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Plusieurs jeunes athlètes de la région seront vraisemblablement privés d’une dernière participation aux Jeux du Québec.
Plusieurs jeunes athlètes de la région seront vraisemblablement privés d’une dernière participation aux Jeux du Québec.

Un autre été sans Jeux: «On ne peut pas blâmer Sports Québec»

Jonathan Gagnon
Jonathan Gagnon
La Voix de l'Est
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Même si le gouvernement Legault a ouvert la porte à un retour prochain de la compétition, il semble bien que les Jeux du Québec n’auront pas lieu cet été. Bien que déçue, la chef de mission de la délégation Richelieu-Yamaska estime que la logique doit tout de même prévaloir en temps de pandémie.

Déjà reportée l’an dernier, la 55e finale provinciale devait être présentée à Laval du 23 au 31 juillet. Aucune annonce officielle n’a été effectuée, mais le directeur général par intérim de Sports Québec, Luc Fournier, a reconnu lors d’une récente entrevue avec Le Droit qu’« aucun signe ne permet de croire que nous pourrons tenir des Jeux du Québec ».

Reste à voir si cette mouture sera reportée de nouveau, ce qui occasionnerait deux finales en 2022, ou tout simplement annulée.

Les responsables de Richelieu-Yamaska ont dû composer avec une certaine vague de mécontentement après la diffusion de ces informations. En tant que chef de mission, Diane Gosselin tient à faire la part des choses.

« Tout le monde est déçu, mais il faut comprendre la complexité qui vient avec l’organisation de ce genre d’événements, notamment pour les transports ou l’hébergement. S’il avait fallu appliquer la distanciation sociale puisqu’on ne forme pas une bulle étanche, ça aurait été extrêmement difficile à gérer », a souligné la Waterloise en conservation téléphonique avec La Voix de l’Est.

« Il y a aussi la question des bénévoles, qui pourraient être craintifs et décider de ne pas revenir. On ne peut pas blâmer Sports Québec ou le comité organisateur de prendre une décision aussi difficile. »

La chef de mission de Richelieu-Yamaska, Diane Gosselin

Une situation cruelle

Mme Gosselin reconnaît tout de même que la situation est cruelle pour notre relève sportive.

« On sait que les jeunes ont besoin de leurs sports. Ils peuvent maintenir leur condition physique, mais ils s’ennuient de leurs équipes et des entraînements plus techniques. (...) L’aspect social est aussi très important pour eux », a-t-elle mentionné.

« De façon générale, les gens sont marqués positivement par les Jeux du Québec. Ce sont des souvenirs qui restent pour toujours. »

Les Jeux sont ouverts aux athlètes de 12 à 17 ans, mais la plupart des disciplines visent un segment plus restreint. Les grands perdants seront donc nombreux.

« On peut prendre l’exemple des plus vieux en athlétisme ou en volleyball. C'est certain que les critères d'admissibilités ne seront pas modifiés pour leur donner une autre chance. Pour eux, c’est assurément une occasion manquée», a expliqué Mme Gosselin, qui oeuvre comme conseillère au sein de l’organisme Loisir et Sport Montérégie.

Le bassin de Richelieu-Yamaska englobe tout le territoire desservi par La Voix de l’Est, mais aussi de grandes villes de la Montérégie telles que Beloeil, Saint-Hyacinthe et Sorel-Tracy. Avec une récolte de 9 médailles, la délégation avait terminé au 8e rang du « classement drapeau » lors des derniers Jeux d’été en 2018.