Marius Lacasse et coach Mike Morin entretiennent une amitié de longue date.

Un dernier tour de piste pour coach Mike ?

CHRONIQUE / Coach Mike Morin serait-il au bout du rouleau... en tant qu’entraîneur ? Bien que le cœur y soit encore, on le sent un peu usé après toutes ces années consacrées à la course et à l’entraînement des adeptes de ce sport. On dirait même que cette fatigue est davantage mentale que physique... L’homme de 61 ans aurait pourtant toutes les raisons du monde de se la couler douce, lui qui est retraité du monde de l’enseignement depuis 2015. Michel « Mike » Morin a enseigné au secondaire pendant plus d’une trentaine d’années. Cette qualité nommée « don de soi », il l’a d’ailleurs souvent démontrée aux adolescents.

Même s’il m’a demandé, lors d’une première rencontre avant l’entrevue menant à cette chronique, de mettre davantage la lumière sur les coureurs associés à son entreprise (Fartlek Action) que sur lui, je n’ai pu m’en empêcher : le personnage est trop fascinant !

Parmi toutes les personnes qui ont gravité autour de lui au fil des années, plusieurs lui sont restées fidèles. C’est le cas de son ami Marius Lacasse. Mike Morin l’a rencontré alors que les deux étaient en plein cœur de leur adolescence.

« Mike, c’est comme mon idole ! », lance Lacasse, 59 ans.

« Il court depuis environ 45 ans, et ce, malgré trois chirurgies cardiaques. Faut le faire ! »

« Si je descends à Granby de trois à quatre fois par année, c’est pour voir ma parenté, mais aussi en grande partie pour m’entraîner avec Mike », raconte celui qui habite la région de l’Outaouais, où il travaille comme fonctionnaire pour le gouvernement fédéral.

« Là-bas, je suis un peu seul pour m’entraîner. Quand je viens à Granby, je sais que Mike va me pousser. Il me connaît tellement, et non seulement comme individu. Il sait exactement où sont mes limites. »

D’ailleurs, et il l’avoue lui-même, Marius Lacasse n’a pas le profil d’un coureur. C’est en courant avec coach Mike qu’il a pris goût à la course et qu’il a su développer ses aptitudes en tant qu’ultra-marathonien. « J’ai toujours pensé que de s’entraîner pour un ultra-marathon était beaucoup moins difficile que pour un marathon, explique-t-il. Si on court pendant 15 minutes, on peut marcher pendant deux autres en moyenne... »

Mais comme l’illustre Mike Morin, l’ultra-marathon se compare à de la méditation profonde. C’est une sorte de confrontation avec soi-même. Le même genre de défi auquel le principal intéressé sera peut-être confronté quand il laissera les guides de son entreprise. Son bébé. 

Évidemment, on ne pouvait pas conclure une conversation avec Mike Morin sans parler d’éducation. Quand je lui ai demandé ce qu’il pensait de la nouvelle réorganisation des écoles secondaires à Granby, la question n’était pas encore terminée que la réponse arrivait déjà ! 

« Je pourrais te dire bien des choses, mais je me mettrais dans le trouble inutilement. Disons simplement que l’Envolée aurait dû être désignée comme étant l’école qui dessert la clientèle sportive. Ça aurait été si simple ! Elle est située à proximité de l’aréna, du stade et du nouveau centre aquatique. Que veux-tu demander de plus ? On semble toujours vouloir se compliquer la vie, à la commission scolaire, alors que dans bien des situations, ça pourrait être tellement plus simple... »

Patrice Bosch

ON EN JASE AUTOUR D’UN BON CIGARE

Pour commencer cette rubrique, allons-y d’un petit commentaire sur le départ de Patrice Bosch, qui cumulait les fonctions de directeur général et d’entraîneur-chef des Inouk. On ne peut nier le fait que le président, Marco Bernard, et ses acolytes perdent un bon homme de hockey. Par contre, je me dis deux choses. D’abord, depuis que Wayne Gretzky a été échangé, vous serez d’accord avec le fait que tout le monde est remplaçable dans une équipe de hockey, et ce, peu importe sa fonction à l’intérieur de l’organisation. 

Deuxièmement, il serait bon, à mon avis, que la formation granbyenne profite de la situation pour apporter des idées nouvelles au niveau de ses opérations hockey. Elle qui nous a habitués à connaître de beaux succès en saison régulière depuis cinq ans, sans jamais passer proche d’atteindre la terre promise en surtaxant ses joueurs dominants lors des derniers matchs en séries. Inutile de vous mentionner que je souhaite la meilleure des chances à mon ami Bosch, qui s’apprête à prendre le pari de sa vie. Il quitte une excellente sécurité d’emploi au sein de la compagnie Énergir et un bon travail d’appoint comme dirigeant des Inouk pour s’envoler vers l’Europe. Surtout en sachant que plusieurs propriétaires d’équipes évoluant dans le Vieux Continent sont loin d’être reconnus pour leur patience…

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Si la semaine dernière je vous parlais de son fils, l’occasion était trop belle, cette semaine, pour ne pas souligner l’implication de mon ami Benoît Désautels, inspecteur-chef à la surveillance du territoire et des relations communautaires au Service de police de Granby, qui est aussi l’un des organisateurs du repas-bénéfice « S’engager pour une bonne cause », qui se tiendra le 18 juin prochain au restaurant St-Hubert de Granby. L’événement remplace le traditionnel Ordina-Cœur. Il sera donc possible pour les convives intéressés de se procurer un choix du rôtisseur (cuisse ou poitrine incluant un café ou une liqueur ainsi qu’un dessert) en salle à manger pour la modique somme de 15 $. Vous pourrez jouir du même privilège en livraison, mais en commandant au moins six repas. Il faut toutefois préciser à la personne responsable, l’adresse et l’heure de livraison désirée. Les sommes amassées seront remises à la Fondation Ordina-Cœur de même qu’au Centre de prévention du suicide de la Haute-Yamaska. Vous pourrez vous procurer des billets en contactant la Rôtisserie St-Hubert de Granby au 450-378-4656 ou en vous référant à un membre du personnel du Service de police de Granby.

 Lisa Lussier

On s’entend, personne n’aime aller chez le dentiste, mis à part peut-être les dentistes eux-mêmes. Par contre, lors d’une récente visite au Centre dentaire Giroux & Normandeau (rue Dufferin à Granby), j’ai fait la rencontre d’une jeune dame dont la gentillesse m’a grandement aidé à faire tomber cette perception. Il s’agit de l’hygiéniste Lisa Lussier qui, en plus d’être passionnée par son métier, possède un sourire contagieux. Cela m’a permis de passer une heure, disons-le, agréable.