier avec une fiche de cinq victoires et trois défaites.

« Nous avons fait un gros pas en avant, explique Lemke. Nous avons remporté deux victoires de plus que la saison dernière, notamment grâce à l’implication de nos jeunes, qui étaient dédiés à la cause. On va maintenant essayer de poursuivre notre chemin le plus longtemps possible... »

Pour l’emporter face aux Broncos, les Astérix devront avoir du succès avec leur jeu aérien et « éviter ces erreurs qui nous font souvent mal », soutient l’entraîneur.

« Trop souvent, on s’est compliqué la vie en échappant le ballon, en causant des hors-jeu, etc. Il ne faut pas être nos pires ennemis. »

Lemke a ensuite eu de bons mots pour son quart-arrière Antoine Riberdy et son receveur de passes Philippe Rodrigue, qui ont mené l’attaque des Astérix cette saison, ainsi que pour Benjamin Bellefroid, qui a accompli du gros boulot en défensive.

« Le football est un sport d’équipe, mais qu’on le veuille ou non, il y a toujours des gars qui ressortent. »

Les Gouverneurs de Massey-Vanier ont quant à eux ramené une fiche de cinq victoires, deux défaites et un verdict nul. En vertu de leur deuxième place au classement, ils ont obtenu un laissez-passer pour le premier tour des séries.

Garder le fort

Les Astérix de Jean-Jacques-Bertrand ont bâti une véritable tradition en football scolaire. En fait, ça fait plus de 40 ans qu’on joue au football à Farnham. Et les Astérix ont remporté plusieurs fois le Bol d’Or. Alors que le football scolaire québécois semble en perte de vitesse, on garde le fort à Jean-Jacques-Bertand.

« Malgré notre petit bassin de joueurs, malgré que les jeunes sont énormément plus sollicités qu’il n’y a pas si longtemps, malgré que les gens ont peur des commotions cérébrales, on a
40 joueurs dans notre équipe, souligne Ross Lemke. Quand vient le temps de faire du recrutement, on ratisse les couloirs de l’école de long en large, croyez-moi. Mais on est encore là. »

Les Astérix ont cependant dû faire des choix. Depuis 2016, ils évoluent en division D3 et ils ne peuvent plus participer au Bol d’Or.

« On affronte maintenant des écoles qui nous ressemblent davantage. À un moment donné, il a fallu s’ajuster. »

Et à 72 ans, Lemke s’ajuste à une nouvelle génération. Sa passion semble toutefois intacte.

« Je ne compte même plus le nombre d’années que je suis ici. Mais j’aime encore les kids et j’aime encore mon sport... », termine-t-il.