Peter Polansky l’a emporté en deux manches face au Japonais Yusuke Takahashi­ ­dans le cadre d’un affrontement qui n’a même pas duré une heure.

Un départ en douceur pour Polansky

Peter Polansky ne s’est pas tué à l’ouvrage, mardi après-midi sur le court central, alors qu’il effectuait sa rentrée au 23e Challenger Banque Nationale de tennis.

Face au Japonais Yusuke Takahashi, Polansky l’a emporté en des manches de 6-4 et 6-1 dans le cadre d’un affrontement qui n’a même pas duré une heure. Après avoir installé son jeu, le troisième favori et 134e joueur mondial n’a pas eu de mal à s’imposer.

« Ça a été un bon premier match, a expliqué le Torontois, finaliste à Granby il y a un an. À défaut de jouer mon meilleur tennis, j’ai été agressif, j’étais en contrôle de la situation. J’ai dû m’ajuster à une surface plus rapide que celles de Winnipeg et de Gatineau, mais ça s’est plutôt bien passé. »

Polansky a bien servi et il a été solide sur la ligne de fond, son terrain de jeu à lui. Et il a limité les erreurs.

« La foule a été extraordinaire, a-t-il repris. Il faisait chaud, mais les gens étaient là et ils ne ménageaient pas les encouragements. Je le répète tous les ans, mais c’est agréable de jouer ici. »

Au Challenger de Winnipeg, Polansky a été éliminé au deuxième tour. À celui de Gatineau, il a atteint les quarts de finale. Et selon ce qu’on a vu mardi, il n’est pas venu ici en touriste.

« J’ai fait la finale l’an passé et j’ai gagné trois fois en double (en 2008, 2013 et 2015) au fil des ans ici. C’est sûr que je veux gagner en simple, mais la meilleure approche demeure celle d’y aller match par match. C’est toujours celle qui me rapporte le plus, en tout cas. »

Schnur l’emporte
Tout juste avant, Brayden Schnur avait aussi accédé au deuxième tour, lui qui a disposé de l’Anglais Liam Brody, tout de même cinquième favori, en des sets identiques de 6-4. L’Ontarien, demi-finaliste l’an dernier, a joué du bon tennis.

« Je suis très satisfait, a souligné son entraîneur Frédéric Niemeyer, quatre fois demi-finaliste à Granby. Après avoir connu une bonne saison sur gazon, il a perdu dès le départ à Winnipeg et à Gatineau et je veux qu’il reprenne confiance. C’est bien parti. »

La veille, Niemeyer avait aussi vu son autre protégé, Filip Peliwo, passer au deuxième tour. Il a l’impression que Schnur et Peliwo pourraient connaître du succès chez nous cette semaine.

Détenteur d’un laissez-passer, le Britano-Colombien Benjamin Sigouin s’est quant à lui incliné devant l’Autrichien Lucas Miedler, un qualifié, par 6-3, 2-6 et 6-4.

Affecté par la chaleur et l’humidité, Sigouin, un des beaux espoirs du tennis canadien, s’est effondré au cours de la troisième manche et a vomi. Mais il a insisté pour continuer à jouer.