« Il y aura des décisions importantes à prendre avant longtemps et je dois bien jouer afin de m’ouvrir toutes les portes », explique Mathilde Denicourt.

Un été crucial pour Mathilde Denicourt

Sans vouloir se mettre trop de pression sur les épaules, Mathilde Denicourt affirme qu’elle entame une période déterminante pour sa carrière de golfeuse.

« C’est un été important, très important, a dit la Césairoise jeudi après-midi après avoir complété sa deuxième ronde à l’Invitation Bromont, présentée au Golf Château-Bromont. Et l’été qui va suivre, je le sais, sera crucial également. Il y aura des décisions importantes à prendre avant longtemps et je dois bien jouer afin de m’ouvrir toutes les portes. »

Jeudi, Mathilde a ramené une carte de 80, sept coups au-dessus de la normale, après avoir joué 78 la veille. Son total de 158 la place au 12e rang, 17 coups derrière la meneuse au cumulatif, l’Américaine Brooke Baker, une professionnelle.

« Ça n’a pas été une très belle journée. L’idée, c’est d’oublier ça le plus vite possible et de terminer le tournoi en force avec une bonne dernière ronde. »

Lent départ
Mathilde Denicourt est un autre de nos beaux espoirs en golf féminin. Au cours des prochains mois, elle va enchaîner les tournois les uns après les autres, elle qui va jouer ici et là au Québec, en Colombie-Britannique (championnat canadien junior) et même en Iowa.

« Je n’ai pas connu un début de saison à mon goût, a-t-elle avoué. Avec l’école à temps plein en semaine [elle vient de terminer son quatrième secondaire au Verbe Divin] et les tournois le week-end, ça ne laisse pas beaucoup de temps pour pratiquer. Là, mon horaire va se libérer et j’aurai tout le temps dont j’ai besoin sur le terrain. »

Mathilde, qui est associée au club Pinegrove de Saint-Jean-sur-Richelieu depuis l’an dernier, n’a jamais caché son intérêt pour les universités américaines. Déjà, certaines institutions ont commencé à lui faire de l’œil.

« Ça prend un bon programme de golf, mais l’encadrement scolaire est tout aussi important. Puisque je réussis plutôt bien à l’école, je vais être sélective… si bien sûr je choisis cette option. Mais je n’écarte pas nos universités non plus. On verra. »

Le golf, on le sait, prend beaucoup de place au sein de la famille Denicourt. Le grand frère de Mathilde, Jean-Philippe, est aussi un bel espoir.

« J’ai commencé à jouer à l’âge de cinq ans, a rappelé Mathilde, qui est aujourd'hui âgée de 16 ans. Ça commence à faire un bout, mais j’ai encore énormément de plaisir sur le terrain. C’est tellement un beau sport. Pas facile, mais beau ! »

LAPIERRE-OUELLET RETROUVE LE SOURIRE

Camille Lapierre-Ouellet était déçue après avoir ramené une carte de 84 lors de la première ronde de l’Invitation Bromont. Mais jeudi, elle avait retrouvé le sourire après avoir joué 74.

« Aujourd’hui, tout a été une question d’attitude, a-t-elle expliqué. J’étais plus calme, plus détendue et je suis arrivée sur le terrain en voulant simplement m’amuser. Ça a bien fonctionné. »

Après deux rondes, la Granbyenne est 12e, à égalité notamment avec Mathilde Denicourt.

« Maintenant, je veux finir le tournoi en beauté », a-t-elle conclu. Michel Tassé